5*4 LA DIO P T RI QV E OCVLAIRE,
î tre le verre ; lors que l’on appercevra qu’eîle ne travaille plus, ou que trop^ legerement. En quoy , il faudra observer, d’approcher doucement Je som- ,,met de sangle e , parle moyen de la viz k ; à mesure que le verre s’usera : enforte, qu’il soit toujours en fa mesme situation exprimée avec la superficie duverre. Car en cette maniéré, il n’y aura qu’à desserrer la viz d, del’outil, pour lepousser doucement de la main, de fois à autre, contre la superficie du verre ,aussi à mesure, que la pierre secavera quelque peu, en le travaillant :( resser-rant en suite, à chaque fois cette viz d, pour affermir Toutil ; ce que l'usage,enseignera mieux à i’Artiste intelligent,& adroit,que les paroles : ( Car tout cetravail, est tellement subtil ; qu’ilíè fait presque ordinairement, dans l’espacede l’épaisieurd’un cheveu; n'estant question, qued’adoucirle verre , déjatoucformé. ) L’on rectifiera en cette maniéré, la superficie de la pierre, á chaquefois, que l'on en changera pour y en mettre de plus douces. Et trois de-grez , de force de pierre , suffiront, pour conduire le verre au dernier adou-cissement : capable de recevoir en fuite, un excellent poly ; en l’une des troismaniérés que j'ay enseignées , dans les Chapitres 3 . 6 c 4 . de la secon-de Section, de cette Partie Mechanique. J’estime neantmoins , celle quife fait avec le bois doux, Scia potée d’estain , la plus propre , Sc qui s’ac-commode le mieux, à cette maniéré , de travailler les verres de l'Ocu-laire.
Or jenem'arreste pas à enseigner, ny particulariser icy toutes les petitesadresses, qui peuvent faciliter le travail des verres : par cette maniéré uni-verselle. L’Artiste, que je suppose naturellement inventif, 6 c éclairé 5 seles suppléera abondamment. G’est-pourquoy , je neluydis rien non plus,du travail des superficies concaves, des verres objectifs , Ménisques; pourservir aux plus longs Oculaires : ny des platines, ou formes concaves, des plusgrandes sphères, par cette maniéré } pour en travailler puis âpres, les verresobjectifs à la main libre, 8c coulante. Ou meíme, pour rectifier, 6 c polir par.faitement, les grands miroirs sphériques concaves, de métal. Car TArtistevoid bien que les concavitez ípheriques ,s’y font encore plus facilement, queles convexes. Et que, puisque le sommet e , de sangle intérieur g e g ,fait leconvexe : il faut que ce soit réciproquement, le sommet e , du meí-me angle , ( mais extérieur ; ) conduit de la mesme maniéré , 6 c appuyé deses deux costez g , g, extérieurement retournez , 6 c contigûment pressezde leurs ressorts, contre les deux mesmes cylindres g , g ; qui fasse la conca-vité.
Je nem’étends donc pas en un plus long discours, au sujet de la constru-ction , 6 cde Tissage de cette machine : me suffisant, de m’estre rendu intelli-gible, aux doctes Curieux ; ausquels seuls, je la donne. Les autres moinscapables , peuvent penser, que s’ils ont peine à comprendre , ce que j’en aydit>, ils en auroient beaucoup plus à s’en servir. Car elle demande une tres-grande exactitude, en fa construction ; 6 c une sçavante dextérité, en T Artiste ^pour en user avec plaisir, 6 c setisfaction.
Voila succintement , mais sincèrement, mon cher Lecteur ; les manié-rés principales , que j'ay tenues ; dans la mechanique : ( car j’obmets volon-tiers, celles qui ne m’ont pas reiissi) à former , 6 c à polir , toutes sortes deverres convexes, 6 c concaves sphériques ; principalement les objectifs : q utpeuvent servir, à la construction de T Oculaire Dioptrique, en toutes ses es-peces. celles-cy m’ont toutes parfaitement réussi, grâces à Dieu : neant-moins avec la diligence, ôc la patience, quej’y ay apportées ; 6 c mesme avecl’industrie dont j'ay souvent eu besoin pour suppléer en mes inventions , cc