z86 LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,
CHAPITRE III.
Consiruction dune seconde machine y pour former fpherìquement les pla-tines , & les (verres de ïOculaire ; avec toute la précision , & exacti-tude pojsible ; par un mouvement a contrepoids , tres-régulier , & Jansretour : laissant tout le corps libre de mouvement , pour la conduitedu verre 3 fur la forme.
E t t e figure,reprefenre une machine simple, que j’ay toû>jours d’autant plus estimée , que facilitant beaucoup le tra-vail des verres ; elle laisse à cet effet, le corps libre de toutmouvement violent : ce qui est singulièrement requis , pourleur parfaite conduite fur la forme. Les roues, &. le contre-poids qui luy donnent l’impulsion , ne íuy servants que depuiflànce motrice , n’alterent en rien la simplicité de fa con-struction : qui ne consiste proprement , qu’en trois pieces 5 c’est-à fçavoir,l’arbre b c, du tour , le montant d h , & le rayon o p , qui porte l'outil. Orj’ay obrais à dessein , l’appuy pour la conduite del’outil, en la figure de lamachine precedente, pour n’eu faire qu’un discours commun , en ce Cha-pitre ; luy adaptant le mesme tres-simple, & tres-commode, de celle-cy.
Cet arbre b c,perpendiculairement élevé, produisant donc les mefmes ef-fets , qu’en la precedente machine -, le montant d h , est de bois de Chefnedefil & fans nœuds -, afin qu’ayant esté une fois parfaitement dressé, il n’altere farectitude. Cet arbre est tres-exactement perpendiculaire , fur la table R; ilporte deux pieces g , & h , de mesme bois, qui entrent juste en queue d'aron--de, dans son épaisseur, à angles droits. Celle du bas h, doitestre fort pro-che du dessus, de la forme a, comme environ de demy pouce ; celle de haut<ì, en doit toujours estre éloignée, d'environ demy pied, plus que la longueurdu demy diamètre, de la íphere, de laquelle l’on veut former la platine ; pourles raisons que j’ay exposées au Chapitre 3 dé la Section x. Et l’on doit remar-quer, que ces deux coulisses g, & H,n’entrentdans le montant dh, qued’u-ne partie de leur épaisseur j l'autre demeurant en égale saillie, fur fa superfi-cie. Celle de dessous h , ne doit pas exceder trois pouces de largeur } la supé-rieure g, en doit avoir six. Je reprcíente icy á dessein cette coulisse íuperieu-re,en la figure séparée 15 où l'oy void ,qu'elle estauss entaillée de la mesmemaniéré ,en queue d’aronde , fur son milieu k , justement à l’équerre ; pourporter vne petite piece coulante l , noyée justement à fleur , ôí feulementdans íà partie saillante, hors de la superficie du montant. Cette petite coulis-se l, doit estre de bois bien dur, comme de buis, ou de cormier : elle doit ex-ceder en longueur, celle de son entaille k , d’environ trois pouces, mais ellen’a aucune saillie sur sa superficie ,y estant tres-justement unie à la réglé. Cet-te coulisse l , est percée bien exactement à l’équerre, tout au travers, fur lemilieu de fa largeur, d’un trou bien rond, Lc égal, d’un tiers de pouce envi-ron de grosseur en diamètre ; pour porter un axe, ou cloud rond m , de mesmegrosseur justement, & à viz en son extrémité 5 mais â teste quarrée. Ce cloud,