TROISIEME PARTIE. 4*7
âpres les uns dans les autres : pour n occuper ( estants fermez,) que 1 eípao®de la longueur d’un seul. Ce que les figures i. 1. de la Table 60. ( par les*quelles je le reprefente en diverses maniérés, couppé par son axe, pour mon-trer son intérieur : ) font si naïvement voir, qu’il íeroit superflu d’en faireun plus long discours. . . , . cr ,
Or la premiere de ces deux maniérés ,auroiteste íumíante ; h ía matière Ie-cere, Sc conscquemment assez susceptible des diverses impressions de l'air, nela rendoit incommode , r’enflant les tuyaux , dans les temps humides, Sc lesresserrant aú contraire , dans les temps íecs. Ce qui les fait ou trop forts ìtirer ou lasches : ne pouvants en fuite conserver leur rectitude nécessaire. Etpour cette cause, cette maniéré cylindrique, ne satisfaisant pas pleinement,son a creu en éviter les défauts-, faisant tous ces tuyaux particuliers , défor-mé non exactement cylindrique, mais un peu conique. C’est-à-dire , en sor-te qu’estants tres-peu plus larges d’ouverture, d’une extrémité , que de Pau.tre 5 &: pouvants par ce moyen s’emboister facilement les uns, dans les autres }parieur extrémité plus large : ilsn’en puissent sortir , ny se séparer par Pau-tre plus étroite, que difficilement. Car ainsi estants assez vagues , les unsdans les autres, lors qu’ils sont fermez ; ils peuvent tres-facilement puis âpresdire tirez hors les uns des autres , jusques à certaine distance, à laquelle sbtrouvants justes, ils demeurent tres-fermes , Sc font par ce moyen ensem-ble , telle longueur de tuyau que l'on désiré , sans craindre de les tordre , ougaster, en les ferrant, ou en les ouvrant : pourveu que ce ne soit à quelqueîoncrueur beaucoup excedente, celle pour laquelle ce tuyau avoit esté prépa-ré. ° Je laisse maintenant au choix de P Artiste, celle de ces deux maniérés,qui luy agréera davantage. Ce quej’en peux dire, les ayant conférées dansPusage ; cette seconde, est généralement propre, pour toutes les efpeces d'O-culasses : Sc moins incommode que P autre.
Or pour dire quelque chose en peu de mots, de la structure du tuyau del’Oculaire ; on le peut faire de bois de fau , qui fe couppé bien propre-ment enfueilles fort minces, les pliant autour d’un rouleau cylindrique, ouconique, selon P une des deux maniérés précédentes , Sc les recouvrant dedans,& dehors d’un bon parchemin , avec la colle forte : ainsi ils peuvent estrefort Iegers ,n’excedant pas l’épaisseur d’un carton, s’ils sont bien faits. Oules peut neantmoins encore faire de simple papier, ou petit carton de deuxfueilles seulement,pour estre tres -Iegers,Le commodes à porter; Sc mesine suffi,sàmment forts. Le cylindrique n’a aucune sujétion en sa structure, ce cartonfoible couppé de longueur Sc largeur, íe pouvant tres-facilement rouler, sorle moule cylindrique de bois, &coler de colle forte, mais assez claire ; puisbander, Sc serrer fortement d’une bande large, sor son moule, tant qu’il soitsec: &que ce premier tuyau,sans Poster de dessus son rouleau de bois, puisseservir de moule, pour en faire un second } Sc ce second, consécutivement, pouren faire un troisième ; Lcainsi successivement, Sec, Le conique, a plus de sujé-tion ,&demande quelque adresse , en sa structure,n’estant en dépouille qued’un costé. C’est-pourquoy, le premier tuyau estant sec , pour faire le second,dessus ; il faut mettre une épaisseur de papier fur le premier, asin d’y rouler lesecond dessus, car en cette maniéré, ce second estant sec, Sc ayant esté cetteépaisseur de papier; le premier s’y trouvera assez vague , pour en sortir parsa moindre ouverture , jusques aux trois quarts environ de fa longueur, o&il sc pourra tenir ferme , s’y trouvant juste. L’on fera tous les autres, de la-mefme maniéré.
Lesplattes-bandes a, b,ç , ôcc. en çes deux figures, representent les af-