T R. O ISI E'ME PARTIE: 7 3S7;
preuve, bizelé fort droit, Sedans une tres-petite forme, 6 c travaillé fpheri-ctuement, mais rudement avec du premier grez , & feulement à dessein gros-sièrement atteint , danslamefme forme, que l’on prepare pour polir. Cariebizeau couppant de ce verre, 5e son travail tres-rude, serviront pour agréer, Screctifier parfaitement le papier dans la forme, Sc pour l'égaler exactement d'é-paisseur, suivant fa propre figurefpherique : en raclant par son mouvement,routes les inégalitez du papier, que la colle y âuroit pu causer. L’on peut enco-í.re, f au lieu de ce verre rudement travaillé , ) faire le mesme avec une platined’acier,de deux pouces, environ de diamètre, bien rondement tournée’, cou-
pante vivement à angles droits fur fa circonférence ; puis trempée avec peu derecuit. L t on la montera à cet effet,fur une molette, à la façon d'un verre ; pluscette platine fera pesante, plus elle fera propre à rectifier le papier, selon la for-me fpherique, dans laquelle il est collé ; pour polir en fuite le verre tres- exacte-ment dessus, en la maniéré suivante. Ce papier estant exactement préparé !dans la forme, j’on y raclera doucement dutripoly , non fur toute fa superficie, imais fur une largeur en son miiieu, qui excede un peu, celle du verre que l’onveut polir; le pressant en fuite legerement du doigt , en l’étendant furtoúte ,cette espace ,aflèz également, mais legerement; carie moins qu’il y en pour-ra avoir, pourveu qu’il y en ait, fera le meilleur :Sc la forme en cette maniéré *fera entierement preparée, pour polir le verre.
La conduite du verre fur la forme, en cette seconde maniéré de le polir ; nedifféré en rien de la premiere, que j’ay exposée. Car y ayant de mefnìe passéle verre d’épreuve, Sc reconnu par son moyen , que la forme est entièrementexempte des rencontres, qui pourroient gaíter le bon verre ; on l’y mettra enfuite, fans appréhension : premièrement d’abùrd , proche de la circonférence ,en la partie inférieure de la forme ; pour le pousser en avant, vers l’autre ex-trémité opposée ; puis, le retirer á foy, Sc ainsi consécutivement. Observant,de tourner aussi toujours la molette, à chaque fois, un peu, entre les mains*& de droit à gauche, Sc d’appuyer fortement les doigts,fur la doucine de la mo-lette, en l’avançant Sc retirant toujours fur une mefme espace de ia forme, fans|a changer, si l’on n’y est contraint par quelque accident. L’on doit aussi tou-jours conduire la molette, bien droitement à plomb, fur la forme ; fans l’incli-ner aucunement : car outre que l’on gasteroit la forme du verre , l’on feroit en-core que son bizeau, coupperoit ,& emporteroit le papier de dessus la forme.L’on ne doit point changer le tripòly, ou le renouées lêr, si l’on n’y est inévita-blement obligé : car plus il fera travaillé, plus le poly sera vif. Ictus aussi la mo-lette sera pesante, plus le poly fera égal ; Sc le verre régulier, Sc parfait. - Orctuoy.que l’Artisteintelligent,fepustsuffisamment conduire , parles préce-ptes que je luy ay donnez ; devant estre neantmoins tres-,curieux, de l’excel-lencedefon travail : je luy donne encore au Chapitre suivant, pour sa parfaitedirection,