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le bois qui n’a que 6 pouces de grosseur est nommétaillis. .in- . 1 ;. , , ! " • - 1
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§ 3 . — Des observations faites par les auteurs fran-çais sur le cordage des bois. >
'Duhamel rappelle les observations qtji pnt étéfaites à l’occasion du çordage.df^ hpii rotins et fenrdus. Les v ( oici : Les d;pu;prions (Jè ),i corde,dp Paris ,étant c(e 8 pieds de lpng et de^ de hauteur, les bûchesayant 42 pouces de longueur, cette corde forme unsolide de 112 pieds, cubes, mais qu’il est impossiblede remplir sans vide , avec des bûches , soit rondes,soit fendues. Les bois fendus procurent bien plus dede cordes que les bois rojids. En effet, suivant desexpériences faites k.Metz , hu|t cordes de bois rond,étant converties en bois fendu, ont rendu onze cor-dés j mais cette proportion doit varier suivant lagrosseur du bois.
On pourrait aussi démontrer , ajoute Duhamel,en se servant du principe de M. de Mairan, sur lespiles de bois ( Dissert. sur la glace , 1749), qu’avectous bois précisément cylindriques de 3 pouces 4 - de,diamètre, c’est-à-dire de la grosseur la plus favo-,rable au remplissage exact de la corde , il ne seraitpas possible d’y faire entrer jusqu’à 97 pieds cubesde bois. Si l’on ajoute à cette donnée le résultat del’expérience de Metz , il s’ensuit que c’est tout auplus s’il peut entrer 70 pieds cubes effectifs dans lacorde la mieux mesurée qu’il est possible en boisfendu ; et què sur les 112 pieds cubes de la corde ,il se trouve nécessairement au moins 42 pieds cubesde vide. On sent assez combien la fraude ou la mal-façon dans le cordage, et la forme tortueuse des bois,peuvent augmenter ce vide au grand préjudice del’acheteur. Dans quelques provinces, on croit évitercet inconvénient, en vendant les bois au quintal ,c’est l’usage de Marseille ; mais on n’évite pas abso-lument tous les autres, car les bois, en desséchant,perdent plus 4e leur poids que de leur grosseur, etpar cette raison , les marchands essaient de les ven-dre verts et nouvellement abattus le plus qu’il estpossible: outre cela, le poids du bois change beau-coup , suivanf que l’air, est sec ou humide, et les mar-chands tâchenf de vên^fp^eur bois dans les circons-tancés qui se trouvent leur être les plus avantageuses.
Duhamel indique dans son Traité de l’exploita -,tion des bois , t. T , p. 197 , le nombre de bûchesqu’il faut pour remplir une corde de 12 pieds cubes.Voici ses indications :
Bûches de 18 à 20 pouces de grosseur. . . . 11 6-
Id. de 12 à 17 .... ..240.
Id. de 6 à 1 1.400.
Brins de 6 à 9.800.
Mais on sent combien ces données sont fausses,puisque si on évalue la solidité de ces bûches , parexemple, des 800 bûches de 6 à 9 pouces de gros-seur et de 42 pouces de longueur , on a une soliditéde 362 pieds cubes, tandis que la contenance de lacorde n’est que de 112 pieds cubes. V. Estimationdes bois.
Tellès d’Acosta observe qu’il faut y 5 bûches pourune voie de compte ( 52 pieds cubes ), et que cepen-dant on n’en donneà Paris que 52 . L’anneau de Paris
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a , comme nous l'avons dit, 6 pieds 6 pouces de cir-cûnférence : il en.faut 10 pour une corde. Une voiede bois sec, moitié chêne et moitié hêtre , pèserait,suivant le même auteur, i 65 o livret,-et celle dechêne seul, 1700 livres,
§ 4 . Des expériences des Allemands sur le mesu-rage des bois.
Je 11e sache pas que d’autres auteurs forestiersfrançais aient fait des expériences sur cet objet; maisles Allemands s’en sont beaucôUp occupés. Je vaisexposer aussi succinctement qu’il me sera possibleles résultats de leurs recherches.'
M. de Burgsdorf rapporte dans Soh Manuelfores-tier voyez ma traductioh , pagé 35 , 2 e . vol.), lesrésultats obtenus par plusieurs aute'drs, surl’estima-tion des vides ou interstices d’uné'cbrdé de rondinsou de bois de quartier ayant 6 pieds de couche,autant de haut, et de 5 pieds pour la longueur desbûches, laquelle contient par conséquent 108 pieds
cubes.
Yierenklée a trouvé que les vides ou intersticesétaient ( pour le sapin commun ) pied, cub»,.
de. 10 -~
OHttelt ( pour l’épicéa ), de. i 3 ' -j-
De YVerneck, de.. . 16 —
llennert (pour le hêtre), de. 14 ”
De Iiunnerbein ( pour le pin sauvage),
de. 36 yy
De Burgsdorf (1 idem ) , de. 4 ° T"
Le même ( pour le chêne), de. 5 i -p
Ce dernier prenait la moyenne proportionnelle deces quantités , et il en concluait qu’une corde debois de 108 pieds cubes devait contenir en général,80 pieds cubes en solidité ,
et 28 idem pour les interstices.
Total. . 108.
Il pensait aussi qu’on pouvait , en suivant cetteproportion, trouver, par la règle de trois, la va-leur des interstices et de la solidité d’une corde dontles bûches auraient toute autre longueur; mais ilétait dans l’erreur, car plus les bûches sont cour-tes, et mieux elles s’arrangent dans les cordes , etd’ailleurs la grosseur de ces bûches et leurs formesdonnent de£ différences très-remarquables.
M. Schuïtz a trouvé 1°. qu’un stère de bois dequartier (essence de hêtre) contenait 720 décimè-tres cubes de bois en solidité , et que les intersticesétaient par conséquent de 280 décimètres cubes ;2°. qu’un stère de rondins (de même essence) con-tenait 55 o décimètres cubes de bois et 45 o d’inters-tices.
D’après la proportion établie par M. de Burgsdorf,et l’expérience de M. Schultz, sur le stère de boisde quartier, les interstices seraient d’un peu plusd’un quart de la corde.
M. Hartig a fait des expériences beaucoup plusétendues. V. ma traduction de ses' Expériences surla combustibilité des bois.
11 s’assura , de la manière suivante, de ce quecontenait en solidité ou masse réelle de bois la cordedu Bhin, ayant 6 pieds de couche , 6 de hauteur, et