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de Y aménagement des forêts de l’état et des com-munes s’y conforment nécessairement : ajoutonsqu’en général tout géomètre instruit sentira la né-cessité de s’y conformer de même pour la bonneexécution de son travail particulier. Y. au surplusles mots arpentage, bois communaux, estimation,limites, plan , et la décis. du 10 juillet 1821 , con-cernant l’expédition des plans.
DEUXIÈME SECTION.
Théorie des aménagcmens, ou dissertation sur les
aménagemens considérés sous les rapports phy-sique et économique.
J’ai publié dans les Annales forestières des années1810, 1811 et suivantes, plusieurs mémoires surYaménagement des forêts en général. Je vais lesplacer ici, en y faisant les changemens et additionsqui me paraîtront utiles. Je traiterai au mot ex-ploitation , des opérations qui se rapportent à cetobjet dans notre système ordinaire d’exploitation etdans le système des éclaircies.
Je diviserai cette section en trois parties : lapremière sera consacrée aux différens modes Ya-ménagement; la seconde aura pour objet les futaiesde chêne et dehêtre;la troisième traitera des taillis.
PREMIÈRE PARTIE.
Examen des différens modes d’aménagement.
Chap. I er . Considérations générales.
Je vais , dans cette première partie, passer enrevue les différens modes Yaménagement , rendrecompte des opinions auxquelles ils ont donné lieu,et examiner les résultats de ces aménagemens parrapport aux produits et à la reproduction, et parrapport aux bois de marine.
Ce dernier objet est d’une grande importance , etc’est peut-être parce que d’anciens auteurs de traitésY aménagement ne lui ont pas donné le degré d’at-tention qu’il méritait, qu’on trouve dans leurs ou-vrages des propositions qui ne tendent pas toujoursà opérer l’augmentation de nos ressources en bois demarine. Quelques-uns ont plus visé au maximumdes produits en bois de chauffage et de service or-dinaire, qu’en bois propres à la construction des vais-seaux. D’autres ont même proposé de supprimer lemode d’exploitation qui nous offre le plus de res-sources en ce genre; je veux dire l’exploitation avecréserve de baliveaux sur taillis.
Avant de procéder aux aménagemens , on doitfaire les visites et reconnaissances que nous avonsindiquées plus haut, sous le titre Y 1 Aperçu des opé-rations relatives d l’aménagement. C’est d’après cesreconnaissances, qui ont pour objet de constatertoutes les circonstances locales, qu’on se détermineà adopter tel ou tel aménagement , et c’est à l’aidedes renseignemens qu’elles procurent, qu’on peutfaire l’application des principes sur la matière.
On amenage en taillis les bois où les arbres dé-périssent après 60 ou 70 ans; et on peut aménageren futaie ceux où les arbres profitent jusqu’à 80 ou100 ans et plus.
Chap. II. Des réserves prescrites par l’ordonnance.
Les forêts et bois s’exploitent en futaies pleineset en taillis. Le premier mode , abstraction faite desconsidérations que nous venons d’exposer, a lieusur-tout dans les pays riches en forêts, tels quel’Allemagne et la Russie , et quelques parties de laFrance .
Le mode d’exploitation en taillis est suivi plusparticulièrement dans les états populeux, parce quedans les premiers temps les forêts y ont été moinsménagées, soit par les défrichemens, soit par lesmauvaises exploitations qui ont amené les anciennesfutaies à l’état de taillis , et souvent à l’état defriches. En effet, on remarque par les anciens pro-cès-verbaux de réformation, et notamment par ceuxde M. de Froidour, que les forêts avaient été dé-gradées par les exploitations fréquentes et sans rè-gles , et sur-tout par les exploitations en jardinant.Mais alors le désordre a fait naître l’ordre ; et desréglemens conservateurs , en arrêtant les progrès dela dévastation , ont prescrit des règles sur les coupeset ordonné la réserve d’un certain nombre d’arbrespour assurer les repeuplemens et fournir ensuite lespièces nécessaires aux constructions.
Le dernier de nos réglemens forestiers, qui ren-ferme des dispositions, générales sur cet objet, estcelui de 1669. Il prescrit de réserver dans les boisde l’état 10 arbres par arpent de futaie parmi ceuxde la plus belle venue, et de chêne s’il se peut ; etquant aux taillis , de réserver tous les baliveaux an-ciens et modernes, avec 16 baliveaux par arpentde l’âge du taillis, en permettant néanmoins d’a-battre les réserves qui pourraient empêcher le taillisde pousser.
C’est l’utilité de ces réserves qui a été l’objet d’unecontroverse entre les auteurs forestiers. Je vais entrerdans la discussion, en traitant successivement desfutaies pleines et des taillis.
Chap. III. Desfutaies pleines, et des différentesmanières de les exploiter.
Les futaies pleines s’établissent dans les meil-leurs fonds. Celles qui sont composées de bois àfeuilles, c’est-à-dire, de bois autres que les boisrésineux, s’exploitent dans l’intérieur de la France ,par contenance à tire et aire , et à la réserve de 20baliveaux par hectare, pris parmi ceux de la plusbelle venue, et d’essence de chêne autant que pos-sible. Les âges auxquels il convient de fixer lescoupes , dépendent absolument des localités.
Je vois par les états de la statistique forestière,que les âges auxquels nos futaies sont aménagéesvarient depuis 80 ans jusqu'à 200 et 25 o ans. Maisles âges les plus ordinaires sont de 100 à i 3 o ans.Quelques futaies sont exploitées à i 5 o et 180 anset fort peu à 200 ans et plus. Quant aux demi-fu-taies , elles s’exploitent à 4o j 5 o, 60 et 70 ans.
Je ferai connaître, dans la seconde partie decet article , les rapports des produits , en bois et enargent, des différens âges Yaménagement.
Quant aux futaies d’arbres résineux, tels que lespins, sapins et mélèzes, comme ces arbres ne se re-produisent que de semences, on les exploite à des