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Tome premier.
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caractères d’une autre. Il serait à désirer qu’unhomme de vaste savoir et de grande autorité fixâtde nouveau la synonymie, comme autrefois les deuxillustres frères Jean et Gaspard Bauhin , et en dernierlieu l’immortel Linné .

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Méthodes.

On appelle méthode, en botanique ,une classifica-tion symétrique des genres , qui les rapproche ou leséloigne en vertu de caractères semblables ou diffé-rens , de telle manière que l'on puisse descendre ,par Panalyse, la comparaison et l'exclusion descaractères, de l'ensemble des genres compris dansla méthode à des groupes particuliers qui renfermentun moindre nombre de genres.

Les derniers de 4 ces groupes sont désignés sous lenom d 'ordres, les avant-derniers sous celui de classes.Chaque ordre est formé par la collection de genres ,chaque classe par une collection d’ordres. DepuisTourneftrt, les botanistes, d’un consentement una-nime , tirent les caractères classiques et ordinaûx desorganes de la reproduction.

On a essayé de distinguer les méthodes en artifi-cielles et en naturelles , et l’on a subdivisé les artifi-cielles en ' systèmes et en méthodes artificielles pro-prement dites. Voici la définition que l’on donne déces trois sortes de méthodes. *

Le système trouve les caractères de ses divisionscorrespondantes dans un seul organe, envisagé sousun même point de vue.

Ifi. méthode artficicllexmploie, pour ses divisionscorrespondantes , des caractères divers , choisis sou-vent dans dijférens organes, selon le besoin ou lacommodité.

La méthode naturelle fait usage uniquement descaractères généraux des groupes que la nature aformés , et elle fonde toutes ses divisions sur ces ca-ractères , de sorte que Vexposition de cette méthodedoit êtrê P expression des principaux rapports queles êtres ont entre eux.

Mais cette manière de considérer les méthodesn’a rien de réel. Nous ne connaissons point de.véri-tables systèmes en botanique, il ne peut même y enavoir, parce qu’il n’existe dans les plantes aucun or-gane extérieur commun à toutes les espèces. Etquant à la méthode naturelle, il est permis de dou-ter qu’on la trouve jamais, puisque les efforts mul-tipliés que l’on a faits jusqu’ici pour la découvrir ,n’ont abouti qu’à prouver que laf valeur des carac-tères est variable. Aussi peut-on dire, en appli-quant aux familles ce que Linné dit si judicieuse-ment desgenres j^que c’est la famille qui fait le ca-ractère, et non le caractère la famille.

Il ne reste dore que les méthodes artificielles, eten effet toutes les méthodes qu’on a imaginées sontde cette sorte ;‘aucune n’a la simplicité d’un sys-tème', Aucujre ne conserve tous les rapports natu-rels.

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S’il est impossible d’atteindre l’un ou l’autre deces deux buts, on peut en approcher plus ou moins.La méthode de Tournefort se prête souvent à lamarche de la nature ; celle de Linné s’en éloigne^avantage, mais elle est plus simple, et elle a quel-que chose de l’espèce de perfection que l’on cherchedans un système.

Quant à la méthode de Bernard de Jussieu , que sonillustre neveu, Antoine Laurent, a développée avectant de sagacité, si on la considère dans son applica-tion , on voit qu’elle a été constamment sacrifiée àl’intégrité des familles naturelles, et que les genresne s’y classent qu’à la faveur d’une foule d’excep-tions.

Les méthodes artificielles disposent les faits dansun ordre qui soulage la mémoire ; elles attirentfortement l’attention sur les traits caractéristiquesqu’elles mettent en évidence. On leur doit le perfec-tionnement des familles y car si tous les caractèresn’eussent été soumis successivement à l’épreuve desméthodes, il est certain que la plupart des ressem-blances et des différences, d’où résultent les rap-ports, seraient encore à découvrir.

Une bonne méthode artificielle doit être sûre etcommode, il faut même qu’elle ne soit pas dénuéed’agrément ; c’est-à-dire qu’il est nécessaire que lescaractères qu’elle emploie soient du nombre de ceuxqui éveillent la curiosité. Elle est d’autant plus utilequ’elle est plus générale : ainsi toute exception dansune méthode artificielle est un défaut. C’est unavantage sans doute d’y trouver un grand nombrede familles dans leur intégrité ; mais comme l’objetque les auteurs de méthodes ont en vue est sur-toutde faciliter l’étude des genres , tous les moyens quiconduisent promptement à ce but sont bons, et laplus commode des méthodes artificielles sera tou-jours la meilleure.

Ceux qui proscrivent l’usage des méthodes arti-ficielles n’en ont point saisi le véritable esprit; ceuxqui ne s’attachent qu’à ces classifications arbitraires,et qui négligent l’étude des rapports naturels, igno-rent la beauté et la dignité de la science.

Exposé des méthodes de Tournefort, de Linné et deM. de Jussieu.

Ces trois méthodes sont les plus célèbres parmitoutes celles qui ont été proposées par les botanistes.Les deux premières ont pour objet de conduire l’é-lève à la connaissance des genres; la troisième^ pourobjet de les conduire à la connaissance des familles.

Métuqde de Tournefort.

Cette méthode est fondée, l°. sur la distinctionde# plantes en herbes et en arGres ; 2 °. sur la pré-sence ou l’absence de la corollMk3°. sur sa forme ré-gulière ou irrégulière ; 4°- sur le nombre de ses pé-tales ; 5°. sur la disposition simple ou composée desfleurs : elle comprend 22 classes, dont voici le ta-bleau :

Tome I.

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