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Première partie.
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Section /. Des différentes qualités ^ es Sà 25

ne s en sert plus que pour faire des panneaux de par^^t, le reste étant em-ployé a faire des seaux, des douves de tonneaux <$í des lat tQS , ce q U j p^it quele beau bois devient très-rare en France, le plus beau étant employé à cesíòrtes d'ouvrages.

Le châtaignier est austì très-propre à la Menuiserie ; mais il est très-rare. à pré-sent : la couleur de ce bois est d un beau jaune clair ; ses fils font droits & pa «ralleles, & on prétend que jamais la vermine ne s y attache. Les charpentesdes combles de nos anciens édifices sont presque toutes de ce bois ; mais depuis1 hiver de 1709, ou preíque tous ces bois ont été gelés, on les coupe en taillispour en faire des echalats, du bois pour les treillages, & des cerceaux.

_ ^ es défauts qui se rencontrent dans les bois dont je viens de parler, íònt Tau-bier , les Haches, les nœuds , les malandres, les gelifs ou gelivures , ou enfingivelures en terme d ouvrier, les gales, les fistules, les roulures, les rou-geurs ou échauffures, les piquures de vers, & la pourriture.

L aubier est la derniere croiílànce de 1 arbre, laquelle sc trouve entre l'é-corce Sc le bon bois d une plus ou moins grande épaisseur, selon que le boisc p us ou moins tendre. Il est fort aisé à distinguer, parce que non-seule-ment il est plus tendre que le reste, mais aussi par fa couleur, qui com-mence par être rougeâtre lorsque le bois est encore vert, & qui blanchit àsure qu il seche , de sorte que quand il est parfaitement sec, il est tout blancouvent parsemé de piquures de vers.

errmlsV avo ^ r g ran d íòin de retrancher totalement l'aubier des bois que l'onploie, parce que a ou cn uiuoit, u leroit bien-tôt vermoulu & tombe-

roit en poussière.

Les Haches font des défauts qui dépendent de Féquarrissage , lorsqu il n a pasété fait à vive arrête ; ils occasionnent lors du corroyage une grande perte debois, & si on ne le retranchoit pas, F ouvrage seroit très-difforme.

Les nœuds íònt la sortie, ou pour mieux dire , le centre d’une branche,lesquels venant à passer au travers du corps de l’arbre , non-feulement endérangent & en séparent les fils , mais encore percent les planches lorstju'ellesfont refendues , & les font fendre ; dans ce cas on les appelle nœuds vi-cieux , 6 c ils ne peuvent pas etre employés : le bois dur & tortueux y est très-fujet ; le sapin quoique droit en est rempli, fur-tout celui d’Auvergne. Cesnœuds font plus durs que ceux du chêne, & sortent d’eux-mêmes lorsquele bois vient à se sécher.

Les malandres font des veines de bois tantôt rouges tantôt blanches, quitendent à la pourriture, & pour cette raison il est nécessaire de les retrancher.

Les gélifs ou gelivures, sont des fentes causées par les fortes gelées. Lors-

qu une planche est ainsi fendue par un bout, il faut la refendre à la scie

tout du long, & y faire un joint - fans quoi cette fente iroit toujours en aug-fnentant.

Menuisier . G