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Tome premier.
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donné la même chaleur qu’en 5 4 minutes, le hêtre ■a fourni en 54 minutes un degré au moins de plus :de chaleur que le chêne, et a dù déterminer une !plus grande évaporation , dont l’auteur n’a pas tenucompte.

2 Ü . L’auteur, continue M. Féburier, a trouvéque les charbons de chêne s’éteignirent en 3 heures,et que le thermomètre descendit à 4 ® degrés. Lescharbons du hêtre au contraire ne s’éteignirent qu’en3 heures minutes , et le thermomètre descen-dit également à 4 2 degrés. Ainsi, l’auteur ayanttrouvé le même nombre de degrés au moment del’extinction des charbons , n’a eu à calculer que ladifférence du temps, qui est d’un cinquième ; ce qui,dans son calcul, réduit la valeur du chêne à i 2 fr.32 cent. ; mais l’évaporation produite par le chêne,au lieu d’être d’une part plus faible d’un neuvième,à raison du temps que la combustion de ce bois amis à clever le thermomètre à 62 degrés , et d’uncinquième à raison du temps employé pour l’extinc-tion des charbons, époque où le thermomètre a mar-qué 42 degrés, ce qui réduisait ce bois à 10 francs37 cent., a cependant déterminé une évaporation del’eau de 4 livres 8 onces, pendant que le hêtre n’aproduit qu’une évaporation de 4 livres 4 onces ; cequi établit les rapports de 100 à 94)44 1 et donne àla solidité du chêne, comparée à celle du hêtre, unevaleur de 16 fr. 3 i cent., quand le hêtre n’est évaluéqu’à i 5 fr. 4o c.

» La différence du prix du chêne, calculée parl’évaporation et par la chaleur produite, est donccomme 16 fr. 3 i c. est à 10 fr. 37 c., ou comme100 est à 63 , 58 . Cette différence entre la chaleur pro-duite et l’effet de cette chaleur est énorme, et je nepuis l’attribuer qu’à la manière de calculer d ( e l’au-teur , qui n’a vérifié le thermomètre, pendant l’opé-ration , qu’au moment où la chaleur était au plushaut degré, et à l’époque où les charbons se sontéteints, au lieu de suivre constamment le thermo-mètre et de calculer la gradation de cette chaleurpendant sa réduction jusqu’à lp). degrés. En effet, ilest certain que puisque le bois de chêne a déterminéune plus grande évaporation, il a produit une plusgrande chaleur , et pour la produire dans un tempsmoins long, il a fallu qu’elle se soutint plus long-temps à un degré plus élevé.

s» 3 °. L’auteur me'paiaît avoir commis une autreerreur. Pour avoir la valeur du bois relativementà la chaleur, il en a calculé le plus haut degré , en-suite la durée de la chaleur , et il a fixé la valeurde ces bois sous chacun de ces rapports ; puis il aadditionné les deux sommes et en a pris la moitiécomme valeur proportionnelle, au lieu d’ajouter oude retrancher les différences produites par celle dela chaleur et de sa durée. Ainsi, en supposant unemasse de bois indiquant constamment au thermo-mètre 60 degrés pendant une heure, et évaluée 100 f.,et une autre masse de bois égale à la première, don-nant 3 o degrés de chaleur pendant 3 o minutes, donton cherche la valeur ; l’auteur, pour trouver cettevaleur, cherche le rapport des degrés de chaleur, etce rapport étant comme 2 à 1 , il fixe la valeur de ladeuxième masse (ou solidité) de bois à 5 o fr. ; puisil cherche également le rapport de la durée de la cha-

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leur, et cette durée était aussi comme 2 à 1. L’au-teur , au lieu de réduire son premier résultat demoitié, ce qui porterait le prix de la deuxième masseà 25 fr. , établit sa valeur à 5 o fr. sous le rapport dela durée de la chaleur, et additionnant cette sommeà celle de 5 o fr., pour la plus grande chaleur pro-duite , il la divise par 2 , et il a 5 o fr. pour la massedu poids relativement à la chaleur précédente et à ladurée de cette chaleur : d’où il résulte qu’il en doublela valeur 11 la diminuerait au contraire, si la cha-leur était plus durable que celle de la masse à la-quelle on la compare.

» Quant à l’évaporation , elle peut bien servpour rectifier les calculs sur la chaleur produite ,lorsqu’on en a trouvé le résultat, en comparant cerésultat avec l’évaporation , et en établissant unemoyenne proportionnelle , s’il n’y a qu’une légèredifférence ; mais réunir, comme l’a fait l’auteur, leproduit de l’évaporation aux produits séparés dudegré de chaleur et de sa durée , pour en prendrele tiers, c’est se mettre dans l’impossibilité d’avoirun résultat fondé en raison , attendu que l’évapo-ration étant l’effet de ces deux causes réunies , nepeut être en rapport avec chacune d’elles séparé-ment. »

Telles sont les principales observations que M. Fé-burier a faites contre les calculs employés par l’au-teur pour déterminer la valeur respective des bois.

Je sais que les physiciens qui se sont occupés dedéterminer le calorique spécifique des corps et laquantité de calorique dégagé par les corps en com-bustion n’ont pas employé toutes les données queM. Hartig a fait entrer dans ses calculs. Nous voyonsdans les Principes de physique de Brisson, qu’ils sesont contentés de calculer la quantité de glace fon-due par le corps mis en combustion dans le calcri-mètre dont ils se sont servis, pour en déduire la quin-tité de calorique dégagé. Mais les expériences deM. Hartig n’avaient pas seulement pour objet deconnaître cette somme de calorique, l’auteur vou.aitaussi apprécier la durée de la combustion, qui estune qualité importante dans les bois, et sur-tjutdans les bois de chauffage. D’ailleurs son appareilne ressemblait point au calorimètre dont MM. la-voisier et Laplace ont fait usage pour faire fondrt la"glace Dans celui -(4 il n’y a pas un atome de calo-rique perdu ; tout est employé à produire l’e’fetqu’on se propose, tandis que dans l’appareil siimlede M. Ilartig, il devait y avoir perte , et cette putedevait être d’autant plus considérable que la can-bustion était plus prompte, parce que le calorqueest un corps auquel il faut un temps déterminé p>urpénétrer les substances soumises à son action. Or,s’il se dégage avec une grande promptitude , e: sil’appareil n’est pas disposé de manière à ce qu’il nepuisse pas s’en perdre, ses effets sont moins marquéssur le corps soumis à son action principale, qu« sila même somme de calorique se dégageait par unecombustion moins rapide. Je crois donc qu’il fal-aitcalculer la durée de cette combustion , et c’est cequ’a fait M. Hartig. 11 observe lui-même, dans l’ap-plication de ses procédés, que l’opération qui con-siste à ne calculer que d’après l’évaporatiofl de l’eau j