Section L Des grandes Croisées, 9 T
Comme toutes ces différentes eípeces de croisées demandent d’être traitées >- . ■ . —
à part, je les diviserai en deux parties. Dans la premiere, j e traiterai de celles ^^^ j Equ on appelle grandes , Sc qui portent des volets ; Sc dans la seconde, de cellesHU on nomme Mansardes , a l'Angloise , à la Françoise , Scc.
Avant d’entrer dans le détail des croisées, il est nécessaire de connoître lespieces dont elles font composées, qui font pour le dormant, les deux battants ,la piece d’appui , la traverse d’en haut, l’imposte s’il y en a une , Sc le montant.
Pour le chaffis à verre , ce font les deux battants, dont l'un est nommébattant de noix , Sc l’autre battant de côte ou meneau , fi c est le chaíïìs àdroite, ou bien d’un battant de noix Sc d’un petit battant nommé communé-ment de gueule de loup ; d’une traverse d’en haut, d’un jet d’eau , de plu-sieurs traverses de petits bois, de petits montants, si les petits bois,font assem-blés à pointes de diamants ; ou d’un grand montant, s’ils íont assemblés àplinthes. Voye^ la PI. XXIII , Fig. 1,2, 3 & 4 , où j’ai dessiné une croiséeavec imposte Sc fans imposte , Sc dont le nom de chaque piece est coté Scécrit à la marge.
Section Premiere.
Des grandes Croisées .
O n doit mettre au rang des grandes croisées toutes celles qui ont depuis =2=2dix pieds jufqu’à douze ou quinze pieds de hauteur, auxquelles pour l’ordinaire f Ê
on met des impostes, afin Je do*-.«coins J® hauteur , par conséquentmoins de lourdeur au chaffis ; ces croisées ont toujours des volets, ou du moins
si l’on n y en met pas, on doit toujours les disposer pour y en avoir.
Les battants de dormants de ces croisées doivent avoir deux pouces neuflignes d’épaisseur , ou deux pouces six lignes , ou deux pouces au moins , íurquatre pouces ou quatre pouces six lignes s’il y a des embrasements, & troispouces s’ii n y en a pas : on doit avoir foin qu’ils défaffleurent la baye d’un quartde pouce au moins ; quelquefois même loríque la baye a beaucoup de largeur ,on orne le pourtour du dormant en dehors d’une moulure, laquelle régné Scvient s’assembler avec le montant de dessus l’imposte.
Ce qui détermine la largeur des battants de dormants , font les deux épais-seurs des volets, plus celle du paneton, lequel sert à porter l’espagnolette,lequel panneton fe trouvant entre les deux feuilles de volets, les empêche defe joindre l’un íur l’autre.
On doit faire à ces battants une feuillure dessus l’arrête de devant de cinq àsix lignes de profondeur, fur six à sept de largeur , laquelle feuillure sert aporter l e volet, Sc on y pousse un congé, ainsi que íìir l’arrête du châssis,asin que les deux ensemble forment un demi-cercle dans lequel entre lamoitiede la fiche.
On doit aussi y creuíer une noix ou rain n re d’une forme circulaire pour re-
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