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Tome premier.
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La Clématite a feuilles simples est originairedes parties orientales de l’Europe et de l’Asie : ellea les feuilles sessiles, ovales , lancéolées ; les fleursgrandes, bleues, recourbées et solitaires à l’extré-mité des tiges, qui meurent, tous les hivers.

Les clématites se perpétuent de drageons , demarcottes et de semences. On emploie beaucoup lamultiplication par division des vieux pieds, qui estle moyen qui donne des jouissances plus promptes.Elles viennent dans presque tous les terrains.

CLERGÉ. V. Bois des ecclésiastiques.

La loi, du 25 mars 1817, sur les finances statuequ’il sera formé sur les forêts un revenu net dequatre millions de rentes pour la dotation du clergé.

CLIMAT. Mot qui vient du grec klima, incli-naison du ciel, échelon, dérivé de klinô , incliner.

On sait que la terre a une forme presque ronde,que la chalenr et le froid dans tel ou tel endroit sontplus ou moins forts, suivant la distance de cet en-droit à l’un des pôles (nord ou sud), et que l’équa-teur ou la ligne qui se trouve au milieu de ces deuxpôles, est l’endroit où la chaleur a le plus d’inten-sité. Cette différence delà chaleur ou du froid, en tantqu’elle est produite par la distance des deux pôles àl'équateur , s’appelle climat géographique. Chaqueclimat de ce genre est un espace de terre compris entredeux cercles parallèles à l’équateur, et dans lequel ladurée du plus long jour , au solstice d’été, diffère enplus ou en moins de celle du plus long jour des deuxautres espaces entre lesquels il est placé. On distin-gue des climats d’heure et des climats de mois. Lespremiers sont ceux dont la durée du plus long jourdiffère d’une demi-heure de celle du plus long jourdes climats qui les avoisinent. Les climats de moissont ceux dont la durée du plus long jour diffère d’unmois de celle du plus long jour des climats entrelesquels ils sont placés. On compte vingt-quatre cli-mats d’heure et six climats de mois, depuis l’équa-teur jusqu’à l’un des pôles, et autant de l’autre côté.Les géographes modernes ne comptent plus par cli-mats , mais par degrés de latitude.

On entend aussi vulgairement par climat le degréde froid et de chaud , de sécheresse et d’humidité ,qui est propre à tel ou tel pays, sans avoir rigoureu-sement égard à la latitude géographique, et en con-sidérant l’état des plaines ou des montagnes de cepays , celui des eaux , des marais , etc. Ces espècesde climats s’appellent climats physiques.

En agriculture , le mot climat ne désigne quelque-fois que la portion d’un pays qui fournit les mêmesproductions végétales.

La France se divise, relativement à sa grande agri-culture et à ses forêts, en trois climats principaux:celui du midi, depuis les Pyrénées jusqu’à Bordeaux ,ou depuis Marseille jusqu’à Valence; celui du cen-tre , depuis ces deux villes jusqu’à Paris ; et celui dunord , depuis Paris jusqu’aux frontières de la Hol-lande.

Les plaines étendues présentent, sous la mêmç la-titude nord , un climat plus tempéré que les hautesmontagnes qui se trouvent au milieu de ces plaines,et qui sont presque toujours couvertes de neige etde frimas. Telles sont, par exemple, les Alpes et lesJ yrénées, sur lesquelles il règne un hiver éternel, et

qui produisent des plantes et des arbres analogue*aux divers degrés de température qu’elles offrent de-puis leurs bases jusqu’à leurs sommets. C’est ainsiqu’au pied des Pyrénées on trouve les plantes despays chauds, et vers leur sommet celles des climatsles plus froids.

Mais les moyennes hauteurs et les vallons peuprofonds ne présentent point, sous la même lati-tude, une température bien différente de celle desplaines. La différence qui peut exister, à cet égard,provient des diverses expositions, et des circons-tances que nous expliquerons plus loin.

La France , qui s’étend à-peu-près du 4 2e . au5o e . degré de latitude nord, possède un climat engénéral tempéré , qui convient à la culture de beau-coup d’espèces d’arbres, et de presque tous ceux dunord de l’Amérique , ainsi que le prouve la naturali-sation des nombreuses espèces apportées de cettepartie du Nouveau-Monde.

Les climats n’exercent point, dans toutes les si-tuations, les influences qui leur sont propres , parceque la température y est modifiée par un grand nom-bre de circonstances. Ce sont les abris naturels pro-duits par les hautes montagnes , les abris artificiels,les édifices, la nature du sol, qui rendent les produc-tions plus ou moins hâtives ; le voisinage des forêts,des lacs, des marais et des rivières, qui retarde lavégétation ; les diverses expositions , et, commenous l’avons dit, l’élévation des terrains, qui fontque le climat des Alpes, des Pyrénées , et celui desCordillères sous l’équateur, sont les mêmes que ce-lui de la Laponie .

M. Bosc , en traitant cet objet dans le Diction-naire d’agriculture , fait remarquer que les climatsne conservent pas toujours leur température, queles défrichemens opérés en Amérique , en diminuantla masse des bois et des eaux, a augmenté la chaleurdes contrées où ils ont eu lieu ; qu’indépendammentde ces causes, il en est une générale qui n’est pasencore bien connue, mais dont les effets sont très-marqués, et qui agit selon la série des siècles. Cettecause, dit-il, un auteur la trouvait dans le refroi-dissement graduel de la terre; un autre, dans ladiminution de la masse ou de l’action du soleil; untroisième , dans l’augmentation de l’obliquité del’écliptique, etc.

Mais pour nous borner aux effets généraux et ac-tuels des climats, et à ce qui regarde particulière-ment l’accroissement et la qualité des bois , nous ob-serverons que, dans les pays chauds, la végétationest plus précoce et plus active que dans les paysfroids, et que les bois sont plus durs, plus pesanset plus durables dans les premiers que dans les se-conds.

Cependant cette plus grande activité de la végé-tation dans les pays chauds ne paraît pas contribuerà procurer aux arbres des dimensions plus fortes; ilsemble au contraire que les arbres, dans les climatsun peu froids, acquièrent plus d’élévation et degrosseur que ceux qui croissent dans les régions dumidi. Au surplus, les végétaux, comme les animaux,n’acquièrent toute la force dont ils sont susceptiblesquedanslesclimatsquileur sont propres; et quoiquel’on cite des arbres, le cèdre , par exemple , et des