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supérieures , principalement de la base des boutons,qui, dans ce cas , s’oblitèrent toujours.
La formation des bourrelets a lieu aussi dans lesmarcottes , par l’effet de la plaie ou de la compres-sion que l’on fait éprouver à la branche qu’on meteu terre.
C’est à la sève, sur-tout à la sève descendante,c’est-à-dire à celle qui est produite par les principesnutritifs que fournissent les feuilles , que l’on at-tribue la formation des bourrelets; et ce qui le prou-verait seul, c’est que toutes les parties d’une branche,au-dessus d’une plaie annulaire, augmentent bienplus en grosseur que celles d’une branche semblablequi n’a pas été mise dans la même situation.
Les protubérances qu’on remarque souvent au-dessus ou au-dessous du point d’insertion d’unegreffe sont aussi des sortes de bourrelets. Lorsquela greffe appartient à un arbre plus vigoureux quele sujet, la protubérance est au-dessus ; lorsque lesujet est au contraire mieux constitué que l’arbrequi a fourni la greffe, elle est au-dessous. V. Mar-telage.
BOURRIQUE. C’est la femelle de l’àne, l’ànesse.L’amende pour une bourrique trouvée chargée d’her-bages , glands ou faînes , est de 20 fr. pour la pre-mière fois , et du double pour la seconde , avec con-fiscation de la bête. ( Oïd. de 1669 , tit. XXXII,art. 12.9
L’art. 10 du tit. XXXII de l’ordonnance ne dé-termine point le taux de l’amende à payer pour lesânes ou ànesses qui seraient trouvés pâturant endélit dans une forêt ; et cette omission vient sansdoute de ce qu’il est rare que ces animaux y soientmis en pâturage. Mais comme l’àne appartient augenre cheval, equus asinus , et attendu d’ailleursque d’ajirès l’art. 38 du tit. II de la loi du 28 sep-tembre 1791 , l’amende pour pâturage d’un chevalou de toute autre bête de somme est la même, ilest évident que l’on doit appliquer au délit de pâ-turage des ânes la même peine qu’à celui des che-vaux.
BOUSSOLE. Les arpenteurs sont tenus d’enavoir une d’un décimètre au moins de diamètre, gar-nie de sa pinnule. ( Instr. du 9 frimaire an 10— 3 onovembre 1801 , art. 2.)
BOUTIQUES DES PÈCLIEURS. V. ce mot dansle Dictionn. des Pêches.
BOUTON, gemma. V. Bourgeons. Les bota-nistes et les cultivateurs donnent le nom de boutonà un petit corps arrondi, un peu allongé, quelque-fois terminé en pointe, qui se forme aux aissellesdes feuilles et des arbrisseaux. Il varie selon les es-pèces et peut servir à les faire distinguer les unesdes autres pendant l’hiver. On aperçoit alors lesboutons à l’extrémité des jeunes rameaux et le longdes branches, fixés par un court pédicule sur unesorte de petit bourrelet , où, l’année précédente,étaient attachées les feuilles dans l’aisselle desquellesils ont pris naissance. Ils sont quelquefois solitaires,quelquefois rassemblés deux à deux, opposés, al-ternes, ou plusieurs verticillés : ce sont comme au-tant de germes de la reproduction des feuilles, duhois et du fruit, destinés par la nature à multiplieret perpétuer les espèces. Aussi , dit M. Dutour
( Dictionnaire d’histoire naturelle ), la nature n’a-t-elle rien négligé pour les garantir des injures del’air et des insectes : écailles, feuilles sur feuilles,duvet, gomme, suc visqueux, tout a été prodiguéiour la conservation de ces boutons précieux, quees anciens ont nommés, avec raison, gemma. Lesécailles qui les couvrent sont assez dures, souventhérissées de poils, creusées en gouttière, et dispo-sées les unes sur les autres comme les écailles despoissons. Elles sont implantées dans les lames inté-rieures de l’écorce, dont elles paraissent être un pro-longement : leur usage est de défendre les boutonscontre le froid et la pluie ; elles sont enduites d’uneespèce de vernis , sur lequel l’eau glisse-
On distingue ordinairement trois espèces de bou-tons : le bouton à fleurs et à fruit , le bouton àfeuilles et à bois , et le bouton mixte, qui est enmême temps à feuilles et à fleurs. Le premier ren-ferme le rudiment d’une ou de plusieurs fleurs: ilest communément plus gros, plus court que lesautres, moins uni, moins pointu. Le second, quine doit produire que du Dois et des feuilles , estmince , allongé et pointu , quelquefois arrondi ,comme dans le noyer, ou très-gros, comme dans lemarronnier d’Inde. Le bouton mixte est plus petitque dans les précédens ; il produit des feuilles et desfleurs, mais de deux manières différentes: tantôtelles se développent en même temps, tantôt lesfeuilles naissent sur un petit rameau, qui fleurit dansla suite.
Le bouton offre en général l’idée d’une grainemûre. Le bouton à bois , mis en terre, produit uneplante semblable à celle qui l’a nourri. La greffe estla transplantation d’un bouton sur une branche quilui est étrangère. La chaleur et la lumière sont né-cessaires au développement des boutons. Ceux quel’on voit aux extrémités des branches se dévelop-pent toujours avec plus de vigueur que les boutonsinférieurs , et les branches exposées au soleil en pro-duisent un plus grand nombre.
La direction constante de la sève vers les boutonsmontre leur importance. On ne la voit pas coulerd’une branche coupéeauprintemps; maisqu’on rompealors un bouton dans son pédoncule, on aperçoitaussitôt une goutte de liqueur, qui reparaît encoreyirès qu’on l’a essuyée. Tout bouton retranché pro-duit quelque changement dans l’économie végétale;la sève qui se portait vers lui développe de nouveauxboutons ou accroît le développement des autres.Quand on pince trop un arbre, il se garnit dans lesparties inférieures ; si on l’ététe, il produit une mul-titude de bourgeons; les boutons se pressent autourde la section d’une branche, ils environnent lesplaies , ils recouvrent les bourrelets. Lorsque la sèvea peu d’activité, le retranchement de quelques bour-geons peut être utile; mais il est dangereux toutesles fois qu’elle est-très-abondante : ne pouvant plusalors se distribuer également et 11e trouvant plus decanaux suffisans pour la contenir, elle occasionnedes pousses stériles ou des extravasions fatales.
Le bouton a fruit croit comme le bouton à bois,il est également nourri par les sucs qui traversentle bourrelet sur lequel il repose; mais sa croissanceest plus prolongée et son développement plus régu-