Section L Des Chœurs des Eglises en général, &c. 21$
taine hauteur, ainsi qu’on peut le voir à Notre-Dame, à Saint-Germain - des- sss===Prés , Sc ailleurs. Planche
On n observe plus guere à présent de renfermer ainsi les chœurs, íùr-tout 7dans les grandes Eglises ; il n’y a guere que chez les Moines où cela soit encoreen usage, Sc même néceílaire, par la raison, dit-on, qu il est plus décent qu ilssoient ainsi enfermés; mais je crois que la véritable raison est que les chœursainsi revêtus de menuiserie, sont moins froids, fur-tout pendant la nuit, ce quia donné lieu à cette coutume plutôt que toute autre chose.
Je ne parlerai donc ici de ces lambris que pour indiquer ceux qui ont leplus de réputation, Sc qui font les plus analogues à leur uíàge. L’examenque l’on en fera, secondé d’une parfaite connoistance des vrais principes, étantle meilleur moyen pour acquérir une connoistance parfaite de ces fortes d’ouvra-ges, ainsi que je l ai dit plus haut.
Les stalles étant d’une largeur bornée, il est nécessaire que les compartimentsdes lambris qui font destùs, y soient assujétis ; c’est pourquoi ces derniers font dedeux eípeces ; savoir, ceux dont les panneaux n’ont de largeui que celle desstalles, Sc ceux dont un panneau occupe la largeur de deux stalles, Sc les pilaftres une feule. Ces deux maniérés ont chacune leur avantage, Sc font très-bienlorsqu elles font employées à propos. La premiere est bonne dans un chœurd’une moyenne étendue , Sc dont la hauteur est bornée. La seconde au contrairefait très-bien dans les graùds chœurs, parce que la grande largeur des panneauxautorise à leur donner beaucoup de hauteur. Le lambris du chœur de Notre-Dame de Paris est disposé de cette façon, Sc c’est sans contredit un des plusbeaux que l’on puiíîe voir. >
Il est encore une autre maniéré de disposer les compartiments des lambris deschœurs , qui est d’y mettre des pilastres d’ordres d’Architecture entre chaquepanneau , de forte qu un panneau Sc un pilastre n’occupent que ía largeur dedeux stalles, ainsi qu on l’a fait au chœur des Freres des Chartreux. Cette troi-sième maniéré de décorer les chœurs, tient le milieu entre les deux autres, étantplus grande que la premiere, Sc plus petite que la seconde, où les pilastresont de largeur celle d’une stalle , Sc par conséquent la moitié de celle du pan-neau , ce qui, malgré l’usage, est un peu contre la réglé, cette distributiondonnant des panneaux trop élégants, ou bien des pilastres trop courts, compa-raison faite avec leur largeur.
Les lambris des chœurs d’Eglise sont toujours couronnés d’une cornichemenuiserie, laquelle, pour l'ordinaire, se fait en gorge, ou pour mieux direen Vouíïùre , asin de leur donner plus de faillie. Il faut cependant prendre gardede ne point outrer cette saillie, ainsi qu’on l’a sait au chœur des Chartreux,ou la corniche est d une hauteur, Sc par conséquent d’une saillie démeíùree ,comparaison faite avec i a si auteUr st u l am bri S .
On peut aussi y employer des corniches Sc même des entablements réguliers ,íùr-tout quand le lambris est décoré d’ordres d’Architecture, avec des consoles