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privé nom, de tous les événemens. ( Ord. de 1669 ,tit. XXVII , art. 5 . )
Il était aussi recommandé aux maîtres particu-liers faisant leurs visites , de remarquer l’état desfessés, chemins royaux, bornes et séparations desfirêts du roi, pour y apporter incessamment remède.
( Idem, tit. IV, art. 7. )
Ces dispositions sont encore obligatoires pour les«gens forestiers, sauf qu’ils ne peuvent plus rendreeux-mêmes aucun jugement. ( Loi du 29 septembre1791 , tit. 5 , art. 4 y et tit. 6 , art. 5 . — Instr. du7 prairial an 9—27 mai 1801. )
L’article limites contient de plus amples détails.
BOSQUET. Diminutif du celtique bosc, bois,forêt. C’est un petit bois planté de différens arbreset arbustes pour l’ornement et l’agrément d’unemaison. S’il faut en croire Pline, c’est Mutins, che-valier romain, qui a inventé, environ 4 ans avantl’ère chrétienne , l’art de tondre les bosquets.
BOSQUILNEE. On appelait ainsi un terrain rem-pli d’eau et de bois.
BOSSOIRS. ( T. de mar. ) Ce sont deux grossespièces de bois mises en saillie hors de la proue duvaisseau, de chaque côté du gaillard d’avant, auprèsdu beaupré.
Les bossoirs servent à lever l’ancre lorsqu’on laretire de l’eau, ou à la tenir suspendue lorsqu’elle estprête à être mouillée. Quelquefois les bossoirs sontemployés comme termes de comparaison relative-ment à certains objets extérieurs. En conséquence ,on les distingue par leur place dans le vaisseau , enbossoirs de bâbord ; par leur situation à l’égard duvent régnant, en bossoirs du vent et en bossoirssous le vent. ( PI. II. )
BOSTRICHE. Genre d’insectes presque cylindri-ques , dont les larves ressemblent à un ver mou ,court, un peu renflé , dont le corps, courbé en arc ,est composé de douze anneaux, muni de six pattesécailleuses, et d’une tête écailleuse assez dure, ar-mée de deux mâchoires très-dures, très-solides ettranchantes. Ces larves vivent dans le bois mort, lerongent, le percent de part en part, et le réduisenten poussière.Elles ne parviennent à toute leur crois-sance que dans l’espace d’une ou de deux années ;«lies font leur mue et subissent leur métamorphosedans le bois qu’elles ont rongé, et n’en sortent quesi*us la forme d’insecte parfait.
C’est autour des arbres à demi morts, sur lesbranches mortes, sous l’écorce à demi pourrie desvieux arbres, et sur-tout des chênes, enfin sur lebois coupé depuis quelque temps, qu’on rencontrelus bostriches.
Le nosTRicHE capucin , qui est le plus commun,est noir ; il a le corcelet couvert de points élevés etintus, et les élytres rouges , presque raboteuses,se trouve sur le bois de chêne , qu’il ronge.
M. Bosc dit qu’il n’y a de moyen de s’opposer auxravages du bostriche qu’en faisant la chasse aux in-soctes parfaits avant leur ponte, c’est-à-dire , dansla première quinzaine du mois de mai. On les trouvedepuis 9 heures du matin jusqu’à 3 heures de l’a-près-midi , dans les beaux jours, sur les arbreséquarris des taillis, et on les écrase. U faut les ap-
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procher avec rapidité , car ils se laissent tomber dèsqu’ils ont lieu de craindre un danger, et on ne peutles retrouver dans l’herbe. V. insectes.
BOTANIQUE, Botanica, du mot grec botanô ,qui signifie herbe. C’estcette belle et riche partie del’histoire naturelle, quia pour objet la connaissancede tous les végétaux. On l’appelle aussi phytologie ,phytologia , mot composé du grec phuton, plante,et logos, discours, traité} c’est-à-dire traité desplantes.
Sous le nom de botanique, on comprend 1 "'anato-mie et la physiologie des plantes , c’est-à-dire ladescription de leur structure et des fonctions daieursorganes. C’est même par la physiologie végétale quel’on doit commencer, car l’on ne peut faire de grandsprogrès dans la botanique proprement dite, qu’au-tant que l’on connaît la structure et les fonctionsdes organes. Y. physiologie végétale .
La botanique proprement dite enseigne à com-parer, à décrire et à nommer les plantes, et à lesrapprocher ou à les éloigner d’après certaines xon-sidérations tirées de leurs ressemblances et de leursdifférences.
Dans cet article, que je rendrai aussi court quepossible sans cependant négliger quelques détailsimportans pour l’intelligence des principes géné-raux , j’exposerai d’abord l’utilité de la botanique etde la physique végétale pour l’économie forestière,et ensuite la théorie fondamentale de la botaniqueproprement dite.
SECTION I re .
DE l’utilité DE LA BOTANIQUE POUH l’ÈCONOMIBFORESTIÈRE.
La médecine, l’agriculture, le jardinage, l’éco-nomie forestière et plusieurs autres arts se partagentle domaine des plantes. Les hommes qui se livrentà ces professions étudient les végétaux sur lesquelsleur art doit plus particulièrement s’exercer, d’oùl’on pourrait conclure que la science se divise enautant de branches qu’il y a de professions intéres-sées à connaître les plantes. Cette opinion serait fon-dée, si les plantes étaient classées dans les méthodesde botanique suivant l’ordre de leur emploi dans lesarts ; mais il n’en est pas ainsi : elles sont rangéesd’après des considérations d’une autre nature, etc’est dans l’ensemble des divisions établies par lesbotanistes et d’après les principes fondamentaux deces divisions qu’on doit les étudier. Toutefois, iln’est pas nécessaire que cette étude s’étende à toutesles espèces, et lorsqu’on possède les principes de lascience, on peut en faire des applications particu-lières suivant ses besoins. Sous ce rapport, on peutadmettre la division ée la botanique en plusieursbranches, dont l’une constituerait la botanique fo-restière.
L’étude de la botanique, appliquée aux forêts, estd’une utilité qui ne peut être contestée par les bonsesprits, non plus que l’utilité des autres parties del’histoire naturelle, en ce qu’elles intéressent l’éco-nomie forestière. C’est un préjugé fatal aux progrèsdes arts, que de croire que les connaissances do ce