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Tome premier.
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autre?«libres servant de pilotis à des puits ou autresouvrages d’art des Romains ont été trouvés, dansce» derniers temps, aussi sains que lorsqu’ils avaientété placés, à l’exception de leur couleur, qui étaitdevenue noire.

Il arrive fréquemment qu’on rencontre dans lestourbières des arbres entiers, qui s’y trouvent peut-être depuis plusieurs milliers d’années, et dont l’al-teration n’est pas plus avancée; la vallée delà Sommeen olive de grandes quantités tous couchés du mêmecêté. Des laits semblables ont été observés dans lescomtés de Lincoln efdans beaucoup de lieux de laHollande , du Daneniarck , de la Suède, de la Rus-sie , etc.

Lue autre sorte de bois fossile est celle qui n’ajamais été recouverte par les eaux. Tel est celui sicélèbre qui se voit près de Cologne , et qui fournitla plus grande partie de la terre d’ombre employéedans la peinture. C’est à Faujas de Saint-Fond qu’onen doit la meilleure description.

J’ai habité pendant plusieurs années le pays où setrouvent les tourbières qui renferment qs bois fossile;c'est principalement près de Liblaër, à a lieues deCologne , (jus l’on rencontre beaucoup d’arbres gi-sans dans ces tourbières. Ils sont encore recouvertsde leur écorce, et l’on distingue parfaitement, commedans les pétrifications, la forme du tissu ligneux,bien que ta décoin position des arbres que j’ai vus fûtcomplète, et que la substance ligneuse fût convertieen tourbe. Une nouvelle forêt, fort ancienne elle-même , existe sur les débris de l’ancienne forêt, quia dft produire ces arbres aujourd’hui renfermés dansle sein de la terre.

La mine de Wolfseck, dans la liante Autriche ,si bien décrite par Bory -Saint-Vincent , offre desarbres plus altérés que les précédens , mais cepen-dant très-reconnaissables. On en exploite même pourla bâtisse et le chauffage.

Bots français. On distingue à Paris les bois desciage en bois français et en bois étrangers. Les boisfrançais se tirent communément des forêts de laChampagne , du Bourbonnais et de la Bourgogne .Les bois qu’on appelle mal-à-propos bois étrangerssont ceux que nous revendent les Hollandais, qui lesont tirés de la Lorraine et qu’ils ont fait scier sur lamaille. \. bois étrangers.

Bois de fustet. C’est le sumac, rhns cotinus ,Linu.

Bois de haute futaie. On entend ordinairementpar une haute futaie un bois composé d’arbres qu’ona Plissés parvenir à toute leur hauteur: c’est commu-nément aux bois au-dessus (1e 100 ans que l’on donnece nom. Il 11e faut pas confondre les bois de hautefutaie avec les baliveaux ou futaies sur taillis, quoi-que les uns et les autres soient soumis aux mêmeslois.

« Par bois de haute futaie , dit Ferrière , on en-tend indistinctement tous les bois qui, 11’etant pasréglés en coupes ordinaires de bois taillis , ont étéPlissés pour croître , depuis 3 o jusqu’à 200 ans , ou ,pour mieux dire, jusqu’à ce qu’ils viennent sur leretour, c’est-à-dire quand ils 11e profitent plus. *>

Un Lois de haute futaie , dit Massé dans son Dic-

tionnaire foies tic r , est considéré comme immeubleet ne peut être abattu par un usufruitier, li est ré-puté de haute futaie quand on a demeuré 3 ô nnssans le couper , ou qu’il est planté de temps immé-morial et qu’il est propre à bâtir; mais les coutumesont diversement réglé l’àge auquel un bois est ré-puté de haute futaie. Il parait, d’après ce que diti\I. Berner dans son Commentaire de VInstruction delà. de Froidonr , que la jurisprudence du conseil etde tous les parlemens réputait toujours un bois au-dessous de 4 o ans bois taillis , et ne les considéraitcomme futaie qu’à 40 ans et au-dessus. V. arbre defutaie et futaie.

Les délits commis dans les bois de futaie appar-tenant aux communes et aux particuliers , 11e sontpoint punis d’après le rode rural du 28 septembre179 1 ; ils doivent l’être d’après l’ordonnance de 1669.V. amende.

Sous le régime des maîtrises , la connaissance descontraventions aux lois sur les hautes futaies et lesbaliveaux dans les bois des particuliers , tels que ledéfaut (le déclaration de volonté d’abattre, était dela compétence exclusive de ces maîtrises , et lesjuges des seigneurs 11e pouvaient recevoir ces sortesde déclarations ni prendre connaissance des coupes;ce qui était fondé sur ce que les délits concernantles hautes, futaies et les baliveaux étaient un casroyal. ( Arr. du cons. des 21 septembre 17OO, 6 dé-cembre iy 4 * > 7 décembre \j 5 i , 6 décembre 1 y 35 ,3 i juillet 1745, 17 avril 1 jUl ), 29 janvier 1754 ct 6n±ai 1 y 55 .)

Bois de garou. Espèce de lauréole.

Bors gauche ou déverse. C’est celui qui n’est pasdroit par rapport à ses angles et à ses côtés.

Bois gélif C’est un bois qui a des fentes inté-rieures qui lui sont venues par la gelée.

Bots gentil. V. lauréole.

Bois gisant. C’est celui qui est coupé , arrachéou tombé, et qui est couché sur la terre : c’est le con-traire du bois en étant.

Les usagers qui n’ont que le droit de ramasserle bois, ne peuvent prendre que celui qui est gisant.11 leur est interdit de se servir de crochet ni de fer-rement. V. usage.

Bois gras. Les arbres qni ont végété dans les mai-rais ou autres lieux très - humides ont le bois plustendre et de moindre conservation que ceux qui pro-viennent des terrains secs. Ces bois, qui Boivent êtrerepoussés des constructions navales et de la charpente,s’appellent vulgairement bois gras par les ouvriers.Ils ont les pores grands et ouverts, les libres sèches,la couleur terne et d’un roux sale. Ils rompent netet sans éclat. Les copeaux, levés avec la varlope, serompent au lieu de former des rubans , et se rédui-sent en petites parcelles entre les doigts. Massé ,dans son Traité des bois , pense qu’on devrait plutôtles appeler bois maigres , d'après les caractères ci-dessus. Ils se rompent sous une petite charge et sanséclat. L’humidité les pénètre aisément, et une fu-taille dont les doùves sont de bois gras , dépensebeaucoup plus de liquide que celles dont les douvessont de bon bois.

Cependant les bois gras ne sont pas inutiles. Les