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Perches en ares et centiares.
perch.
ares.
cent.
perch.
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S’il s’agissait d’établir par approximation les rap-ports de valeur existant entre l’arpent et l’hectare,il suffirait, pour les calculer, de faire attention auxrapports d’étendue , qui sont à-peu-près de i à 2 ;c’est-à-dire que l’hectare valant à-peu-près 2 arpens,On lui donnerait une valeur double. Ce calcul seraitencore suffisant pour déterminer la quantité de grainesqu’il faudrait employer par hectare , si on connais-sait ce qu'il en faut pour un arpent, et vice versâ.
AREAGE. Mot qui vient d’area, aire, surface,et d 'agere, agir. C’est l’action de mesurer les su-perficies; c’est la même chose que l’arpentage.
ARETE. ( T. de charp.). On dit d’une pièce debois qu’elle est h. vive arête quand ses angles sont bienmarqués et de bois dur et solide, après qu’elle estécarrie, c’est-à-dire lorsqu’on en a ôté tout l’au-bier ou le bois blanc qui est auprès de l’écorce.
ARGILE ou GLAISE. Ce mot vient du grec ar-illos , terre blanche, dont la racine est argos ,lauc. C’est un mélange de silice et d’alumine, hap-pant la langue, et exhalant une odeur particulière ,susceptible de se ramollir dans l’eau, et de se durcirconsidérablement au feu , en conservant la formequ’on lui a donnée dans son état de mollesse; ce quila. rend propre à la fabrication des poteries de toutesespèces, des carreaux, etc. L’argile la plus abon-dante, la plus connue, est celle qu’on désigne ordi-nairement sous le nom de glaise.
L’argile dans son état de pureté est absolumentimpropre à la culture; mais elle rend très-fertilestoutes les terres avec lesquelles elle est mélangéenaturellement ou artificiellement, par la propriétéqu’elle a de retenir l’eau des pluies. On la trouverarement pure ; elle est le plus souvent mélangéedans toutes les proportions avec d’autres terres,avec de la silice, de la chaux, du fer et autres ma-tières.
On en voit de blanche, de noire, plus souvent debleue, de verte, de jaune.
Elle existe comme partie constituante dans ungrand nombre de pierres, et comme partie intégrantedans un grand nombre d’autres.
C’est principalement, dit M. Bosc, à l’argilequ’on doit, dans les pays à couches, sur-tout dans lesplaines, Information et la durée des courans d’eausouterrains , qui donnent naissance aux sources , etpermettent de creuser utilement des puits. C’estencore l’argile qui conserve l’humidité dans la couchesupérieure du sol, soit directement, lorsqu’elle setrouve mélangée dans ce sol, et alors elle fait l’officed’éponge; soit indirectement, lorsqu’elle arrête
l’eau en masse, et alors elle fait l’office de réservoir.Il y a déjà long-temps qu’on a remarqué que quandles bancs d’argile sont très-éloignés ou très-rap-prochés de la couche végétale, cette couche est peulertile, souvent même aride. En effet, dans le pre-mier cas , l’eau est à une distance trop profondepour pouvoir se vaporiser et abreuver les racinesdes plantes;dans le second,elle s’évapore trop rapi-dement par l’effet de la chaleur ou des vents.
Ainsi on doit préférer le terrain où l’argile ne setrouve ni trop loin ni trop près de la surface. 11 estdifficile dedéterminerlejustepointle plus favorable :cela dépend de la nature des terres intermédiaires,du climat, et des plantes qu’on veut cultiver. Toutce qu'on peut assurer en général, c’est qu’il y amoins d’inconvéniens que le lit d’argile soit plus baslorsque les couches supérieures sont légères , quelorsqu’elles ont une consistance serrée.
L’infertilité de l’argile dans laquelle il y a d’au-tres terres, tient à ce que les racines des plantes nepeuvent en pénétrer la masse ; à ce qu’elles ont tropd’eau en hiver ou après les pluies, et pas assez enété pendant les sécheresses ; à ce que, par son re-trait dans ce dernier cas , retrait toujours accom-pagné de fendilleinens nombreux, leurs racines secompriment outre mesure ou se cassent.
De toutes les natures de terres , celle où l’ar-gile domine , est la plus difficile à améliorer.Les moyens qu’on emploie avec le plus de succès,sont les fossés, les nivellemens et sur-tout le mé-lange avec des terres sablonneuses, des craies, desmarnes calcaires , des plâtres et autres matières pro-pres à la diviser. On emploie encore l’écobuage, quiconsiste à brûler la surface des terres argileuses, aumoyen de l’incinération des plantes qui les gar-nissent , opération toutefois qui a l’inconvénient dedétruire la portion d’humus déjà fixée dans cettesurface.
Quoique les terres fortement argileuses soient peufertiles, on parvient pourtant à y faire croître desarbres, tels que le chêne, le hêtre, le charme,l’orme , le peuplier blanc, le merisier, etc.; maisils n’y acquièrent pas beaucoup d’accroissement, etce n’est que lorsque leurs dépouilles ont formé unlit de terre végétale, que leur végétation devient plussensible.
Les terres argileuses mêlées de beaucoup de sa-ble sont très-fertiles; on les appelle dans ce cassables gras. Tous les arbres y réussissent. On y voitcroître le chêne, le hêtre, le châtaignier, le charmeet l’érable; l’orme y végète avec tant de force, qu’ilest sujet à y périr en quelque sorte de réplétion ; lenoyer y vient, mais moins bien que dans des terresplus sèches; les arbres de marais, comme les frênes,les peupliers, les saules et les aunes, y végètent assezbien, quoique moins promptement que dans les ter-rains aquatiques ; on y plante aussi avec succès leschênes verts, les pins, les sapins, les mélèzes, lescyprès. Enfin on peut dire que ce terrain très-subs-tantiel , et qui est assez humide sans être maréca-geux, convient à toutes sortes d’arbres. Y. terre. Jerenvoie aux Nouveaux Dictionnaires d’histoire na-turelle et d’agriculture le lecteur qui voudrait' avoir