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Première partie.
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C h a p, L Sec f» ///. Des Théâtres Allemands.

Théâtres modernes étoit connu dès ce tempsen Allemagne. Quoi qu’il en soit , oncontinua de jouer des Comédies ou desMystères fur des sujets de dévotion , ôtbien-tôt succédèrent les Drames chantants:ce ne fut qu’au commencement du dix-septieme íiecle vers 1625 , que MartinOpitX. & Robert Feld , renouvellerent labonne Comédie en Allemagne , où depuisce temps tous les Princes firent, à l’envi ,construire des salles de Spectacles particu-lières ; mais il n'y a guere qu’à Vienne & àHambourg , où il y ait de Spectacle perma-nent.

^Vê Atre Le Théâtre Anglois fut, ainst que ceUX

^ G iois. dont je viens de parler , long-temps fansavoir de forme constante ; car fous le régnéd’Ëdouârd III, vers le milieu du quatorzièmeIiecle, on ne connoiíïbit que les Vagrandsou vagabonds, que ce Prince chassa, en lescondamnant au fouet & au bannissement,à cause de l’indécence de leurs farces. SousHenri IV, au commencement du quinzièmefiecle , les mêmes défenses furent faites àtous Rimeurs & Joueurs de violon.

Dans le même-temps, c’est-à-dire, vers lafin du quatorzième fiecle, on jouoit des Mys-tères à Londres ; ces Mystères étoient repré-sentés par des Ecoliers du College de SaintPaul & par les Clercs de la principaleEglise.

En 1470 , ils donnerent des pieces Íuí-yies , fous le nom de Moralités ,* & ce nefut que fous Henri VIII qu’on commença àreprésenter des Tragédies & des Comédies,qui, quoique très-împarfaites, annonçoientdéjà les progrès du Théâtre Anglois.

En 1580 ou environ parut Shakefpear ,qui acheva de tirer ce Théâtre de la bar-barie 9 6c le mit en état de le disputer à

ceux des autres Nations de ì’Ëurope j, àmoins relativement aU goût & aux moeurs4 e la Nation pour laquelle il travsdUoìt»

Les Anglois prisent beaucoup q epour le Théâtre; car il y a eu à Londres jus»qu’à dixssept troupes de Comédiens ; & de-puis le régné d’Elifabeth jusqu’en 1641 , ily avoir huit salles de Spectacles, & quelque-fois le double.

L’Histoire du Théâtre Espagnol est à peu 1 - Tuea-ï-îuprès la même que celle des autres Théâtres Espagnol»dont je viens de parler : au fond, ces Histoiresse ressemblent toutes. Des farces, des Mystè-res connus fous le nom àì ^duio-Sacramen^taies , firent le divertissement de la NationEspagnole, jusqu’au temps de Lopès de Vègaôt de Calderone , c’est-à-dire, jusqu’à la fin duseizieme fiecle ; encore dans les entr’actesdes pieces du premier, jouoit-on des inter-mèdes dont le sujet étoit moitié burlesque& moitié dévotion , ce qui revenoit auxJeux de Pois pilés en France.

Cependant , avant ce temps 9 les Espa-gnols avoient des Tragédies; car en í s 3 %on imprima les Tragédies de Fernand Perezd’Oliva, & en iy zz>, la Célestine fut impri-mée à Cordoue. Quoi qu’il en soit, on nepeut vraisemhlablomcnt datoj. que de la fin

du seizieme fiecle pour le renouvellementdu Théâtre Espagnol , époque qui , à peurde chose près, est la même pour tous lesThéâtres modernes de l’Europe.

Je ne parlerai pas ici du local des Théâtresdont je viens d’esquisser l’histoire, parce queje n’ai pas été à portée de me procurer desrenseignements bien sûrs à ce sujet; que bail-leurs ces mêmes Théâtres font de peu de con-séquence , & pour la plupart de mauvaisescopies de ceuxd’Italie, dont je ferai le détailpar la fuite.