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? Chap. îîî. Sect, V> Description de la còîipè de la Salle, 3 Cc. 5 5
Ssr —-- péristiles, àu fond desquels & au travers deManche ì’arcade des pavillons, on apperçoit la porte,7/j qui donne entrée à l’anti-chambre du chauf-foir. D’après les péristiles, on volt la coupedes corridors des premieres & secondesloges ; celui des premieres est prolongé jus-que derriere le Théâtre, mais il y a une grilleplacée à l’endroit du mur qui sépare la Salled’avec le Théâtre , afin d’empêcher la com-munication de ces deux pièces , comme jel’ai dit plus haut : le corridor des secondesloges ne régné qu’au pourtour de la salle, ôcchacune de ses extrémités est terminée parun balcon qui donne fur le corridor duThéâtre, lequel monte de fond, comme on leverra ci-après.
Le corridor des troisièmes loges régné aupourtour de tout l’édifice ; mais il est fermépar des grilles posés à l’à-plomb de cellesdes autres corridors , ôc pour la même raison :de plus, ce corridor, dans le pourtour du1 Théâtre, est- occupé par des réservoirs, descorps de pompes ôc autres choies nécessairespour remédier aux incendies. Le fol du cor-ridor des troisièmes loges çst im peu élevé,par rapport à elles ; il auroit été à souhaiterqu’il sût plus bas au moins dé 6 pieds ,ce que j’aurois certainement fait , si lasolidité de la construction ne m’avoit pasobligé de faire régner ensemble le sol de cecorridor avec celui des terrasses qui couvrentJes péristiles, afin que les poussées des deuxvoûtes en faisant effort l’une contre l’autre, sesoutiennent mutuellement; de plus,il faut faireattention que trois ouvertures, ou tout au pluscinq , suffisent poiir donner entrée sur lesgradins supérieurs de la colonnade formantles troisièmes loges ; que ces ouvertures n’ontpas besoin d’êtsre très-grandes , ôc qu’ellespeuvent même se fermer, de maniéré qu’onne les puisse pas appercevoir de l’intérieurde la Salle, où elles feroient d’autant plus malque le plafond dans lequel elles font percéesreprésente un ciel.
Ces corridors font éclairés par des portescroisées , qui donnent fur les terrasses despéristiles , & par le moyen defquelles onpasse fur ces dernieres pour prendre l’air dansîa belle saison. Ces terrasses font tout le tourde l’édifice ; mais elles font interceptées parle couronnement des quatre pavillons, dans lapartie supérieure desquels il y a des réser-voirs qui reçoivent les eaux de ces mêmes ter-rasses pour s’en servir au besoin; ce qui n’em-pêche cependant pas qu’on ne puisse commu-niquer de l’une à l’autre quand cela est néces-saire , par le moyen des portes de commu-
nication qui y font observées, comme je l’ai
déjà dit&qu’on le peut voir dans cette coupe- Planché
Au dessus du corridor des troisièmes loges,font pratiquées des terrasses qui ,àl’extéri e ur,font entourées de l’attique qui s’éleve au-dessus à la hauteur de 21 pieds 6 pouces,de maniéré qu’il cache le comble de la Salle,qui a 3 2 pieds 6 pouces d’élévadon, pris dudessus des murs intérieurs de la Salle, fur 1 19pieds de largeur pris de l’extérieur de cesmêmes murs.
Ce comble, quoique fur un plan circu-laire , est composé de cinq Fermes , disposéesparallèlement les unes aux autres, ôc toutessemblables à celle représentée dans cette cou-pe ; à cette différence près quelles diminuentde largeur en raison du rétrécissement du plan tcette charpente est ainsi disposée pour conser-ver davantage de place dans l’intérieur ducomble qui doit servir de magasin pour yplacer les choses dont on ne fait pas conti*nuellement usage.
Ce comble est éclairé par cinq croisées *dont deux de chaque côté & une au fond ;il y a auísi trois portes qui donnent entréefur les terrasses extérieures ; savoir une dechaque côté , ôc une dans le fond, placée au-dessous de la croisée, comme on peut le voisdans la coupe prise sur la longueur del’édifice.
La partie supérieure de ce comble estterminée par une terrasse de 12 pieds delargeur fur yjp pieds 6 pouces de longueur,ce que j’ai observé aux deux combles, pourfaciliter le travail des Ouvriers , fur-toutdans le cas d’un incendie.
Je ne m’étendrai pas ici fur la construc-tion de la charpente de cette partie, parcsque cela me jetteroit dans un trop granddétail ; tout ee que je puis dire, c’est quequoique ce comble soit d’une très - vasteétendue , je n’y ai employé que des boisd’une médiocre grosseur Ôc en moindre quan-tité possible , ôc que je les ai disposés demaniéré qu’ils font tous employés dans lesens de leur plus grande résistance, c’est-a-dire , fur leurs longueurs ; de forte que, vuleurs dispositions, ils se soutiennent mutuel-lement, & ne poussent aucunement au vui de,encore que les murs ôt leurs points d'appuissoyent d’une force suffisante pour soutenirun très-grand effort.
Au-dessus du comble de la Salle s’éleve
le mur de pignon qui la Çép ilte J* avecThéâtre , & qui fov cîcnt comble de cedernier dont la forme est la même quecelui de la Salle z à quelque différence près z