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un talent qùî relevs infiniment le prix de cessortes d’observations (/>).
M. SlLBERSCHLAG m’a parlé d’unprojet dont ì’exécution lui feroit beaucoupd’honneur ainsi qu’à la ville & qui embelliraitconsidérablement la cathédrale, que vous savésêtre un des plus magnifiques monumens de l’Ar-chitecture Gothique. Ce projet est de construi-re dans cette église une Méridienne en marbre,de ioo pieds de long, qui aurait une courburepropre à représenter toujours circulaire l’ima-ge du Soleil. II y aurait un double gnomon;l’un ordinaire, & l’autre qu’on pourrait ôter &remettre feroit muni d’une lentille asin de ren-dre l’image mieux terminée. La méridienneformerait une coulisse & on recevrait l’imagel! i sur une plaque d’argent mat, ou de cuivre
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If (6) M. Silberschlag m’a dit depuis, que ce*
observations Sc d’autres observations semblables & choisies,- qu’il a réduites fur le papier, prouvent que non feulement
les taches du soleil se meuvent sur elles mêmes par un mou-vement de rotation, mais auflî qu’eîles changent même dsplace fur la surface de cet astre ; que ces taches font de dif-férentes efpeces Sc qu'une tache d’une efpcce se change quel-quefois en une tache d’une autre cfpece; enfin que ces ta-ches ne font pas seulement pour ainsi dire des surfaces, maisqu’elles font composées réellement de malles épaisses. Quancaux saoules, M. Silbep.schlag les a revues plusieurs foisSc c’est toujours vers les bords du disque qu’il les a remar-quées , Sc jamais au milieu.