MENUISIER, I. Pan. Chap. VI.
..— cevoir le châssis, laquelle aura de largeur les deux cinquièmes de f épaisseur de ce
Pl a n c h e même châssis ; on ravalera aussi le champ du battant d environ une ligne depuisXXIV. no ix juíquau congé, afin de faciliterTouverturede la croisée.
Pour ce qui est de leurs assemblages, ainsi que de ceux des pieces d’appuí& des traverses d’en haut, ils se font à tenons Sc enfourchemëíit ; à moins quepar un cas extraordinaire, les traverses d en haut ne soient très-larges, alorson y fait des mortaises. L’épaisseur de ces assemblages doit avoir les deux sep-tièmes de celle du‘battant, ou le tiers au plus. ( Fig . i & z).
Les pieces d’appui doivent avoir depuis trois juíqu’à quatre pouces d’épaiíîeur,selon les différentes maniérés dont {ont faites les feuillures de la baye : cesfeuillures íè font de trois maniérés.
La premiere Sc la plus parfaite, est de laisser faillir la pierre de l’épaissèurde huit a neuf lignes dans la largeur de la feuillure de la baye, Sc de faire unefeuillure íur la piece d’appui de la même largeur & hauteur de ce que la pierreexcede. (Fig. 3).
La seconde maniéré est de faire une feuillure à l’ap pui de pierre qui régnepour la largeur avec cesse de la baye íur un pouce ou environ de profondeur ,íur l’arrête de laquelle on réserve un iistet ou reverdeau , lequel entre dansla piece d’appui ; cette seconde maniéré , quoique plus compliquée que la pre-miere , ssest pas meilleure ; au contraire esse ne íert qu à affoibiir la pieced’appui, Sc par conséquent fexpose à se pourrir plutôt. (Fig. q).
La troisième enfin, est de faire à l’appui de pierre une feuillure comme àla précédente y mais à laquelle on íùpprimeie reverdeau : cette derniere maniéréest la plus vicieuse ; car non-seulement esse affoiblit la piece d’appui, mais aussielle favorise f écoulement des eaux dans fintérieur des appartements. (Fig 5).
Les pieces d’appui doivent affleurer le dormant en parement, Sc les déíàf-fleurer par derriere d un pouce au moins, laquelle faillie passe en enfourche-ment par dessus le battant, & est arrondie : le Iistet qui est entre la feuillurede dessus Sc l’arrondissement, doit être abattu en pente en dehors, afin de faciliter'{'écoulement des eaux ; ce Iistet doit aussi faillir d’environ trois lignes d’aprèsle battant.
La feuillure du dessus doit être peu profonde pour plus de solidité , & n a-oir largeur que depuis le devant du dormant jusqu au devant de jouede l’enfourchement du jet-d’eau : cela donne plus de largeur au Iistet . &empêche que la partie restante de l’enfourchement du jet-d’eau, ne vienneà s’éclatter, ce quelle ne peut faire , puifqu’on la supprime tout-àfait.
Pour l’aiTemblage des pieces d’appui, voyez ce que j’a- dit en parlant des bat-tants de dormants, en observant. que quand le tenon n’ira pas jusqu’au derrierede la noix, de réserver dans l’enfourchement une barbe * pour remp ir le vuide
* On nomme barbe une petite partie saillante, , -rr. 3ii fond de l’arrazement d’on tenon
ou dajn^ènfo^rcheiuenc, laquelle remplit le vuide
que font les rainures dans 1 es assemblages desbattants , íbr-tout quand eiies demeurent debeaucoup ces derniers.
qu’il