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dans cette liqueur un morceau de drap qu’on ap-plique sur la plaie. Il ajoute que l’écorce est re-gardée comme efficace contre la fièvre putride.
L’écorce extérieure, ou l’épiderme , est souple etforte, se détache facilement par feuillets minces,les premiers blancs , les autres rougeâtres ; elle ser-vait pour écrire avant l’invention du papier.
L’énumération que nous venons de faire des qu'a-lités et usages du bouleau prouvent combien cet ar-bre est utile dans tous les pays où il croit, et no-tamment-dans les contrées glacées du Nord , où ilvégète presque exclusivement. Il est vrai cependantque dans ces contrées il n’y acquiert pas les dimen-sions auxquelles il parvient dans nos climats; il yest tortu, rabougri, de la grosseur du bras au pluset d’une croissance extrêmement lente, mais telle,qu’il satisfait au petit nombre de besoins des sobreshabitans du Pèle.
On ne peut donc assez recommander la culturedu bouleau par-tout où on ne pourra pas établiravec avantage le chêne , le hêtre, le pin sauvage quise multiplie encore plus facilement et qui se con-tente des mêmes terrains, mais qui ne réussit pasde semis dans les craies.
Je n’ai point parlé du bouleau comme arbre d’or-nement, parce qu’on ne l’emploie guère à cet usage ;cependant il produit de beaux effets par sa formepittoresque, la blancheur de son écorce, la préco-cité , la gaieté de son feuillage et la flexibilité deses rameaux, qui, lorsqu’il est isolé, retombentcomme ceux du saule-pleureur ; ce qui a fait croirequ’il existait une variété de bouleau d branches pen-dantes ; mais cette forme n’est due, comme nousPavons déjà dit, qu’à l’état d’isolement dans lequelil se trouve, et il fait le même effet dans les boistoutes les fois qu’il n’est point en massifs serrés.
a II y a des auteurs, dit M. le vicomte de Foucault,qui citent comme espèce le bouleau connu sous lenom de bouleau-pleureur: le botaniste Lindern étaitde ce sentiment. Cette prétendue espèce n’est pasmême une variété. On vante le bouleau-pleureur dela forêt de Fontainebleau ; mais avec un peu deréflexion, on se serait aperçu que les bouleaux qu’on.laisse croître en massifs de futaie, étant très-pressésles uns contre les autres, ne peuvent à un certain âgeproduire des branches que dans leur partie supé-rieure , et sont forces de pousser des rameaux qui serapprochent de la ligne perpendiculaire, tandis quelorsque cet arbre croit isolé, ainsi que cela arrive*ur les rochers de la forêt de Fontainebleau , ses ra-meaux s’étendent horizontalement, et leur grandeflexibilité les fait retomber naturellement et avecgrâce. »
Les bouleaux peuvent servir à orner les partiesarides des parcs, à garnir les coteaux exposés aunord , et même les rochers, dont ils cachent la dif-formité. Ils réussissent plantés en avenues et enquinconce. «\
Il existe dans le nord de UEurope deux autresespèces de bouleau , le bouleau pubescent et le bou-leau nain.
Le Bouleau pubescent, ou le Bouleau noir duNord , se distingue du bouleau commun , dit
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M. Ilartig , par son écorce d’un brun foncé et gar-nie de poils soyeux sur les jeunes rameaux, et moinsblanche sur les vieilles tiges ; par ses branches moinsflexibles et moins pendantes; par ses feuilles pubes-centes , plus sombres^ plus écbancrées en cœur, plusfermes et terminées par une pointe moins allongée;par ses fleurs, qui répandent une odeur agréable;par ses cènes, qui sont plus gros. I)u reste, tout cequ’on a dit du bouleau commun lui est applicable;cependant les boisseliers prétendent que son boi*est plus mou que celui du bouleau blanc.
Cette espèce, suivant Burgsdorf, se trouve com-munément dans les forêts de la Prusse orientale ,dans la Lithuanie , sur les hautes montagnes de laSilésie, sur le Harz £t dans les forêts de la Thu-ringe.
Quelques auteurs pensent que cet arbre pourraitbien n’être qu’une variété du bouleau ordinaire. Onditqu’il croit dans les marais deS montagnes du Jura .
Le Bouleau nain est un petit arbrisseau quivient sur les plus hautes montagnes de l’Allemagne ,dans la Laponie, la Suède et la Norvvege. Ses feuillessont très-petites, orbiculaires et dentées ; ses cha-tons sont également fort petits, et ses branches tou-jours couchées.. Il ne s’élève qu’à quelques pieds.Dans le Nord, on en fait des balais, et il sert à allu-mer le feu. Les lagopèdes, oiseaux des hautes mon-tagnes du Nord, qui sont d’une si grande ‘ressourcepour la nourriture des Lapons et jutres peuples deces contrées, en mangent les chatons au printemps,et les graines le reste de l’année. C’est sans doute,dit M. Desfontaines, cet arbrisseau qui attire en sigrand nombre ces oiseaux dtns ces climats. Linné dit que ses feuilles donnent une teinture jaune, pré-férable à celle du bouleau blanc.
On cultive le bouleau nain en France dans le£ jar-dins de botanique ; mais il ne peut être dfaucuneutilité dans les forêts.
L’Amérique septentrionale, plus riche en arbresforestiers de tous genres que l’ancien continent, pos-sède plusieurs espèces de bouleau. M. Michaux ditque les bouleaux, dans le Nouveau-Monde, sont,comme en Europe , plus multipliés dans le nord quevers le midi. Ils sont d’un grand intérêt pour les ha-bitans de ces contrées, qui, par la rigueur du cli-mat, sont privés de la plupart des autres grands vé-gétaux qui existent dans les régions tempérées ; aussisavent-ils en tirer parti d’une manière 'étonnantepour les besoins de la vie. Ils se servent du boispour bâtir les maisons , pour construire les navires ,pour le charronnage et l’ébénisterie. Avec l’dcorce ,qui est presque incorruptible, ils font des pirogues ,des boites, des paniers, etc.
Ce savant voyageur assure que les bouleaux amé-ricains fournissent un bois de meilleure qualité quele bouleau blanc de l’Europe . Il en compte sept es-pèces, dont cinq acquièrent une grande élévation,et les deux autres ne sont que des arbrisseaux. Il nedonne en conséquence la description que des cinqpremières espèces Je vais en extraire les principauxtraits.
Le Bouleau a canot ou a papier ( V. la figureà VAtlas) est un arbre très-multiplié dans les