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Tome premier.
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AMÉ

lignes carrées dont le carré du diamètre a augmentéchaque année sur l’année précédente.

» La sixième colonne exige une explication.Puisque le taillis valait, par hypothèse, 1600 liv.,à la fin de la 10". année, il est clair que sa produc-tion a été, année commune, de 160 livres ; et ques’il eût été coupé et vendu à 10 ans, le terrain eûtacquis, à la 11'. année, une valeur égale à ces mêmes160 liv. Or, on se prive de cette valeur en s’abste-nant de le couper à la fin de laio®. année. Voilà ceque j’ai appelé ( colonne 6 ) valeur perdue par lanon-reproduction.

» Cette perte s’exprime par le quotient d’une di-vision , dont la valeur acquise par le bois depuis sadernière coupe, est le dividende , et le nombre desannées qu’il a vécu, le diviseur. Ainsi, dans l’hy-pothèse , à la 12 e . année, cette perte est expriméepar 176, quotient de 1936 (valeur du taillis à l’àge

Troisième

AMÉ 20g

de 1T ans) divisé par 11. Semblablement, à la i3e.année , cette perte est exprimée par 192 quotientde 23 o 4 , divisé par 125 ainsi des autres.

» Mais cette perte , ou plutôt cette déductioncommune au maximum simple et au maximum com-posé , est encore augmentée dans le maximum com-posé par la perte des intérêts dont il est fait mentiondans la colonne 7; ils augmentent, comme on voit,en proportion de ce que la valeur du taillis a aug-menté pendant toutes les années qui ont précédél’année quelconque d’où l’on part pour supputer cettevaleur.

» La colonne 8 donne le total des deux pertes pri-ses ensemble.

» Enfin , la colonne 9 fait la balance de la mieux-value de l’accroissement annuel (mentionné à la co-lonne 4) j avec le total de la perte.

Tableau.

AGE .

DIAMÈTRE,

CARRE

du

diamètre.

DIFFÉRENCE

de

l’accroissementd’une annéequelconquesur la

précédente.

VALEUR

en

argent.

VALEUR

perdue parla non-réproductiondu terrainpendantl’annéeprécédente.

INTÉRÊTS

perduspar défautde vente.

TOTAL

de la

perte.

EXCÉDANT

du gain

sur

la perte.

lignes.

lignes.

lignes.

livres.

livres.

liv. s.

liv. s.

liv. s.

9

36

1296

»

1296

»

» »

3) B

B »

IO

4°

1600

3c4

1600

))

B 5î

» î)

9) B

1 I

44

ig36

336

1936

160

80 »

2^0 11

96 »

! 2

48

a3o4

368

23 o 4

176

96 16

27a 16

95 4

i3

5a

27 c 4

4oo

2704

192

115 5

307 4

93 4

'4

56

3 i 36

432

3i36

2C8

135 4

343 4

88 16

i5

ÔO

3 600

464

36co

224

i56 16

38o j 6

83 4

16

64

4096

496

4cg6

2.{o

l80 ))

4^0 »

76 ))

'7

68

46i|

528

4024

256

2c4 16

460 16

67 4

18

7 2

5184

56o

5 1 84

272

23l 4

5o3 4

56 16

>9

76

5776

S92

5776

288

25g 4

547 4

44 16

20

80

6400

6^4

6.400

3o4

288 16

5ga 16

3i 4

21

84

7 o 56

656

7056

520

320 »

640 »

16 »

22

88

7744

688

7744

536

352 16

688 16

perte 16

» Ce tableau démontre qu’à supposer qu’un tailliscroisse d’une manière uniforme, sans augmenter nidiminuer son grossissement annuel, alors le maxi-mum composé , le plus haut point d’accroissementutile que l’on cherche, se trouve à la fin de la vingt-unième année , puisqu’en ne coupant qu’à la vingt-deuxième on commence à être en perte.

» Que le grossissement soit lent ou prompt ,pourvu qu’il soit uniforme, le maximum composé

n’en portera pas moins constamment sur la vingt-unième année. Les mêmes principes et les mêmesconséquences s’appliquent à l’une comme à l’autrehypothèses.

» Voyez le tableau ci-après, où, à l’uniformitéprès dans le grossissement de la moyenne propor-tionnelle , toutes les autres données sont différentes ;mais le résultat est absolument semblable.

I

Tome I.