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La dioptrique oculaire ou la théorique, la positive, et la méchanique, de l'oculaire dioptrique en toutes ses espèces / par le père Cherubin d'Orléans
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"418 LA DIOPTRIQVE OCVLÁIRE,

sietes des verres, on les peut faire de bois , rondement tournées;& bien quâi*.rément fur les bords 5 prenant garde de les coller droitement dans les tuyaux',ctfin que les verres que l’on y pose dessus ,ne s’y trouvent obliquement situez 1 :cela estant de conséquence. Ces tuyaux de carton estants faits - on les peu’tnoircir, Sc passer en colle forte bien claire, qui leur servira de ver n y : 8c leuirdonnera encore de la force. *

TVYAV DE L'OCFLAIRE DOVBLE.

L A figure marquée 3. represente f intérieur, du tuyau extérieur, de I’Octf-laire double. L’on y doit premierement remarquer, que ce tuyau ex-térieur , est composé d’egal nombre de tuyaux particuliers ; comme ceux decliacun des deux Oculaires, qui y font enfermez. Et secondement, que ceistuyaux íont montez en la manière qu’ils paroissent, tant pour les longs Oculaires, qui fervent aux objets du Ciel-que pour tous les autres moindres”,qui fervent aux objets dè la terre : c’est à fçavoir les verres objectifs, dansles extrémitez plus étroites, des tuyaux 5, tant intérieurs a,S c b-, qu’exterieuìrr m. Cette disposition des -tuyaux de l’Oculaire double, est favorable , erideux maniérés ; la premiere ,d’autantque la partie plus pesante du tuyau ’,qui est la plus large, estant vers l’œil , charge beaucoup moins son appuy $estant moins distante de l’axe de son mouvement : joint, qu’elleest me finesoulagée , de fa fegle mobile , qui en porte tout le poids. Et secondement »«fautant‘que fa plus grande largeur, couvrànt à l’œil, un grand espace dumilieu ; luy donne lieu dans cette obscurité, de recueillir beaucoup davantage ;la faculté visive : qui fe dïssiperoit dans une plus grande lumière. L’on voidencore en cette mefme figure , les deux tuyaux intérieurs a c , b d , montezdans leur tuyau extérieur -, à telle distance l’uh , de l'autre ; que les axes de lâ.vision qui pénétrent par les centrés de leurs verres, tombent aussi perpendicu-lairement, ou’á angles égauxfuries centres, des pupilles des deux yeux : afístque pasiants en fuite, pat les Centres de leurs humeurs ,ils les pénétrent fans férompre 5 Sc parviennent de mefme perpendiculaires, íurle milieu d u fond de làretine, pour y faire une parfaite vision.

Maintenant, pour assembler, Sc tenir stabîement ces deux tuyaux inté-rieurs, en leur deuë distance exprimée j l’on void que tous les tuyaux parti-culiers , qui composent l’exteneur , estants de figure elliptique , ou ovale:sont foncez en leur plus large extrémité , qui est toujours du costéde l'œil;de quelque figure qu’ils soient, cylindrique, ou conique : comme en g h , 1 K ,Scc. Le seul plus petit l m, l’estant des deux extrémitez en e f, Sc gH.Tous les fonds sont refendus,suivant leur plus grand diamètre , Sc en égalédistance, fur le milieu de leur superficie 5 de largeur chacun , pour recevoir làgrosseur de ses deux tuyaux intérieurs, librement , Sc fans contrainte : Sc dételle longueur que peut requérir leur distance spécifiée, Ces fonds sont débois leger, Sc bien collez chacun dans son tuyau. Les deux tuyaux intérieursa c , b d , estants tirez à la longueur juste , de leurs Oculaires • l’on accom-modera fur chacun de leurs tuyaux particuliers, deux anneaux de bois, tour-nez Sc vuidez bien rondement, d’envirôn un pouce de largeur - } Sc on les cole-zaen sorte chacun fur son tuyau, qu’ils soient distants de deux lignes dessus,Sc dessous, les deux superficies du fond, de leur tuyau extérieur :l’on void feu-lement icy, ceux de dessous ,e f, g h,i k, Sec. fin cl 1 nation, que la projectiondonne à ces fonds, empêchant de voir ceux du dessus. Leur usage , est, q 11 ®chacun de ces fonds du tuyau extérieur, estant enfermé entre deux de ces an-