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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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z66 LA DIOPTIUQVE OCVLAIRE,

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CHAPITRE III.

Seconde maniéré , plus exquise , pour polir les verres de ï Oculaire *

d la main libre , O- coulante .

O v r. polir excellemment , 8c parfaitement conserver teforme sphérique, que nous avons donnée aux verres obje-ctifs, des grands Oculaires ; il faut necessairement, que ce soitdans la propre forme, où ils ont esté travaillez, 8c adoucis. Etquoy.qu’en la maniéré précédente, nous ayons poly le verre,dans fa propre forme, elle n’y aneantmoins rien contribuéimmediatement, pour ce respect, qu’une autre forme, ( nonde plus grande, mais d’un peu moindre fphere , ) n’eustfait le mefme égale-ment bien : puis que a esté le verre mefme déja spheriquement formé, quiy a fait immediatement son empreinte, 8c son propre poliffoir. Pour íe polirdonc , en cette seconde, 8c plus excellente maniéré ; la forme ou l'on a adou-cy le verre , estant bien nettement lavée, Sc essuyée; l’on preparera une de-mie fueil le de papier , ( qui ait les qualitez que j’ay spécifiées , fur Ja fin duChapitre 7 » de la Section precedente:$8cla mettantpremierement , fur unetable bien droite, 8c unie, on la razerançxactement par tout, des deux costez,avec un coûteau bien trenchant, pour en oster toutes les inégalitez ; Sc mef-nie souvent, des petits graviers, qui s’y trouvent, 8c qui pourroient gaster leverre. Cela fait, l’on baignera ce papier dans l’eau nette, 8c l’en tirant dou-cement, on le mettra essuyer dans un linge blanc, que l'on redoublera pardessus, le pressant legerementde la main : 8c tandisqu’il s’essuyera à demy »-l’on passera par un linge double bien net, un peu décollé, de fleur de farine,que l’on aura fort éclaircie avec de l’eau ,afin qu’elle fasse moins de corps; delaquelle l’on enduira bien délicatement, 8c également, la superficie de la for-me ; car le moins qu’d y en aura , ( pourveu qu’il y en ait par tout, ) fera lemeilleur. L’on y appliquera maintenant le papier humecté , l’y laissant tom-ber peu, à peu, par le devant de la forme, en sorte qu’il ne s’y enferme pointde vent. En suite , l’on pressera doucement le papier, avec Ja paume de lamain, commençant au milieu, 8c tirant tout à l’entour du centre, jusques à tecirconférence; pour y faire bien attacher le papier , 8c en faire doucementécouler les vents, qui s’y seroieht pû enfermer : ce qu’il ne íè faut pas con-tenter , de faire une feule fois ; mais le reïterer-' trois, ou quatre fois, pendantque le papier seichera ; estant de conséquence qu’il soit bien attaché , par tout,8c bien également, sur la forme : ainsi on le laissera achever de seicher dou-cement en lieu clos, 8c obscur, excepté dans l’hyver, que le Soleil estant f° ! -ble, ne le fait pas bander, 8c détacher de dessus la forme, en le seichant.papier estant bien sec , l’on y repassera legerement par tout le trenchant ducouteau ; pour reconnoistre s’il n’a point contracté quelque grain, ou íàletenuisible. Et la forme estant bien solidement établie , en lieu propre , 8chauteur convenable,afin de n’estre contraint,dans le travail.Pour y perfection-ner maintenant la concavité spherique du papier, l’on y passera un verre d 6 "

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