Section II. De la façon ôC de V empilage des Bois. Z tO n met les chantiers distants des uns les autres de trois en trois pieds ; leur ========
deílus doit être bien dressé & dégauchi, après quoi on empile bois deíïùs, âpres P l an ch eavoir pris la précaution de mettre de mauvaises planches au premier rang pourempêcher l’humidité de transpirer. On fait les piles de deux maniérés, íeion que
le bois est encore mouillé ou qu il est sec.
Dans le premier cas on empile à claire-voie, ce qui se fait des deux ma-niérés suivantes»
La premiere est d’eípacer les planches les unes des autres d’une distance àpeu-près égale aux deux tiers de leur largeur, & de séparer chaque rang de plan-ches par des lattes ff, lesquelles en les séparant, les empêchent de se toucher -& les entretient d’une façon solide les unes fur les autres, de forte que l'onpeut faire monter des piles juíqu’à vingt & vingt-cinq pieds de haut. ( Fìg. /).
La seconde maniéré de faire des piles à claire-voie est de les faire quarrées,c’est-à-dire , de leur donner autant de largeur que les planches font longues, cequ on fait en mettant d’abord un rang de planches espacées à distance égaie lesunes des autres. comme dans la premiere maniéré, de forte toutefois que lalargeur des planches & l'espace qui est entr’elles soit égal à leur longueur ; en-*fuite de quoi on remet pardessus ces planches un autre rang dans le même ordre& en sens contraire, ce qui fait qu'on n’a pas besoin de lattes, & que les plan-ches ont plus d’air entr'elles ; cependant on ne doit pas les laisser iong-temps em-pilées de cette façon , de crainte que le bois ne s’échauffe dans les endroits qui
portent les uns fur les autres. (Fig. 2 ). ___
Les chevrons de six & de neuf pieds s’empilent de cette façon , fans cepen-dant être à claire-voie.
La maniéré d’empiler le bois sec ne différé de la premiere de ces deux ma-niérés , qu en ce que les planches se touchent les unes les autres , au lieu d’êtreà claire-voie. On sépare chaque rang avec des lattes que l’on met d’une distan-ce égale à celle des chantiers, c’est-à-dire, de trois en trois pieds, asm queles planches soient toujours droites & ne se gauchissent pas, ce qui s’appellecauffiner ou déjetter , ou enfin coffiner , en terme d’ouvrier , quoique cepen-dant ce dernier terme signifie plutôt une planche creusée sur íà largeur quegauchie. ( Fig. 3 ).
Le deíïùs des piles íe couvre avec des planches pofees à recouvrement lesunes fur les autres , un des bouts desquelles pose sur une autre planche ( cotée a,
^' L g' 4) > 4 ue I on nomme Végout de la couverture , & qui porte à plat fur lapile : on doit cependant observer qu’elle excède de' trois à quatre pouces le de-Vant de la pile, & quelle penche un peu en dehors , afin de faciliter l’é-c °ulement des eaux ; on la calle un peu fur le derriere pour cet effet. L’au-tr~ k°ut des planches de la couverture porte fur une piece de bois b, queIon nomme chevet , qui se pose sur le champ sur deux morceaux de boisc , dans lesquels elle entre en entaille & y est arrêtée avec des coins d > afin.