Section II. Des Stalles ; leur construction & décoration.
Les museaux s’aísemblent dans les appuis à tenons & mortaises , en observantd’y rallonger une barbe de quinze lignes dessus Sc dessous , laquelle se coupe Planchsd’onglet, ainsi que je l’ai dit plus haut. Il y en a qui coupent le deíses tout-à-fait d’onglet, c’est-à-dire, à pointe de diamant ; mais cela n est pas nécestàire :de plus, ces sortes de coupes ôtent la force de l’aísemblage, Sc coupent les ap-puis presque en deux, ce qui est fort à éviter. Je íài bien qu’on pourroit remé-dier à cet inconvénient en saiíànt un assemblage double, dont il n’y auroit quela joue supérieure qui seroit coupée d’onglet, ce qui conserverait la force de1 appui ; mais cela est inutile ; il vaut beaucoup mieux les faire à l’ordinaire avecun assemblage double , ce qui rend l’ouvrage très-solide. ( Voye^ les Fig. 4 , j7 <2 8 ).
On fait dans le destbus des museaux deux mortaises de trois pouces de longchacune , leíquelles paísent par leur milieu. Il y a des museaux qui n’en ontqu une grande; mais il vaut mieux en mettre deux moyennes. La derniere de cesdeux mortaises doit être placée à environ deux pouces du bout du museau ; onaura sein auísi de faire une rainure entre les deux, pour empêcher la parclose dese tourmenter. L’épaisseur de ces mortaises doit être de huit à dix lignes , asinque les assemblages soient plus solides. ( Voye{ la Fig. 8 ).
Les appuis des stalles, tant du haut que du bas, doivent être élégis en devantselon la pente des dossiers, & on ne doit y faire régner que la moulure infé-rieure du profil du museau, les autres membres venant mourir dans les angles.
L arrete exterieure doit être arrondie , mais cependant moins que celle des mu-seaux ; pour le dessous, il est rainé pour recevoir les dossiers. On aura sein quela joue que l’on réservera en devant pour y pousser la moulure, ne soit point tropforte, parce qu elle nuiroit à ceux qui s’asseoiroient dans les stalles. Les appuis duhaut doivent être rainés en deíses pour recevoir les lambris s’ii y en a ; ou s’il n’yen a pas , on les fait joindre contre la muraille , à moins toutefois que le chœurne seit isolé ; alors , dis-je, on les raine par-derriere en destbus pour recevoir
du lambris, lequel cache Sc soutient le derriere des stalles. Quand les appuisfont ainsi disposés, on y pousse la moulure inférieure du profil des museaux,ainsi qu on le fait en dedans, ce qui s’appeile profiler en plinthe. ( Voye^ la
Fig. 2 ).
Pour les appuis du bas, ils se profilent de même par derriere, Sc on y placeune petite espece de lambris d’appui, lequel forme des armoires, ce qui est fortcommode ; de plus, cet appui sert à tenir les stalles fermes , Sc les empêchede se renverser en arriéré, ce qui arrive par la seite du temps quand il n’y a rienP°ur les soutenir. Cependant il y a bien des chœurs on il n’y a point d’appui
rr *ere les stalles du bas ; mais autant qu’on pourra en mettre, on fera très-bien.qu on a une longue seite de stalles , Sc qu’on n’a pas de bois assez long, onïa * ’ ^ a ppuis a traits de Jupiter , leíquels se placent ser le plat du bois Sc amoitié e iépai{se ur f ainsi que la Fig. 12. Quand les appuis du haut sent dise