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nance de 1669. — Cak. des ch. , art. 5 t.) Y. Ex-ploitation .
IL est défendu d’entrer de nuit dans les forêts horsles routes et grands chemins, avec serpes, haches ,scies et cognées. (Ib., tit. XXVII, art. 34 -)
Une sentence de la maîtrise de Paris , du i 5 mars1754 i fuit itératives défenses d’entrer dans les fo-rêts avec cognée, serpes et autres ferremens. V. auRecueil.
Ces défenses ont également été faites par la pro-clamation du roi, du 3 novembre 1789.
Les adjudicataires sont responsables des délitscommis dans leurs ventes et aux environs à l’ouïe dela cognée, si euxouleurs facteurs n’en font leur rap-port , et ne le remettent aux agens forestiers enbonne forme et dans le délai prescrit. ( Ord. de 1669,tit. XV, art. 5 i. — Arr. du Cons., du 7 avril iy 5 o.— Arr. de la C. de cass., du 23 janvier 1807.)
L’ouïe de la cognée , c’est-à-dire la distance lé-gale à laquelle on suppose que la cognée se fait en-tendre , est fixée , pour les bois de cinquante anset au-dessus, à 5 o perches (366 mèt.) , et pour lesbois au-dessous de cinquante ans, à i 5 perches(i 83 mèt.). ( Ord. de 1669, tit. XV, art. 5 i.)
Avant l’exploitation , l’adjudicataire peut faireprocéder à ses frais au souchetage, c’est-à-dire à lareconnaissance des délits commis aux environs desventes à l’ouïe de la cognée. {Ib., art. 5 1. — Cak.des ch. , art. 39.) V. Souchetage.
COII 1 ER. Quelques auteurs donnent ce nom auchêne pédoncule.
COIGNASSIER ou COGNASSIER , cydonia.Genre d’arbre de l’icosandrie pentandrie et de la fa-mille des rosacées.
Dénominations. — Le coin se nomme en greckydônion, lasiomélon , chnoaon ; en latin, malumcotoneum ; en italien, pomo cotogno; en espagnol ,membrillo marmello (d’où est venu notre mot mar-melade) ; en allemand, quittent en anglais , quince-peare ; en belge , queappel.
Histoire. — Quintus Serenus nous apprend l’ori-gine de la dénomination grecque cydonion , en ob-servant que ce fruit était originaire de Cydon, villede Crète : Aut quœ poma Cydon Creto is misit arbo-ris. Les Grecs et les Romains connaissaient plusieurssortes de coins. Pline a parlé des coins , qu’il ap-pelle pommes cotonneuses, mala cotonea , et queles Grecs nommaient pommes cydoniennes , quœGræci cydonia. Il distingue les coins qu’on appe-lait crysomela , et qui étaient dorés ; les coinsde Vérone , dont la couleur était plus blanche etl’odeur très - agréable ; ceux de Naples , les petitscoins appelés struthées , qui étaient fort odo-rans, etc. , etc., et il dit que les chambres où l’onsaluait les grands à leur lever, étaient garnies detoutes sortes de coins élevés en caisse, et qu’on enélevait même sur la tête des dieux qui présidaientau lit nuptial : Omnia jam et virorum salutatoriiscubilibus inclusa, simulacrisnoctiumimposita.{Plin.,lib. XV , cap. XI.) Cet auteur parle aussi de laconservation des coins ; il dit qu’il faut les tenirenfermés et ne leur point donner d’air , ou bien lesfaire cuire dans du miel ou les plonger dans du mielbouillant.
Description du genre. — Les rapports nombreuxqui existent entre Les coignassiers et les poiriers ontengagé Linné à les réunir dans le même genre, et àles distinguer seulement comme espèces. Tournefortavait fait des coignassiers un genre particulier, sousle nom de cydonia. Il a été suivi par plusieurs bo-tanistes modernes. '
Les caractères communs à ces deux sortes d’ar-bres sont un calice persistant, à cinq divisions , cincjpétales, des étamines nombreuses, cinq styles, unfruit oblong, prolongé vers le pédoncule, n’ayantqu’un ombilic.
Les caractères qui distinguent les coignassiersconsistent dans les fruits recouverts d’une peau ve-lue ou pubescente; deux semences un peu calleusesdans chaque loge; les feuilles simples, tomonteusesen dessous; les fleurs axillaires, presque sessiles ,solitaires; les calices remarquables parleurs grandesdécoupures persistantes , denticulées.
ESPÈCES OU VARIÉTÉS.
On distingue plusieurs espèces ou variétés decoignassiers , dont les principales sont : le coignas-siercommun et le coignassier de Portugal .
i°. Coignassier commun, dont les feuilles sonttrès-entières et les fleurs solitaires, cydonia com-muais ou pyrus cydonia foliis integerrimis , flori-bus solitariis. (Lin.)
2°. Coignassier sauvage, à feuilles étroites, cy-donia angustifolia, vulgaris. ( Tournef.)
3 °. Coignassier ou Coignier femelle , ou àfruits longs , ou à coins-poires, ou coudonnier, enprovençal , cydoniafructu oblongo lœviori. (Tournef.)
4 °. Coignassier ou Coignier male, ou coignassierà fruits ronds , ou à coins-pommes , cydonia fructubreviore et rotundiore. (Tournef.)
5°. Coignassier df. Portugal , ou coignassier àgros fruits, à grandes feuilles, cydonia latifolia, lu-sitanien. (Tournef.)
6°. Coignassier a fruits lisses, oülongs , cyda-niafructu oblongo, lœvi, dulci, edulique. (Tournef.)
7°. Coignassier a fruits petits, lanugineux,acerbes, cydonia fructu oblongo, minori, lanugi-noso , non eduli. ( Tournef.)
Les auteurs de la nouvelle édition des Arbres etarbustes de Duhamel, donnent la description, d’a-près M. le professeur Thouin , de deux nouvellesespèces de coignassiers, qui sont :
8°. Coignassier de la Chine , cydonia sinensis.(Thouin.)
9 0 . Coignassier du Japon , ou à fruits en gourde,cydonia japonica (Pers.), ou cydonia lagenaria.( Thouin.)
Notre ouvrage étant principalement consatré auxarbres forestiers , nous ne nous occuperons dans cetarticle que du coignassier sauvage.
Le Coignassier sauvage , pyrus cydonia sylves-tris ; en allemand der wilde quitten-slrauch ; en an-glais , the •wilde quince , est un arbrisseau de lapremière grandeur, dont les tiges sont souvent tor-tueuses, revêtues, ainsi que les grosses branches etles vieux rameaux , d’une écorce brune, lisse; celledes jeunes rameaux est couverte d’un duvet blanc