TROISIE'ME PARTIE. m
àípeu ,1e mouvement du polissoir ; prenant neantmoins garde , que la conti-nuation de ce mouvement n’échauffe par trop le mastic : c’est-pourquoy, afinde prevenircet accident , qui pourroit aiterer la situation du verre fur fa mo-lette ; l’on fera en forte, d’avoir toujours deux , ou trois verres à polir , enmefme temps 5 afin que les changeant alternativement, l’un refroidisse, pen-dant que l’on travaillera l’autre. L’on observera auísi ,dene changer, ou re-nouveler le tripoly , lors que les verres seront fort avancez , au polir ; maisseulement, de l’humecter , de quelque goutte d’eau de vie, ou de vin ; jusquesàcequ’enfin s’estanttoutà fait doucement seiche, l’on achevera dépolir leverre en quelques tours de poiissoir ,entierement à sec ; qui luy donnerontla derniere, & plus excellente vivacité. Ces verres parfaitement polis,l’Ar-tiste feraaverty détenir lespolissoirs,hors de iapouffiere , 6c tresnettement-afin qu’il ne s’y attache rien qui puisse rayer, ou gaster les verres, lors que l’ons’en voudra servir.
Voila donc trois maniérés, de polir excellemment, les verres objectifs,del’Oculaire, dans leurs propres formes ; assavoir furie papier,fur le bois,Lé fur l’estain. L’on peut de mefme, par chacune de ces maniérés, polir en -core toutes fortes de verres de l’œil, quoy-que de tres-perites sphères j 6c leslentilles mesines du Microscope. Et d’aOitant qu’il n’y a aucune sujétion con-sidérable, en la pratique des deux dernieres j j’explique feulement icy la ma-niéré, d’accommoder le papier , dans les petites formes 5 pour polir ces ver-res, par la premiere. L’on remarquera donc à cet effet , en la Table y*,de la premiere des deux machines precedentes , comme le trait d’une ellipse,divisée en trois parties, marquées 1,2,5 ; qui reprefente le papier préparé,couppé en trois pieces séparées ; 6c chacune recoupée en petites parties, toutá I’entour. La petite forme estant donc Jcgerement, mais bien égalementenduite , de colle de fleur de farine j l’on appliquera fur son milieu , l’une deces pieces de papier marquée z ; laquelle prestant , 6c fléchissait entre fesentailles, suivant la concavité de In formé , .6c y estant à cet effet doucementpressée de la main, s’y accommodera tres-justement ; car faiíànt redoublerfes entailles, les unes, furies autres; elles Rajusteront , de forte que fe trou-vants contigument collées, elles couvriront exactement la superficie conca-ve de la forme ; fans que leur redoublement superflu , s’y attache aucune-ment. C’est-pourquoy, cette piecedu milieu, estant seiche , il faudra adroi-tement coupper, tous les petits redoublements de fes entailles, ( qui font su-perflus, ) avec la pointe d’un couteau bien trenchant. Cela fait, l’on endui-ra de mefme legerement de cette colle, l’une des parties latérales de la for-me-, prenant bien garde, de n’en point mettre fur les bords du papier, déjaappliqué fur son milieu : Lé l’on y appliquera l’une des deux autres pieces dece papier,qui restent * tout contigument, à celle qui est déja posée, la pres-sant de mefme de la main , afin que fes entailles, Raccommodants les unes, furles autres ; ellefasse supplément d’une part, à achever jusques â la circonfé-rence , la concavité fpherique de la forme : Lé cette seconde piece estantbien seiche, l’on couppera les fuperfluitez de fes entailles, comme celles clela precedente. Puis enfin, enduisant de la mefme colle, l’autre partie de laforme, l’on y appliquera son papier, comme les deux autres ; Lé ayant tail-lé fes fuperfluitez, comme celles des deux precedentes : la petite forme ferapreparée à polir les petits verres, qui y auront esté formez ,ëé adoucis. Ob-servant en toutle reste, au regard de ces petites formes } ce que nous avonsobservé cy dessus, au respect des grandes, Léc.
L’on peut encore , appliquer les formes que nous avons coovexées,