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ART
D U
M E N U I S I E
Par M. Roubo le fils , Maître- Menuisier.
TROISIEME PARTIE
I l me reste à traiter dans cette troisième Partie de mon Ouvrage , de laMenuiserie des Voitures ou des Carrosses, ce qui est la même chose, de la Menui-serie en Meubles & de la Menuiserie de rapport, autrement dite Ebénisterieou Marqueterie. Ces trois eípeces de Menuiseries font non-seulement distinctesles unes des autres, tant pour les différents objets auxquels on les applique ,que pour certaines maniérés d opérer qui íònt propres à chacune d’elies ; maisencore elles íbnt tout-à-fait étrangères à la Menuiserie de bâtiment, dont ladescription a fait sobjet des deux premieres Parties déja faites.
Ce n’est pas, qu'au fond, les principes généraux de théorie Sc de pratiquene soient les mêmes à toutes les eípeces de Menuiseries, ce qui est incontesta-ble 1 du moins pour le général ; mais comme les Ouvriers se íbnt attachésselon leur goût à chacune des différentes especes de Menuiserie, sexpérience& l’habitude leur ont fourni des moyens de procéder à Inexécution de leursouvrages, tout différents les uns des autres; de forte que les Ouvriers d'uneespece de Menuiserie, ne sent guere en état de travailler que dans la partiequ ils ont embrassée ; Sc que s’ils vouloient travailler à une autre partie, il fau-droit qu’ils en fissent une eípece d’apprentistàge, pour pouvoir se mettre enétat de le faire avec sûreté.
fse plus, les principes de la Menuiserie de bâtiment sent, à peu-près,toujours les mêmes , du moins pour ce qui a rapport à la théorie de la déco-ration , sexpérience y faiíànt voir peu de changement dans un assez long espacede temps ; ce qui n est pas de même dans les trois eípeces de Menuiserie dontje vais parler, puiíque les ouvrages qui en dépendent sent sejets à des change-Menuisier. III. Pan. Zzzzz