Section ///. Des Outils propres au débit SC au corroyage. f?trois à quatre lignes de large, Sc même plus, ce qui est indifférent, puis-que les angles font toujours les mêmes : on doit auífi avoir u ne j[i me pi a te pour ^ j j C HEdresser les dents, afin qu elles ne soient pas plus longues les unes que lesautres, ce qui seroit un très-grand défaut.
En général, lorsqu on veut limer ou affûter les scies, ce qui est la mêmechose, on met leurs fers dans une entaille à limer les scies , qui est un mor-ceau de bois de cinq à six pouces de large , star trois ou quatre d’épaisseur,
Sc environ un pied de longueur, à un des bouts duquel on fait une entaille dedeux pouces de profondeur Sc d’une largeur à peu-près égale, en observantcependant de la faire plus large d’un bout que de f autre d’environ six lignes.
On met, dis-je , le fer de la scie qu on veut limer dans f entaille , qu on yarrête avec un coin ; cette entaille est elle-même fixée fur f établi par le moyend’un valet, après quoi on lime la scie selon íòn usage , c’est-à-dire, qu’on leurdonne de la voie , ce que l’on doit toujours faire avant de les limer , Sc quel’on incline plus ou moins les dents, selon que les scies íònt destinées à fairede gros ou de moyens ouvrages. ( Figures 18 & 19).
Les dents des grosses scies, comme celles à refendre & à débiter, se limentquelquefois obliquement, à peu-près comme celles des Scieurs de long, asinde les faire mordre davantage; mais cette méthode n’est pas également à sui-vre : il faut aussi faire attention que l'inclinaison des dents de la scie doit êtredu haut en bas, íàns quoi on ne pourroit s’en servir.
Les fers de scies que les Menuisiers emploient, viennent d’Allemagne pourla plupart, & ne font pas trempés ; il y en a cependant qui le font, mais on en fait
peu d usage à cause de la difficulté d’en trouver de parfaitement bonnes, Sc depouvoir leur donner de la voie fans casser quelques dents , ce qui arrive très-fouvent.
On ne fe sert communément que de celles qui ne font pas trempées ; Sc enle choisissant - on doit préférer celles qui font d’une couleur brillante íàns paillesni inégalités ; pour être parfaitement bonnes, il faut qu’elles soient plus épaissespar le milieu que par les bouts , Sc que le cote de la denture soit d’un tiers plusépais que le derriere , ce qui exempte de donner beaucoup de voie Sc fait ungrand avantage.
Quand les Menuisiers veulent refendre du bois, ils commencent par f arrêter furl’établi par le moyen d’un valet, ensuite de quoi un ouvrier monte dessus, Sc
prend la scie par le bâton qui passe au travers de la tête , Sc un autre reste enbas qui la prend par les deux montants à environ le tiers de íà hauteur. Cetouvrage est un des plus rudes que les Menuisiers ayent à faire, vu la contrainteà leur position, celui qui est en bas étant obligé d’écarter les jambes pour^ re Passer la scie, se trouve par conséquent hors de force pour la relever»ce qui fatigue beaucoup celui qui est en haut Voye^ la Fig. 15. Quelquefoisun ouvrier seul mene la scie à refendre » mais ce ne peut être que dans du bois