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d’elles ressemble à une petite jacinthe. Le bel effetqu’elles produisent et l'avantage qu’elles ont de se dé-velopper dès que les gelées sont passées, et de se suc-céder jusqu’au milieu du printemps, ont fait donner àcet arbuste le nom bien mérité de bois gentil ; maiselles occasionnent des maux de tête si on en respire l’o-deur trop long-temps. Les fruits sont des baies ovalesde la grosseur d’un pois et d’un rouge foncé dans lemois d’octobre, époque de leur maturité. Elles ren-ferment chacune une semence.
Il y a une variété à lleurs blanches et à baiesjaunes.
Culture, t— On cultive le bois gentil pour l’orne-ment des jardins ; on en décore les plates-bandes desparterres , et il est avantageusement placé entre lesbuissons et dans les massifs des jardins paysagers. Illui faut un terrain sec et léger, une exposition chaudeau printemps et de l’ombre en été ; il se multipliede graines, que l’on sème aussitôt que le fruit estmûr, et que l’on recouvre de 3 à 4 lignes de terre :une partie lève au printemps suivant, et l’autre ausecond printemps.
Qualités et usages. — Toutes les parties de cetarbuste ont une âcreté brûlante excessive ; la pluspetite portion d’écorce que l’on applique sur la peauy occasionne de la rougeur et fait élever une cloche;si on en mâche et que l’on en avale, on sent dansla bouche et dans l’estomac une chaleur insuppor-table , qui dure plusieurs heures. On s’en sert àl’extérieur; on en fait des sétons , que l’on met surla nuque, sur les bras ou sur les jambes. On en a vude bons effets dans différentes maladies qui exigentles vésicatoires ou les exutoires, telles que des mauxde tête habituels, des ophthalmies qui résistent auxremèdes ordinaires. Pour diminuer l’àcreté de cetteécorce , il faut la faire tremper dans du vinaigre.
Pour les animaux, on s’en sert de la même ma-nière dans tous les cas où l’on veut établir un cau-tère. L’expérience a confirmé les succès que l’on ena obtenus dans certaines épizooties.
Les gens de la campagne se servent quelquefoisdes liaies pour se purger , aussi en éprouvent-ils deseffets terribles. Ceux qui ne meurent pas des suitesde leur imprudence, ne doivent leur salut qu’à la pe-tite quantité qu’ils en prennent et à la vigueur deleur tempérament. En un mot, on ne doit jamaiss’en servir à l’intérieur : ce n’est même qu’avec beau-coup de prudence qu’on peut l’employer à faire dessétons.
Les tiges de cet arbrisseau, divisées en lanièrestrès-minces, au moyen d’un instrument bien tran-chant, sont employées, en Suisse et dans quelquesparties de l’Allemagne , à fabriquer ces chapeauxd’un blanc éclatant que les femmes portent sous lenom de chapeaux de paille blanche.
Le Daphné thymélée est un sous - arbrisseautrès-rameux , à feuilles semblables à celles du myr-the et glauques, et à fleurs jaunâtres, qui croit enEspagne, dans les contrées méridionales de la France et aux environs de Nîmes .
Le Daphné tartosraibe ou la Lauréole bran-che ne s’élève qu’à un ou a pieds. 11 croit en Provence dan? les terrains sablonneux et arides des bords de
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la mer. Il se distingue par son feuillage soyeux etargenté.
Le Daphné des Alpes ou Lauréole des Alpes est très-rameux, et ne s’élève qu’à 2 ou 3 pieds. 11porte de jolies fleurs blanches, qui s’épanouissentau printemps et ont beaucoup de parfum. Ses baiessont noires. Il habite les montagnes de l’Italie , dela Suisse et de la France , sur les rochers.
Le Daphné lauréole ou Lauréole commune ,improprement appelée lauréole mâle , est plus élevéque le bois gentil. On le trouve dans les bois et leslieux ombragés de la France, de la Suisse , de l’Al-lemagne et de l’Angleterre. 11 a une tige droite etpeu rameuse, une écorce cendrée, des feuilles ras-semblées en touffe au sommet des rameaux, lan-céolées, entières, épaisses, coriaces, glabres, lisses,luisantes et vertes jiendant toute l’année. Ses fleurssont verdâtres, sans odeur, disposées cinq à cinq enrappes latérales axillaires et inclinées. Ses fruitseviennent noires en mûrissant.
C’est un charmant arbuste. très-propre à la dé-coration des jardins. Il se multiplie comme le boisgentil; il a les mêmes propriétés caustiques, et ilprésente les mêmes dangers dans les usages qu’onen fait pour la médecine.
On se sert rarement des feuilles et de la racineet encore plus rarement des baies; on emploie seu-lement ces dernières à l’extérieur, pour les dartreset la gale. Son bois sert aussi en Suisse à faire deschapeaux blancs à l’usage des femmes.
Le Daphné odorant a les tiges menues, couchées,simples ; les feuilles linéaires; les fleurs roses, dis-posées en têtes terminales et odorantes ; il est origi-naire des Alpes , conserve ses feuilles pendant l’hi-ver et fleurit presque tout l’été. C’est un charmantarbrisseau d’environ un à 3 pieds, qui forme destouffes larges et répand une bonne odeur ; mais ilest sensible au froid dans notre climat, et il fautl’abriter pendant l’hiver.
Le Daphné des collines est originaire d’Italie .
Il s’élève peu ; ses fleurs, de couleur rose, viennentau sommet des rameaux et s’épanouissent au prin-temps. Il craint le froid de nos hivers.
Le Daphné cnéorum est aussi un très-joli ar-buste , dont les fleurs paraissent au printemps ; ellessont roses , nombreuses, odorantes et disposées enbouquets aux sommités des branches. Ses tiges sonttouffues et son feuillage est élégant. On le planteen bordure dans les parterres.
Le Daphné garou , quoique originaire du midide la France, 'résiste assez bien à nos hivers, pourpeu qu’on ait soin de le mettre dans une expositionchaude et de l’abriter des fortes gelées. Il s’élève à4 ou 5 pieds. Ses feuilles sont éparses, linéaires, ter-minées par une pointe. Ses fleurs sont blanches,odorantes, disposées en panicules à l’extrémité desbranches, et ses baies prennent une couleur rougeen mûrissant. Ses propriétés sont purgatives et cor-rosives au plus haut degré : son emploi à l’intérieurest dangereux. C’est son écorce que, sous le nomde sain-bois , on emploie si fréquemment en vési-catoires. Elle est, pour cet usage, l’objet d’un com-merce de quelque importance. Four l’employer, ontrempe ordinairement de petites portions de cette