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Tome premier.
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rien par la suite. 11 regarde le recépage du chênecomme une opération fort utile , nonobstant toutesles opinions contraires. Dès que les peupliers d’Italiecommencent à prendre trop d’élévation , il faut lescouper, pour les planter ailleurs comme boutures.Les rejets des souches de ces peupliers fournissentun ombrage moins épais, et lorsqu’ils s’élèvent uneseconde fois au-dessus du chêne , on les coupe denouveau. Par ce moyen , les plants de chêne filentbien et présentent une tige bien droite. L’auteurn’est pas d’avis qu’on les soutienne avec des tuteurs,parce qu’ils endommagent toujours l’écorce du plant,et il pense d’ailleurs que le balancement de l’arbreest nécessaire pour favoriser la circulation de la sève.On ne doit avoir recours aux tuteurs que dans lecas où les plants sont tellement flexibles que leurtête ne peut se soutenir, et dans ce cas, il conseillede les attacher avec des liens de paille entre deuxtuteurs ; mais il regarde l’état serré des arbres com meétant bien plus propre que les tuteurs à former destiges droites.

Cette méthode, qui nous parait très-bonne , pour-rait être appliquée à l’éducation des ormes , des mi-coucouliers , et de tous les arbres qui exigent destuteurs en pépinière.

Dans la pratique ordinaire , on doit suivre , pourl’éducation des chênes en arbres de tige, les mêmesrègles que pour les autres arbres; c’est-à-dire qu’ilfaut, dès la première année de la plantation, choisirsur chaque plant le bourgeon qui promet la plusbelle végétation , pour former la tige ; on rabat lesautres branches à 2 ou 3 pouces près du tronc, sui-vant leur longueur. Au mois de juillet de la secondeannée, on supprime les chicots de l’année précé-dente, et on rabat les petites branches les plus bassesde la branclie-tige , toujours à une distance de cettetige proportionnée à leur grosseur. On continueainsi pour les autres années, en tenant les branchesun peu plus longues pour faire prendre de la gros-seur à la tige.

Duhamel conseille , pour éviter les frais de cetteseconde éducation en pépinière, de semer de suiteles glands à une distance convenable dans la pépi-nière destinée à former des arbres de tige, aprèsqu’on aura eu la précaution de faire germer ces glandsdans du sable et de rompre leur radicule; mais cetteméthode ne peut procurer des plants bien pourvusde racines, et il serait à craindre qu’ils 11’obtinssentque peu de succès dans la transplantation. Il y amême des auteurs, et M. Hartig est de ce nombre,qui pensent que ce n’est point assez d’une planta-tion en pépinière, et qui conseillent, pour augmen-ter les chances de la reprise, de faire relever le plantdeux ans après qu’il a été planté pour la premièrefois , et de lui faire subir une deuxième transplan-tation avant de le placer définitivement à demeure.Il est certain que c’est un excellent moyen de mul-tiplier le chevelu , en rafraîchissant le bout des ra-cines à chaque plantation.

De rextraction des plants de tige. —• On procèdeà l’extraction de ces plants, en usant des précautionsque nous avons déjà indiquées pour ne point endom-mager la tige ni les racines, et pour conserver deces racines une quantité proportionnée à la force du

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plant. A cet effet, on fait une tranchée autour duplant, à une distance d’un pied et demi à 2 pieds,suivant la hauteur et la force de ce plant et le plusou moins d’espace qu’on a ; ensuite on coupe les ra-cines aussi longues que possible avec une bêche bientranchante, en évitant de les briser, et lorsque lelant est dégagé de toutes parts on le lève sans lerusquer. Il faut éviter de le pencher avant d’avoircoupé toutes les racines, parce qu’elles se fendraientet éclateraient; ce qui, par la suite, en occasionneraitla pourriture et ferait périr le plant. On procède à lapréparation du plant et à la replantation de la ma-nière que nous indiquerons plus loin.

Des semis de glands à demeure. — Ainsi quenous l’avons déjà dit, la meilleure manière de mul-tiplier le chêne consiste dans les semis à demeure,que l’on fait aussitôt ou peu de temps après la ré-colte des glands, parce que le chêne transplanté estd’une reprise difficile , et que pour la replantationon est d’ailleurs obligé de le priver de son pivot,qui est si utile pour lui donner une assiette solideet contribuer à sa nourriture. On se gardera doncbien, si on est forcé de retarder les semis jusqu’auprintemps et d’employer des glands germés, de rom-pre la radicule de ces glands , opération qui ne doitavoir lieu que pour les semis destinés à pourvoir àdes plantations.

Lorsqu’on se propose de faire des semis de quel-que étendue , il faut attendre une année abondanteen glands, parce que la récolte en coûte moins cheret qu’ils sont ordinairement de meilleure qualité.D’un autre côté, les semis seront bien moins expo-sés à être ravagés par les sangliers, les mulots et lesoiseaux, qui trouveront abondamment du gland dansles forêts ; tandis que dans les années de disette ilsne manquent jamais de se jeter sur les semis. M. deBuffon, qui fait cette observation , dit qu’on n’ima-ginerait pas jusqu’à quel point les seuls mulots peu-vent détruire les glands. Un semis de i 5 à 16 ar-pens , qu’il avait fait au mois de novembre, fut en-tièrement détruit par ces animaux, qui habitentseuls ou deux à deux, et quelquefois trois ou quatredans un même trou. 11 fit ouvrir quelques-uns deces trous, et il fut étonné de voir dans chacun undemi-boisseau et souvent un boisseau de glands, queces petits animaux avaient ramassés. Il donna l’or-dre sur-le-champ qu’on dressât dans ce canton ungrand nombre de pièges, où, pour toute amorce, onmît une noix grillée ; en moins de trois semaines detemps on lui apporta près de treize cents mulots.Cette observation doit suffire pour qu’on évite defaire des semis en automne, quand on craindra leravage de ces animaux, ou du moins pour qu’on n’enfasse, dans cette saison , que lorsqu’il y aura unegrande abondance de glands répandus dans lesforêts.

Divers moyens de préparer les terrains pour les se-mis de glands d demeure , et d’exécuter cessemis.

La préparation des terrains se fait de diverses ma-nières , suivant la nature de ces terrains» Nous allonsrappeler les procédés les plus en usage, en cominen-