Planche
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464 MENUISIER, III. Part. Chap. I.
f air, lans les priver du jour, ainsi que faiíoient les mantelets Sc les rideaux desCoches.
Les Carroíïes dont je parle , furent d’abord très-simples, tant dans leur déco-ration que dans leur forme, laquelle étoit à peu-près la même que celle desCoches dont j*ai parlé ci-dessus,à l’exceptionque les portières des Carrosses étoientsolides, Sc nexcédoient pas le nud de la Voiture ; èníìsite f usage des glaces étantdevenu plus commun - on en mit non-íèulement aux portières, mais encore audevant de la voiture Sc aux deux côtés, comme je l’ai déja dit. Quant à leurforme, malgré les changements qu on y a faits de temps en temps, elle a tou-jours tenu de celle des Coches, ainsi qu’on peut le voir dans la Fig. r , la-quelle représente lelévation d’un côté d un ancien Carrosse (*), dont la por-tière redescend en contre - bas des brancards de côté d’environ sept pouces,ce qui forme ce quon appelle les brisements de la voiture , fous lesquels onplace les reílòrts des soupentes.
Ces Carroíïes étoient très-grands Sc très-íolides, Sc étoient revêtus de cuirau-dessus de f appui, aux endroits qui étoient fermés ; leur largeur de côté à laceinture étoit de sept pieds, Sc de huit pieds par le haut ; ces mêmes côtésétoient droits fur la hauteur , Sc étoient feulement inclinés d’un pouce de chaquecôté, depuis le pavillon juíqu’à la ceinture.
Leur largeur étoit d’environ quatre pieds au brancard , de quatre pieds quatrepouces à la ceinture , Sc de quatre pieds six pouces au pavillon ; les deux boutsétoient cintrés en S, Sc leurs angles recouverts de groíïès consoles, dont lapartie supérieure étoit terminée à la ceinture , Sc la partie inférieure au-deíïusdu brancard, lequel excédoit le nud de la voiture d-environ neuf à douze pou-ces , afin de pouvoir donner plus de portée au reíïort.
Quant à la hauteur de la portière, elle étoit de cinq pieds neuf pouces aumoins, afin qu’il restât environ cinq pieds du destous de la frisure du pavillonjufquau-dessus du brancard, lequel passe droit dans fintérieur de la voiture,ainsi que f indique la ligne ab.
Pour le plan de ces voitures , c étoit à peu-près le même que celles dont onfait usage à présent, ainsi qu on peut le voir dans la Fig. 1 , à f exception qu rifalloit de doubles battants dans fintérieur du brancard, afin de suppléer au dé-faut des battants extérieurs de brancard , lesquels étoient non-íèulement coupéspar f ouverture de la portière, mais encore par les deux renfoncements d’unéforme circulaire , qui defcendoit juíqu’au niveau de f ouverture de la por-tière , Sc dans lesquels on plaçoit les marche-pieds avant de fermer cette
(*) Comme il m’a été impossible de trouverdes Carrosses de la seconde espece, c’est-à-dire,de ceux qui ont immédiatement succédé auxCoches, soit en exécution soit en dessin, je nepropose ce que je dis à ce sujet, que comme
une conjecture d’autant plus vraisemblable, quela Voiture qui est représentée ici, & qui a servisur la fin du régné de Louis XIVtient encorede la forme des Coches.
derniere.