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nés garde que l’amitié ne vous aveugle ; toutce que je puis vous promettre c’est de voir leschoses le moins en courant qu’il me fera pos-sible, & de vous rapporter fidèlement ce queje croirai avoir vu ou entendu ; — je croi-rai ! l’expreílion est assés sceptique ; mais nefaut-il pas un peu de pyrrhonisine à tout hom-me, & à un Astronome peut-être plus qu’àun autre ?
Vous m’avés vu, Monsieur, en quittantBerlin prendre la route de Magdebourg; cet-te ville fut aufïì la premiere où je m’arrétaí.Quoique considérable & la patrie d’un Physi-cien très illustre, je savois bien que ce n’étoitpas du côté de P Astronomie qu’elle pouvoít?fixer la curiosité d’un voyageur; mon desseinétoit principalement de faire la connoissancedu célébré M. Silberschlag (a), &je n’ignorois pas que chds un savant dont leslumières font si étendues je trouverois sûre-ment aussi un autel consacré à Uranie. Eneffet ce savant, lorsque je fus le voir, s’occu-poit à destiner des taches & des faculesdu So
(a) M. Jean Isaïe Siìbkrschiag* associe del'académie des sciences & belles lettres de Berlin, alors Pas-teur a Magdebourg, actuellement Pasteur, Conseiller ecclé-siastique , Sc Directeur de la cclebre Ecole réelle a Berlin. -