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Première partie.
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32 ME N U1S1E R , /. Part. Chap . II.

« — —— qu’elle ne tourne pas. Le chevet doit être élevé d’un pied & demi au moins 9Planche afin que Feau féj ourne moins sor les piles.

T y n /

Le milieu de la couverture doit être soutenu par une piece de bois e qui paíïèpardeíîous, Sc les deux planches des rives r s , r s, doivent saillir de trois àquatre pouces des deux côtés de la pile , afin que Feau ne retombe pas le long. 1

Lorsqu on veut donner aux piles plus de quatre pieds d'épaisseur, on doitavoir foin de mettre les lattes en liaison, c’est-à-dire, que ie bout quon mettrapour compietter ce que la pile aura de plus de quatre pieds, ( ce qui est lalongueur des lattes ) que ce bout, dis-je, passe encore fur Fautre planche pourentretenir la solidité de cette même pile, qu’on aura soin d’élever bien d’à-plombde tous sens, afin d’éviter les accidents que íà chute pourroit occasionner.

Pour les bois minces, comme le bois de Hollande, la voiige de chêne Ade sapin, la coutume n est pas de les empiler à i’air au milieu du chantier, maisde les empiler sous des hangars Sc au-deilùs de la boutique où travaillent les ou-vriers, par la raison , dit-on, qu ils s y conservent mieux; mais je crois malgréi uíàge, qu'ils seroient mieux dans le chantier, où ils recevroient 1 air de tous cô-tes , & où ils ne seroient pas exposés aux vers.

Quant à leur conservation, je crois qu’iis ne courent aucun danger étant àf air. Les piles de bois de Hollande, qui sont depuis très-long-temps dans leschantiers du Port de FHôpital & de la Râpée , fans être aucunement endom-4 magés, sont de sûrs garants de la vérité de ce que j'avance.

Ce que je dis ici n’est que générai ; je sgai parfaitement que tous les Menui-siers ne peuvent pas avoir de grands chantiers ni de groilès provisions debois ; mais encore pour peu qu ils ayent d’économie , ils doivent tou-jours faire leur possible pour en être à peu~près échantillonnés, & pour veil-ler à la conservation du peu qu’ils en ont, afin de ne pas être obligés d'enacheter chez les Marchands à mesure quils en ont besoin - parce que le boisqu ils vendent n est presque jamais sec , ou bien quils le leur sont payer tâ-cher loríqu’ils en ont.

Plus les bois sont durs, Sc plus ils sont de temps à sécher ; c est pour-quoi on ne doit pas raisonnablement employer de bois qu il naît huit an-nées de coupe au moins, afin de pouvoir faire de bons ouvrages : ii ne fautcependant pas qu'il soit trop sec, sur-tout pour les ouvrages d assemblage ,*où le bois qui n a plus de fève, Sc dont Fhumidité est totalement expulsée ,ne peut être propre.

Section troisième,

D u débit des Bois.

On débite le bois de deux maniérés , savoir, sor le champ 8í so r le plat;Le bois fur le champ est celui quon fait refendre fur i épaisseur de la plan-che