Buch 
La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
Entstehung
Seite
384
JPEG-Download
 

3 Î4r LA DIOPTRIQJE OCVLAIRE,

CHAPITRE II.

Construction d'une Machine fìmple , de mouvement circulaire 3 Jansretour ; qui reçoit neantmoins timpulfìon du pied : laissant les deuxmains libres ; pour le travail , par le moyen de laquelle , l’on formeraexcellemment les platines concaves fpheriques ; V en Juite les verresobjectifs , (A- de l'œil , pour b Oculaire Dioptrique.

E s deux machines suivantes , devants produire les mefmeseffets en nostre sujet, par Inapplication quej’y ay faite du tour»que j'ay exposé au Chapitrez, de la Section i. quoy-que jetraitte leur construction séparément en deux Chapitres, pourn’y rien confondre : mon dessein est neantmoins, de ne faireq u'u ne expression continue, de leurs usages. Je fais donc voiren ces deux machines , la platine ,qui forme le verre , hori-zontalement montée, fur l’arbre de nostre topr ; perpendiculairement élevé àîa maniéré de la roué des Lapidaires : mais avec beaucoup d’avantages, queleur roué n’a pas ; Sc qui font neantmoins singulièrement considérables, ennostre sujet. Car le travail des verres de l’Oculaire, demandant une dernie*re précision; Sc une seule main ne suffisant pas, pour bien regler íà conduite,par les machines : il demande conséquemment, les deux mains de l’Artiste, li-bres. C’est-pourquoy ,larouë des Lapidaires, qui laisse toute îa direction dittravail, dune feule main ; emplpyant l’autre , à luy donner le mouvement:ne suffit nullement à nostre dessein , ne pouvant avoir la stabilité , qui y estrequise. Les Lapidaires tafchent de luy suppléer ce défaut, par le moyen d'uninstrument, qu’ils nomment le quadrant ( qu’ils y appliquent; } cet instru-ment , peut à la vérité, aucunement réparer çequi leur manque à Ia feureté deîa main, dans le travail ; considérée Ia nature de leur travail, qui est de petiteétendue de superficie, Sc qui n’a d’examenplus précis, de son excellence, SLde sà perfection -, que Ia simple inspection de l’œil. Mais au respect des ver-res de l’Oculaire, qui font de plus amples superficies, Sc qui ont en l’experien-ce, un censeur de leurs défauts ; incomparablement plus subtil, Sc plus clair-voyant, que l’œil simple : ce quadrant, seroit absolument insuffisant. C’est-pourquoy , j’ay construit ces deux machines ,en forte qu’elles laissent à l’Arti-ste , les deux mains entierement libres; pour supplication Sc pour la condui-te du verre, fur la forme. Etmefme encore, avec cette commodité , qu’elseslaissent toute la superficie de la forme libre, pour le travail : ce que ne fait pasla roué des Lapidaires, empêchée par le soutien de son axe.

TAB.52. L’on void donc en Ia figure de cette machine, le tour abcde, perpendi-culairement, mais tres-folidement appliqué,par le moyen de deux fortes viz f,< 5 , contre l’un de ses montants v g ; la roué M, d’environ trois pieds de diamè-tre , est montée bien droitement fur son axe 1 h ,quarrément coudé en K t;Sc perpendiculairement élevé,dans le milieu des deux traverses x, y ; Sc desdeux montants o , v , de la machine. Dans le montant postérieur o , est m-

fers