Section 11. §. /. £)e la maniéré de construire le^Co tonnes en bois. 287
chaque bout, laquelle entre dans trois morceaux de bois B , nommés mandrins ,
lesquels font dune même forme que le dedans de la colonne, 8c fur leíbuels í’r^ CHE
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chaque morceau de cette derniere s’appuye & y est chevillé.
Chaque morceau de colonne fe colle à plat-joint avec des languettes rappor-tées íùr le derriere, 8c fe cheville íùr les mandrins, ainsi que je viens de le dire;mais il résulte une difficulté de cette méthode, parce que quand les bois de lacolonne viennent à se retirer chacun fur eux-mêmes, ils trouvent de la résistait-ce de la part du mandrin, íùr-tout du côté du bois de bout, ce qui les fait fen~dre 8c íè décoller. On ne peut obvier à cette difficulté qu en laiílànt environ uneligne de jeu entre le mandrin 8c l’intérieur de la colonne, lequel jeu fe rem-plit avec des cales lors du temps de la construction, 8c on les ôte après , afinde laisser au bois la liberté de fe retirer, ainsi qu on peut le voir dans la Fig. 6,cote B . Le jeu qu on donne au mandrin d’une colonne, n’empêche pas qu onne la cheville dessus, en observant seulement de graisser les chevilles, lesquellesalors ne servent qu’à empêcher le mandrin de se mouvoir lorsqu on vient a tour-ner la colonne.
En général, les colonnes se tournent, mais quelquefois les Menuisiers lesarrondissent eux-mêmes, 8c y font les cannelures selon qu’il est néceíîâire.
La hauteur des colonnes de Menuiserie, est ordinairement entre le deíïùs dela doucie de la base, 8c le dessous de celle de l’astragale , fur-tout quand lescolonnes sent d une certaine grosseur, parce que si on y laiíseit Tastragale 8c lepremier membre de la base, cela exigeroit trop de grosseur de bois, 8c feroiten même temps trop de perte ; de plus, loríque les colonnes sont disposées dela premiere façon, on a plus d’aifance à faire les cannelures , lesquelles alorspeuvent fe faire à 1’outii 8c de toute leur longueur, ainsi qu’on peut le voir dansl a Fig. 2 , cote DD, & dans celle 6, cote B ; au lieu que quand on prendf astragale 8c la doucie de la base dans le me m bois, on est plus gêné, 8c onemployé davantage de bois. ( Voye^ la Fig. 2 , cote CC , 8c celle 6, cote E ).
De plus, les chapitaux 8c les bases peuvent s ajuster aux colonnes ainsi dispo-sées , non à plat-joint, mais à recouvrement intérieur pour plus grande soli-dité , ce qui est égal pour les deux maniérés dont je viens de parler. Voye { lesFig. ci-dessus. Cependant lorsque les colonnes sont d’un petit diamètre , on peuty laisser l’astragale 8c le premier membre de la base, la saillie de ce dernier né-tant pas fort considérable, proportion gardée avec le diamètre, 8c ne faiíànt au-cune eípece de perte loríque les colonnes font diminuées par le bas, ce qui ce-pendant est un vice en Architecture. ( * ) ( Voye^ la Fig . 2, cote C.)
Quand les colonnes sont d’un petit diamètre, ainsi que je viens de le dire, onles colle d une grosseur parallèle d’un bout à l’autre , 8c la diminution se se**-aux dépens de 1 épaisseur du bois ; mais loríque cette diminution est considéra
étrangère au sujet que je traite, lequel st 2 pourobjet que la construction.
) se ue parlerai pas ici de la forme ni desornements des colonnes, cette partie étant