54 Traité de la Construction des Théâtres , SCc. I. Part:
puisse arriver , rien ne pourroit empêcher ouPlanche retarder leur sortie, qui, dans ce cas-là, est6. toujours une fuite très-précipitée ( i).
Par la forme ôc la disposition de mon pro-jet, je crois avoir suffisamment pourvu à saconservation ôc à celle des Spectateurs, ainsiqu on fa pu voir jusqu’à présent ôc qu’on le
verra encore mieux, lorsque j’auraí fait íadescription des coupes de ce même projet :si j’ai semblé m’appesantir un peu sur lesprécautions que je recommande si fort, c’estqu elles ont été trop négligées jusqu à présent,à Finstant même de la construction, de nos.Salles de Spectacles.
Plancb*
Section Cinquième.
Description de la coupe de l a Salle prise sur la ligne G, H„
.. La Planche 7 représente la coupe de la
Planche Salle prise en face ôc au nud de savant-scène,7, de maniéré qu’elle passe par saxe d’une des
principales enfilades de Fédifice ; ce qui m’adonné le moyen d en faire voir toutes lesissues.
Au dessous du rez-de-chaussée font descaves ou-souterrains de 14 pieds de hauteurfous clef , lesquels répondent à toutes lespièces de dessus , de maniéré que le plan deces souterrains est exactement le même quecelui du rez-de-chaussée, du moins pour lesformes générales, & aux changements près ,qu’exige la solidité de ía construction.
r Au centre de Fédifice & au niveau du rez-de-cnaurrcc cix re aeiious ou parquet, c'eiv
dire, le souterrain dan» lequel il dcíeeud lors.qu'on veut ôter les banquettes de dessus pourîe faire remonter ensuite au niveau du Théâ-tre : ce dessous a 24 pieds 6 pouces de pro-fondeur & 37 pieds de largeur dans songrand diamètre ; il est disposé en retraite aunud des autres souterrains, afin de procurerun repos au plancher du parquet qui vients’appuyer dessus.
Dans le milieu & au fond de ce dessous, estune porte qui communique avec le dessousdu Théâtre ; ôc les trois autres ouverturespratiquées au-dessous du souterrain duparquet,font des corridors qui tournent au pourtourde ce même souterrain, pour communiqueraux cheminées des contrepoids, qui servent àfaire monter le parquet que je n’ai pas repré-senté ici , asin de laisser voir le devant de1 avant-scène. Au rez-de-chaussée on volt
d’abord la coupe des promenoirs ou galeriesextérieurs, au fond desquels paroissent lesescaliers qui conduisent au premier étage. Enavançant du côté du Théâtre , on volt làcoupe du corridor, dont la Hauteur est diviséepar le plancher de Fentresol , qui est deniveau avec le dessus du premier rang degradins. Au fond du corridor, font les escaliersqui conduisent au corridor du Théâtre : celui-ciest séparé du premier par une grille de fer,au-dessus de laquelle & dans un plan un peuplus avancé, est un mur où son a pratiquéune ouverture en forme d’œil-de-boeuf, quisert à éclairer le corridor d’entresol qssiitermine. En avançant toujours on entre fous le
passage qui conduit autarauet; ce passage a6 pieds 9 pouces de hauteur à ses deux extré-mités , hauteur qui a été bornée par celle despaliers fur lesquels ces passages font prati-qués.
En entrant fous ces passages on volt arez-de-chaussée fescalier qui conduit sur leThéâtre ôc aux loges construites fous le secondrang de gradins j ôc au-dessus du palier quitermine la hauteur du passage, on volt dans lefond Fescalier qui conduit au second rang degradins.
D’après le palier, en avançant au centre deFédifice , on rencontre Fescalier des vomi-toires, lequel est vu en coupe, ainsi que lapartie supérieure du second gradin. L’élévationde cet escalier m’a donné la facilité d’élever lapartie intermédiaire du passage , ce qui lefait paroître moins écrasé & lui procure plusd’air. Au premier étage on voit la coupe des
PlancHí
A
(0 J ^ 1( j £etem °in_de l’essetque la crainte du danger , fans êisneme reel, peut faire stir une multitude. Un jour que j’étoi:la Comédie a tenne où l’ on donnoît le Déserteur , ( c’étoitjî 77 i) comme o aioit e changement pour le cinquième Actune voix s écria :aufeu-nous al i ^ Au même instant teies Spectateurs, fans exaimner s il etoit vrai que le feu fût qu<que part, íê retournent & íe précipitent vers la porte ; & dzEspace de quelques fécondes, le vestibule , l es corridors & ]eícaUo rs de s loges furent remplis de gens effrayés qui s’y prcipitoleitt; les uns fur les autres, au danger d y être écrasés,etouttes ; tant u s étoien£ persuadés que le feu étoit veritablemedans la òalle quoique pas un seul n’eûtvu de feu, M meme seie tunaee» Je tus Mvi-même emporté par la foule, où je ie£
assez Iong-temps pour craindre, non pas d’y être brûlé , puiíqu’íín’y avoit pas de feu , mais d’y être étouffé , ou d’avoir quelquesmembres rompus : enfin, après s’être bien pressés, yeux quiétoient les plus proches de la fille , s’étant assez re™ is £eurfrayeur pour regarder derriere eux, & voyant qu’A "yyavoií pasde feu , y rentrerent & engagerent ceux qui le* precedoient à enfaire autant, ce qu’ils ne firent en partie que forcement, & paresque la porte extérieure avoit été fermée à 1 instant même qu’ons’apperçut de l’émotion des Spectateurs : précaution fort sage, &qui , comme j’en fuis persuadé , à fauve la vie, ou du moins les
membres à une infinité de personnes qui en furent quittes poutla peur. * -