,86 M E N U 1 S I E R, 11. Partie . Chap. IX.
■s=ss=5=5 quant à ce qui est de la maniéré de les joindre Sc de les coller, si ce n’est qu onPlanche ne doit point se servir de sergent pour en faire approcher les joints, parce quequand même ces panneaux feroient peu cintrés, les sergents les font toujourscreuser plus ou moins qu il n est nécessaire, à quoi cependant on remédie enmettant des cales entre le panneau Sc les sergents, qui fe placent toujours ducôté du bouge, ainsi qu’on peut le voir dans la Fig. y , cote a ; mais quelque. précaution que l’on prenne, les cales que l’on est obligé de ferrer ou de lâcher,tourmentent les joints Sc empêchent la colle de prendre ; ou bien quand les pan-neaux font minces, les sergents les font ployer Sc même casier ; c’est pourquoiil vaut beaucoup mieux de faire des entailles que l’on creuse de la même for-me que le panneau, que l’on y serre Sc arrête par le moyen d’un coin. ( [Voye £ la
Fig. 5 9 cote b ).
' Il faut toujours deux de ces entailles au moins pour coller un panneau, Scmême trois pour peu qu’il soit un peu grand ; on doit aussi observer queles mantonnets de ces entailles soient un peu aigus, asin que le panneaune puisse pas s’échapper en le serrant. ( Voy. la Fig. 6).
Je ne saurois dissimuler que cette maniéré est beaucoup plus longue, Scpar conséquent plus coûteuse que la premiere, à cause qu’il faut faire autantd’entailles que l’on a de panneaux de différents cintres; mais ces considéra-tions ne doivent pas entrer en concurrence avec les avantages qui résultentde l’emploi des entailles. Ces mêmes entailles servent aussi à cheviller l’ouvragecintré en plan, ce qui vaut toujours mieux que des sergents, qui font dé-verser les joints, Sc quelquefois casier les traverses cintrées*
§. I. De la maniéré de conjlruire les Colonnes en bois , les Bases & les Cha-pitaux , ainji que les Entablements & les Piedejlaux .
Planche
J03.
Lorsqu’on veut construire une colonne de Menuiserie,on commence parse rendre compte de fa hauteur Sc de son diamètre, asin de pouvoir choisirdes bois d’une largeur & d une épaisseur convenables , ainsi que la Fig. 1 & y.
Quand le diamètre est déterminé , on le divise en six ou huit parties égales ;puis d’après i’épaisseur du bois que l’on veut y employer, prise de l’extrémitéde chaque division, on forme un hexagone ou un octogone, selon la divisionqu on en a faite, sor laquelle division on fait une équerre prise de i’ouverturede sangle du polygone, laquelle sert à donner à chaque morceau la pente quisoi est nécessaire.
Lorsque les colonnes ont des cannelures, ce doit être le nombre de ces der-nieres qui doit déterminer les joints, qu’on aura soin de mettre dans l’angle dunecannelure - asin qu ils soient moins apparents. ( Voye £ la Fig. 8 ). Au milí eUde chaque colonne est placée une piece de bois A , ou axe qui la déborde de