Section 111. Des Outils propres au débit & au corroyage* 6rPour ce qui est de la largeur des bras, dans les grandes Ici es comme cellesa debiter, elle doit être de quinze pouces au moins ; Sc dans les autres, commecelles à tenons Sc arrazement de onze à treize pouces.
Quant à la place du sommier , elle a toujous varié ; il y a des fci es ou il estplacé au milieu des bras, d’autres aux deux tiers pris depuis la lame, d’autresenfin aux deux cinquièmes de leur longueur ; ce qu il y a de plus certain ,c’est que plus ils íònt proches de la lame, A plus la tension íè fait avec forceSc facilité ; mais comme souvent on a despieces de bois à couper qui íont extrê-mement larges, on est obligé de reculer le montant jusqu aux deux tiers de la lon-gueur des bras, ce qu’on observera aux fcies à débiter. Quant à celles à tenons 8 cautres, le plus qu on pourra les approcher du milieu ne fera que le mieux. Lacorde qui sert à tendre la scie, doit être d’une. groíîèur proportionnée à fagrandeur , A faire au moins trois à quatre fois le tour de la scie íùr laquelleon la tend Sc l’arrête le plus ferme qu’il est possible : ensuite on la fait tour-ner fur elle-même avec un morceau de bois que l'on nomme garrot , jusqu àce que la scie soit assez tendue , puis on arrête le bout de ce garrot dans un©mortaise qui est pratiquée dans le derriere du sommier. ( Fig. 3 $ 4).
La scie à débiter ne sert qu’à couper les bois après qu ils ont été refendus,
ce qui fe fait fur fétabli, où on les arrête avec un valet ; mais quand l’ouvrage
est susceptible de contours dans lesquels la scie à tourner des Scieurs de long ne
íàuroit palier, les Menuisiers font obligés de les refendre eux-mêmes avec des
scies à tourner, lesquelles font de deux eípeces : ia premiere est faite commeUne scie à refendre ordinaire, excepté'quelle est plus petite «Sc plus étroite
Planche
XII.
de lame, & qu’un seul ouvrier suffit pour la conduire. ( Fig. 2 ).
L’autre est faite comme la scie à débiter, & d’une grandeur à peu-près égale,excepté que la lame n’a que huit ou neuf lignes de largeur , Sc qu'eile estarrêtée dans deux tourillons de fer, lesquels passent à travers des bras de lascie, Sc ont chacun une ouverture pratiquée à leurs têtes pour pouvoir lestourner à droite ou à gauche, selon qu'on en a besoin.
Il est encore d’autres scies à tourner qui ne diffèrent de celle-ci que parcequelles font plus petites , Sc que leur lame n’a quelquefois que quatre à sixlignes de largeur , asin de pouvoir passer dans toutes fortes de contours,
(Fig. 5,13 Sc 14 ).
Quand le bois est ainsi débité en longueur & largeur convenables à l’ouvrageque son veut faire , on commence par le corroyer , c’est-à-dire, le dresser Sc Planchele dégauchir, le mettre à féquerre ou angle droit, ce qui est la même chose, X11 L& ensuite le mettre de largeur Sc d’épaisseur ; mais avant de parler de la ma-niéré de le faire , il est nécessaire d’entrer dans un détail exact des outilsservants à cet usage, parce qu’il est très-naturel de les connoître avant de s enservir. /
Les outils propres au corroyage du bois, font les varlopes Sc les demi-varlopes,Menuisier . Q
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