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CHAPITRE III.
Réduire pofitivement, à la pratique • laTheorie précédente , oie à nouvellemarner e , <A concaver fpheriquement les verres de t œil } quifervent d t Oculaire Dioptriqne , íAAz premìereefpece .
O v R effectuer mechaniquement , ce que nous avons dé-montré, au Chapitre premier, de cette Section cinquième : ilfaut avoir des cylindres concaves, de cinq , ou six grosseurs,jusques à celle d’un pouce de diamètre inclusivement 5 qui estía largeur des verres concaves, que je donne ordinairementaux Oculaires de *5.8e 30. pieds de longueur : pour leur pou-voir laisser une pente largeur, à l'emour de leur concavité.
Ces cylindres, ne font autres, que des bouts de canons de fer, d'environ huitou dix pouces de longueur, Sc de plusieurs forces de calibres -, qui font toujoursforez, d’égaie grosseur, fur toute leur longueur. Tous ces bouts de canons, -font garnis chacun, de cinq, ou six baguettes de bois assez dur, Se fort exacte-ment tournées, de la grosseur de leurs calibres ; Sc couppées justement à l’é-querre en leursexcrémitez , mais un peu cavées fur le milieu. L’on garniraces baguettes de mastic, fur l’une de leurs extrémitez. II faut de plus, avoirdeux sortes déformés concaves , de la maniéré que je les reprefen te par les fi.gures r, 0. Et cela préparé, nous disposerons maintenant un verre, pour re- '^cevoir la forme fpherique concave, par le moyen de la machine précé-dente.
Soit donc par exemple le canon, ou cylindre concave, qui nous doit ser-vir pour cet effet a b, garny de deux baguettes c , d , semblables à celles quifont marquées z, 1, le verre e, appliqué fur le mastic de fa baguette , est bienarrondy , premierement grossièrement, Sc en approchant, avec la pincette,ouïe grugeoir ; puis exactement, à la largeur du bout de fa baguette e d , Se bi-Zélé des deux costez, dans la petite forme f ou dans une autre encore moin-dre j Sc on l’achevera d’atrondir plus exactement, dans la forme g, fur i’une desmachines precedentes, en forte qu’il ait son bizeau le plus droit, qu’il fe pour-ra- Sc que les deux bizeaux de ses superficies ,íe couppent l’un l’autre , tout àf entour dç fa circonférence. Le verre ainsi préparé, on rajustera fur le masticde fa baguette tres-exactement, comme il paroist en e , Sc à cet effet ayant misla baguette c , avant environ un pouce dans le canon 1, l'on enduira fort légè-rement le reste du dedans du canon d’huyle d’olives, de suif, ou de savon , Scayant de nouveau un peu chauffé le mastic, Sc le verre e, l’on mettra fa baguet-te d z, le verre e, en avant, dans le canon 1, par son extrémité b, l’y enfonçant,îant qu’il rencontre l’excrémité de la baguette c d 5 car pressant promptement,
& assçz fort, ces deux baguettes l’une contre l’autre, dans ce canon , le verrequi fe trouve entre deux, s’ajustera, ôc fe dressera fur son mastic , tres-exacte-ment , Sc mieux de beaucoup, qu’en aucune autre maniéré : mais cela fe doitfaire diligemment , devant que le mastic, se refroidisse. L’on poussera ensuitela baguette d, qui porte.le verre, si avant dans ie canon a b , qu’ayant osté labaguette c, enuerement j le verre paroisse dans l’autre extrémité A,duca.