Planche
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220 M E N U 1 S I E R, 11. Partie. Chap. IV.
' posés pour recevoir du lambris de hauteur , on les place fur le champ à f endroitde la rainure , afin que la clef se trouve cachée dans cette derniere.
Au bout des stalles , c’est-à-dire, à la derniere, il n y a qu une demi-coníole,&par conséquent qu’un demi-muíèau, lequel semble être adapté contre un au-tre morceau d’appui qui est en retour d’équerre, Sc qui est profilé en plinthe. Cemorceau d’appui est de íìx pouces plus long que le museau, avec lequel il ne faitqu une feule Sc même piece , puisqu ils font pris tous deux dans un même mor-ceau de bois. Ces appuis en retour font plus ou moins larges selon qu’ils ferventà terminer les stalles, soit par les bouts ou par les passages. Dans le dernier cas,quatre pouces à quatre pouces Sc demi de largeur leur suffisent, d après la íàilliedu demi-museau ; c’est pourquoi on peut les faire d’une seule piece, Sc les assem-ble r d’onglet ou en fausse coupe avec l’appui de derriere, Fig. 1 & 2. Si au con-traire les appuis en retour fervent à terminer les stalles par les bouts , on est alorsobligé de les faire d’aííèmblage à bois de fil, Sc d’y rapporter un panneau au mi-lieu , ces fortes d’appuis ayant quelquefois jusqu à dix à douze pouces de largeur,non compris la saillie du demi-museau. ( Voye £ la Fig. 3 ).
Les appuis dont je viens de parler doivent être profilés en plinthe, comme jel’ai dit plus haut, Sc être rainés au pourtour pour recevoir les appuis du côté dudemi-museau. On doit y faire un assemblage pour recevoir la demi-coníole, la-quelle est appliquée fur un côté uni, qui est lui-même assemblé dans la partiede l’appui qui excedele demi-museau. ( Voye £ la Fig. 2. )
En général, le bois tant des appuis que des museaux, doit être très-sec Scd’une qualité ferme, le bois gras ne pouvant pas servir dans cette occasion, à causede la difficulté de le polir; Sc que de plus l'expérience fait aíïèz connoître que l’ex-trémité des coupes venant à bois de travers , font sujettes à s’égrainer ; c’est pour-quoi on ne íàuroit choisir de bois trop plein, fans cependant être dur.
Les patins font des eípeces de plinthes de trois pouces de haut, fur presqueautant d épaisseur, qui fervent de base à tout souvrage ; ils règnent de toute lalongueur des stalles, Sc font aussi rallongés à traits de Jupiter, Sc font rainéspar-dessus pour recevoir les soubassements. A la place de chaque console sontassemblés de petits patins saillants - lesquels ont quatre pouces de longueur, fanscompter la barbe que l’on ralonge par - dessiis pour les faire profiler avec ceuxde derriere. Cette barbe a de longueur la íàillie de la moulure qui est plus oumoins grande, selon le profil que l’on y met, lequel profil régné au pourtourdu pied de la console. Ces petits patins font pouffes à bois de bout ; c’estpourquoi on choisira du bois bien plein pour les faire , afin qu ils ne s’égrai-nent pas ; & pour les pousser plus proprement, on en met plusieurs dans uneentaille , en observant de mettre les plus durs au milieu, avec un morceaude bois à chaque bout pour empêcher les éclats ; Sc chaque petit patin estpercé dune mortaise dans laquelle entre le pied de la console qui y est che-villée,
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