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Première partie.
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Section III- D u débit des Bois . 37

mes d’ouvriers, cette levée se nomme veau ), ce qui est très-soiide , Sc en meme —-

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tems épargne beaucoup de bois. ( Fig. 4 )•

Pour les courbes en plan, on commence d’abord, avant de débiter le bois,par faire des calibres, qui sont des morceaux de bois minces, lesquels fontchantournés conformément au plan , comme les Fig. 7 & 8 > & quì ferventde régies pour débiter le bois. On doit avoir foin que les courbes se prennentles unes dans les autres autant qu il est possible ) ou bien en se chevauchant ;on évitera le bois tranché le plus qu on pourra, afìn que l’ouvrage en soitplus solide. Voye{ les Fig. $ & 6 *, lesquelles démontrent tout ce qu on peutdire à ce íùjet.

Il est encore une maniéré de ceintrer íur le plan, qui est de prendre du< boisdroit, que l'on travaille & façonne prêt à l’assembier, ensuite de quoi on lemouille du côté oppose à celui qu on veut faire creuser, puis on f expose au-deiîus d’un feu de charbon, afin de le moins noircir , Sc peu à peu on le faitployer à l’aide d’un Etréjillon ou Goberge , dont on appuyé l’un des bouts comtre le plancher , Sc l'autre contre le bois que l’on veut faire courber.

Cette maniéré de ceintrer les bois n’est d’aucun avantage, si ce n est d’emépargner la dépense ; car du reste elle est pleine de défauts. Premièrement ellen’est pas propre à toute forte de bois ; de plus il faut que le bois soit un peuVert, sens quoi il casserait ; on n’est presque jamais sûr de le ceintrer juste, Sc

quand même on y parviendrait, rien ne peut garantir que le bois en se sé-chant ne se redresse.

Je ne parle donc ici de ccwc méthode que comme d'une chose à éviter,

Sc pour avertir les jeunes gens de ne se pas laisser séduire par l’intérêt Sc par lemauvais exemple.

Les Menuisiers en carrosses suivent cette méthode pour ceintrer leurs pan-neaux , ainsi que je le dirai en ion lieu, Sc ils font très-bien: si je la blâme ici,ce n est que dans les ouvrages de bâtiments.

Lorsque le bois est débité , on- fait venir les ícieurs de long pour le refen-dre , lesquels font toujours deux ensemble, & se fournissent de scies de touteeípece ; les Menuisiers ne leur fournissent que deux tréteaux, & deux piecesde bois nommées Coulottes : ( je ne sçai si ce terme est très-propre, mais enfinc’est l’usage ). (Fig- c>).

Les tréteaux doivent etre faits de bois fort, & avoir quatre pieds de largefur cinq à cinq pieds Sc demi de haut ; leur tête 11 , doit avoir quatre poucesd’épais ser six pouces de large • les pieds 0 , trois pouces quarrés avec une tra-verse p par le bas : de deíîus Sc au milieu de cette traverse, on fait monter deux^tres pièces de bois q q , lesquelles viennent buter contre la tête du tréteau àAviron quatre pouces du milieu de chaque côté ; entre ces deux montants, Sc à

un pied de deíïòus la tête du tréteau , on y assemble une traverse r , laquelle íèrtà les retenir.

Menuisier. K

L