4 22 EOI EOI
•
liv.
onc.
• lir.
onc.
9
Cèdre du Liban.
1
Saule-marceau.
. 39
6
Saule de Babylone. . . .
. . . 35
8
Aune commun.
4
• Epicia.
.34
5
Mélèze.
2
Tremble.
.34
Z
. 38
. . • . 33
6
Peuplier blanc.
. 3 7
12
Cyprès étalé.
... :. 32
*4
Platane d’Occident. . .
. . 3 7
10
Saule blanc.
12
Peuplier-liart.
6
Catalpa.
I 1
Marronier d’Inde . . .
. . 3 7
3
Peuplier de la Caroline .
. 2 9
5
Tilleul des bois ....
1
Erable de Montpellier..
• 3
Laurier ordinaire . . .
. . 36
] 1
Peuplier noir.
. 28
1 1
Sapin argenté.
. . 36
4
Peuplier d’Italie.
.28
5
On a objecté que la moyenne proportionnée quenous avions déduite des résultats des diverses expé-riences ne pouvait pas être exacfe, par la raison queles auteurs avaient suivi des procédés différens, lesuns ayant pesé les bois sans leur écorce, tels queles auteurs français , tandis que Hartig et Wejneckles avîient pesés sans écorce. Cette observation ,juste au fond, n’est pas ici d’une grande valeur ; carsi on compare les résultats obtenus par les auteursqui^mt opéré diversement, <^i trouve souvent queles bois qui, à raison de leur écorce, auraient dûpeser moins pesaient cependant davantage. Le sa-pin , par exemple, ne pèse sec , suivant les auteursfrançais , que de 3 a à 38 livres par pied cube, tandisque suivant Hartig, qui l’a pesé avec son écorce,son poids est de 4i livres.
Les grandes variations qui existent en généfaldans les résultats des expériences nous ont fait pen-ser qu’on pouvait négliger la petite différence pro-venant de la présence ou de l’ÿisence de l’écorce,et que cela ne devait pas nous empêcher de présen-ter,'pour toutes les expériences, des termes moyensqui pussent fixer jusqu’à un certain point l’apprécia-tion du poids des bois.
Nous avons aussi traité, dans le mémoire qui vientd’être cité, du cordage des bois de chauffage , de lasolidité et de la pesanteur d’une mesure quelconquede bois. V., à cet égard, l’article cordage.
§ 3 . De la résistance des bois.
Un* grand nombre de savans se sont occupés dedéterminer la force de résistance des bois, Parmieux, on peut citer Mariotte, Parent, Varington ,Bélidor , Duhamel, Buffon, Lamblardie, Girard,Perronnet, Lecamus de Mezières, Varenne de Fe-uille et Iiassenfratz.
Ce dernier a examiné, dans son Traité de l’artdu charpentier , les diverses recherches de ceux quil’avaient précédé. Il observe que les géomètres .ontconsidéré la résistance des solides d’une manièreabstraite, et qu’ils ont conclu de cette considéra-tion qu’elle devait être en raison directe des lar-geurs , en raison des carrés des hauteurs et en raisoninverse des longueurs ; ce qui veut dire, i°. que deuxmorceaux également longs et également hauts ontdes résistances différentes dans le rapport de leur lar-
geur : ainsi, si l’un, ayant 5 mètres de long, io cen-timètres de haut et îo centimètres de large, sup-
f iorte i ,ooo kilogrammes , un autre ayant La mêmeongueur, la même hauteur, et le double ou 20 cen-<timètres de large, supportera 2,000 kilogrammes;
2 0 . Que deux morceaux de bois également longs ,également larges, diffèrent dans leur résistance, enraison du carré de leur hauteur : si l’un, ayant 5mètres de long, 10 centimètres de large et 10 cen-timètres de hauteur, supporte 1,000 kilogrammes,l’autre, avec la même longueur, la même largeur et20 centimètres de hauteur, supportera 4,000 kilo-grammes ;
3 °. Que deqx morceaux de bois également larges etégalement hauts diffèrent dans leur résistance enraison inverse ou opposée à leur longueur : si l’un ,ayant 5 mètres de long, 10 centimètres de large, 10centimètres de haut, supporte 1,000 kilogrammes,celui qui aura 10 mètres de long, et la même lar-geur et hauteur que l’autre, ne supportera que 5 ookilogrammes. Cependant, observe encore M. Has-senfratz, comme cette ldi est déduite de l’hypothèsed’une résistance uniforme, et qu’il est possible q\ieles bois, par leur structure, l’arrangement«de leursfibres, puissent se trouver dans une autre hypothèseque celle de laquelle on est parti, on a cherché às’assurer si l’expérience y répondait, ou si, d’aprèsles résultats obtenus, on pouvait déduire une loidifférente.
Tel a été l’objet des expériences des savans que jeviens de citer. *
Les uns, comme Mariotte, Parent, Varington ,Bélidor , Buffon, Lamblardie, Girard^ont cherchéà déterminer la loi de résistance des Dois en raisonde leur dimension. Les autres, comme les deux Duha-mel, ont cherché à déterminer en outre le rapportde force ou de résistance de quelques bois entre eux,et l’inlluence des armures de quelques assemblages.
Les expériences de Mariotte , Parent, Varington ,Bélidor , des deux Duhamel, de Buffon, Lamblardie,Girard et Varennes de Feniile ont été faites sur desbois posés horizontalement ; celles deMussenbroëck,de Perronnet, de Lamblarcne et Girard ont été faitessur des bois placés verticalement : ainsi les uns ontcherché la résistance des bois posés à plat, et lesautres celle des bois posés debout.