AMÉ
Les plus beaux hêtres sont réservés et fendus parquartiers, pour en faire des sabots et des pelles, quisont transportés dans l’intérieur de la France et àl’étranger.
$ VII. Espérance en bois de marine.
Quoique le hêtre soit l’essence dominante danscette forêt, le chêne cependant y est également abon-dant , et acquiert, dans presque tous les districts, debelles dimensions ; aussi tous les districts qui vontêtre exploités successivement offrent des ressourcesdans ce genre.
La division A du n°. 1 est particulièrement peu-plée en beaux chênes , et les anciennes réserves dansles numéros 9 , 10 et 11, prouvent que cette essences’y plaît fort bien.
Les arbres venus dans ce terrain sont très-estimés,par les qualités supérieures qui les font préférer àceux qui croissent dans les forêts voisines.
5 VIII. Délits qui se commettent dans cette forêt.
Cette forêt est très exposée au vol. Plusieurs vil-lages et fermes qui sont à sa proximité doivent êtreretenus dans leurs entreprises par une exacte sur-veillance : tels sont les villages de Kirkel et de Lim-bach, qui sont très-dangereux, le premier pour len°. 14, et le dernier pour les numéros j, 3 et 4 ; lesnuméros 6 et 7 exigent, pour ainsi dire, la présencepermanente du garde, à cause de la proximité desfermes dites Schv/arzenacker, Ober, et Untcr-VEoer-Scbweiler, Guttcnbrunnen, Glashutter, des villagesnommés Boeden et Einoed , et du passage sur lagrande route de Paris à Mayence.
L’exercice de quelques droits d’usage dont jouis-aent plusieurs communes et fermes nécessite que legarde forestier redouble d’activité.
Nous observons cependant ici qu’il serait très-avantageux pour cette forêt qu’il existât une maisonforestière dans son enceinte.
En eflet, tous les villages qui pourraient servirà la résidence du forestier sont situés à une des ex-trémités des bois confiés à sa garde, et au bas dumont sur lequel ils s’étendent. Il est aisé de seConvaincre combien cet éloignement est nuisible ,et de quelle utilité serait, au contraire, pour laconservation de la forêt, la demeure du garde dans«on centre.
C’est dans la vue de procurer à cette forêt, moyen-nant une dépense modique, des avantages réels etimportans , que nous propo ons à l’administrationgenerale des forêts de vouloir bien consentir à cequ’une maison forestière y soit construite. Le lieupropre à cet établissement serait le n°. jt districtdit rlefenthal , parce que, sortant de ce point, situé•ur la hauteur et au milieu de la forêt, la surveil-lance serait aussi facile alors qu’elle est pénible dansce moment.
i IX. Droits d'usage exercés dans cette forât.
Les cinq triages de Neuhaeusel, Limbach, Kir-kel , Bierbach et Rokrbacli, n’en composaient qu’un
Tome I.
seul sous le gouvernement du prince des Deux-Ponts.
Cette masse de forêt, connue sous le nom deforêt de Kirkel , était surveillée par un garde fo-restier chef, qui avait plusieurs aides-gardes sous sesordres.
Les droits d’usage qui pèsent sur cette forêt sontexercés par les communes ci-après....
Ici on donne successivement les noms des com-munes usagères, en faisant connaître les titres et lesdécisions en vertu desquels elles jouissent.
§ X. Exploitabilité de cette forêt , et principes deculture daprès lesquels elle sera traitée.
La révolution de la futaie a été fixée à 120 ans ,et celle du taillis à 4 °. La futaie s’exploitera parles coupes de réensemencement, d’éclaircissementet définitive , précédées, quand il sera jugé néces-saire , par les extractions de bois dépérissans : il estdémontré qu’en négligeant ces dernières , la futaiene parvient pas au degré de perfection qu’on peut enattendre.
Considérant que l’accroissement lent de cette forêtpendant les 4o premières années exige que les jeunesbois soient élevés dans un état très-serré, et que leproduit peu considérable que donnerait un nettoie-ment anticipé ne compenserait pas les soins et letravail minutieux d’une telle opération, nousavonsjugé convenable de proposer cette extraction ver*l’âge de 60 ans.
Les coupes de réensemencement seront dirigées ,autant que les circonstances locales le permettront,de l’est à l’ouest.
L’expérience ayant prouvé que dans cette forêton peut compter , tous les 6 à 7 ans, sur un repeu-plement assez complet, nous avons adopté pourbase de la répartition des coupes secondaires, queles coupes d’éclaircissement et celles définitives se-ront exploitées dans la décennie suivante , après lacoupe de réensemencement.
En nous réglant d’après le comptage fait dansles jeunes bois de 5 o à 60 ans, nous avons fixe lanombre des jeunes arbres à conserver après l’ex-traction à 1,200 et jusqu’à 1,400 pieds par hectare ;5oo à 600 arbres seront réservés après la deuxièmeextraction à faire dans les parties peuplées enpins.
Les coupes de réensemencement les plus réguliè-rement exploitées nous ont servi de modèle pour ré-gler la réserve nécessaire au repeuplement naturel.Elle sera composée de 180 arbres, à réduire cepen-dant à 160, et à moins dans les districts qui serontexploités dans un âge plus avancé que 120 ans, etdans le cas qu’elle se compose principalement d’ar-bres anciens et modernes.
Le succès d’un repeuplement dépend essentielle-ment du choix des arbres réservés, qui doiventêtre d’une constitution propre à porter beaucoup dagraines.
La coupe d’éclaircissement ne doit, dans aucuncas, enlever que les arbres entourés d’un beau recrudes essences de hêtre et de chêne.
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