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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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3 9 o LA DIOPTRIQVE OCVLAIRE,

Chapitre z. de la Section seconde , ou secondement, furie polissoir de bois,'comme en la 9 . Observation ,auC hapitre 4. de la mesme Section. Ou en-fin sur le polissoir d’estain. Ces trois maniérés font excellentes, pour don-ner le dernier poly, aux verres, fans aucunement altérer leurs formes sphéri-ques ; à quoy leur aide admirablement le mouvement de la forme , qui rend lepoly tres-vif 5 mesme avec le papier, qui le donne à peine, ála main coulan-te , sur le tripoly. Or je n’ajoûte rien á l’usage du polissoir de bois, qui a.toujours un excellent effet, en toutes les maniérés de travailler les verres,commej’ay spécialement fait voir, dans les deux que j’aypremises aux Chapi-tres 3. des deux Sc trois Sections precedentes. Pour le polissoir d’eítain , n’enayant rien dit jusques à maintenant, ( d’autant, qu’il ne s’accommodoicpas â la main coulante ; qui ne peut avoir qu’à grande peine, la véloci-té de mouvement, qu’il demande au travail 5 ) il est uniquement propre , àla maniéré que je traite , qui luy donne le mouvement, conforme â sessetqui en doit resulter: c’est-pourquoy, j’en explique particulièrement icy Tu-íage.

Ces formes, ou polissoirs, doivent donc à cet effet estre d’estain fin ,d’An-^leterre, ou d’Allemagne ; car ce métal a une excellente qualité détersive , LLplus spécialement encore,celtvy d’Angleterre,dequoy, j’ay donné la raison,au Chapitre premier, de la Section premiere. Il doit donc estre tres-pur , Scíàns aucun alliage. Et d’autant, qu’en la maniéré que ce polissoir fort de des-sous l’outil,il n’est pas encore capable dépolir nettement; pour l’y preparer,

( estant déja parfaitement formé, Sc monté fur la machine , dans íà boete*comme lors qu il y a esté travaillé : ) l’on enduira avec un pinceau bien net, tou-te fa superficie, du tripoly que nous avons disposé à cet effet, au Chapitre 7.& ayant mis dessus, un verre fort grossièrement, mais neantmoins, tres.régu-lièrement formé 5 de fa meímesphere : ( tel queceluy, duquel, nous nous som-mes servy dans les 3.. & 4. Chapitres de la Section seconde, pour perfection-ner la concavité du papier, dans la forme ; ) on T y travaillera fortement, SCaffeurément ; le conduisant dessus, en la maniéré exprimée, selon que la figu-re de la forme le demandera; ( c’est-à-dire,par un seul mouvement de la main ,fi ce polissoir n’a point de centre ; ou par les deux,s’il a son centre; comme nousavons expliqué, au commencement de ce mesme Chapitre 5 ) renouvelant sou-vent le tripoly, afin de I’y bien enduire, Sc en bien imprimer íà superficie , ensorte qu’elle ne paroisse plus luisante, ny noire , mais par tout également gri-se , Sc matte. Ainsi le polissoir d’estain, sera parfaitement préparé à polir ; SCdevra toujours estre soigneusement conservé, & couvert, afin qu’aucune or-dure n'y puisse tomber. Pour y travailler maintenant le bon verre, Ton y met-tra dessus de nouveau tripoly, Sc au lieu du gros verre, Ton y passera premiè-rement le verre d’épreuve , pour Tadoucir • Sc reconnoistre qu’il n’y ait pointde rencontre : puis Ton y posera le bon verre, l’y conduisant par les rnesmesmouvements, comme lors que Ton Ta formé. C’est pourquoy , on luy donne-ra d’abord, le mouvement un peu lent, pour luy faire prendre le tripoly ; SCle tournant de mesme peu , â peu , entre les doigts, si le polissoir n’a pointde centre, comme en la premiere, de ces deux machines : mais s’il a son centre,comme en la seconde ; pendant que l’on le tournera de la forte entre les doigts,on le poussera de la circonférence, au centre 5 coulant toujours la main le longdu support H;&on le retirera de mesme alternativement, du centre, ála cir-conférence: continuant de luy donner ces mouvements, par la conduite se c 'cessive de la main Joignant toujours Je support h , qui doit regler , Sc retendses allées & venues, bien également. L’on peut mesme, luy augmenter peu,