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Section I. §. I. Des anciens Meubles en général,
s appartenu à Dagobert , représenté dans la Figure premiere de cette Plan-che ( * ).
Après le Siège représenté dans ìa Figure y , je ne connois pas d’autreMonument où on puiíse trouver de modelés des Sièges qui ont succédé à ceux-*ci jusqu à environ l’an 1600, où on trouve distinctement diverses especes deSièges à peu-près semblables à ceux dont nous saisons uíàge à présent- telssiue sent les Fauteuils, les Chaises ou Chaires, ( ce qui cependant s’entendoitplutôt d’un Fauteuil que dune Chaise, ) les Tabourets Sc les Ployants. On n’eífcP a s certain de l’origine de tous ces différents Sièges ; tout ce qu’on peut conjec-turer , c’est qu’ils furent d’abord de simples Ployants, tels que les Fìg. 1 & 3 *lesquels étoient à fustige de tout le monde seus la premiere Race de nos Rois,^ui, dit-on, rendoient la Justice dans des Sièges fans dos ni accotoirs , asin de lesfaire ressouvenir qu ils dévoient une Justice prompte & égale à tous.
Petit à petit on a cherché à rendre les Sièges plus commodes, en y ajoutanedes accotoirs Sc un doíïïer très-bas, comme dans ia Fìg, 4, puis un grand dostìetc °rnme dans la Fìg. y ; enfin on a sepprimé la forme creuse du siège, laquellee toit peu commode, pour y en substituer une droite Sc même bombée, par le^oyen des garnitures de crin Sc de bourre, Sc même déplumé qu on y a ajouteP°ur les rendre plus doux Sc commodes.
Quant aux autres Meubles de nos ancêtres, on n en a aucune connoìstànce ;^ais il est à croire qu ils étoient d’abord très-simples Sc en petit nombre ; Sc que^ene futguere que seus le régné de François I, le Pere Sc le Restaurateur desArts cn France , qu’on vît paroître ces belles Tables, ces Armoires, Sc ser-toutc es Bureaux d’Ebénisterie , ( Art nouveau du moins pour notre pays, qui le
.j (*) Dans une Ordonnance rendue par le RoiJean II, vers l’an 13 jy, au sujet des voyages deCe Prince, il est dit qu’il lui fera fourni par les| ar ticuliers , outre les Tables & Tréteaux , desformes, espece de sièges dont le nom est resté auxsièges ou Stalles des Chœurs d’Eglise. Ces Sièges°ti Formes étoient plus grands que les Fau-fils ordinaires; c’est tout ce qu’en dit du Cange^ a ns son Glossaire , au mot Forme.
H est aussi remarqué, dans les Recherches des^ n tiquités de Paris , de Sauvai, en parlant desMeubles du quatorzième siecle, que les Sié-^ mêmes de chez le Roi, étoient des Escabeìles,Bancs ( comme les Figures r 6c 2 , de la Plan-7 e 22; ). des Formes 6c des Tréteaux ; & qu’il?y avoit que la Reine qui eût des Chaises de.°ìs ployantes, ôc garnies de cuir vermeil Sc denanges de foie attachées avec des clous dorés ;^ais il n’est pas parlé de leurs formes ; tout ce^°n en peut conjecturer, c’est que tous cesjfférents Sièges étoient de bois en entier, &Ql sse forme à peu-près semblable à celle qu’ils? nt Présentement, du moins pour les Bancs &es Escabeìles , qui ne pouvoient servir qu’à unefaonne, ainsi que les Tabourets , qui ne diffé-ré ces dernieres, qu’en ce que leur siège estSî^ brosse, & que leurs pieds font perpendi-aires - au lieu que ceux des Escabeìles étoient
Menujsier , I1L Part,. II, Se cl.
évasés, ainsi que le font encore ceux des BancsjQuant aux Tréteaux , ce pouvoir être quelquesSièges peu différents des Bancs, peut être parcsqu’ils n’avoient pas de dossier, & étoient plusétroits de siège, quoiqu’ils fuffent, ainsi que cesderniers, d une longueur capable de recevoirplusieurs personnes.
Cette supposition est d’autant plus vraisem-blable , que dans les anciens Chapitres & lesEcoles, revêtus de Menuiserie ancienne, on ap-pelle du nom de Banc , tous les Sièges placés aupourtour : norn qui leur a été donné lors de leurconstruction, & qui leur est resté jusqu’à présent.
On n’est pas plus instruit fur la forme des Eiiâde ce siecle , & de ceux qui Font précédé ; ilest seulement parlé dans le même Ouvrage ( Sau-vai, Tome II, Liv . VII, page 179, ) des Couchesqui avoìent quelquefois r 2 pieds de long fur nde large , ( ce qui devoit être suffisant pour cou-cher toute une famille,) & des Couchettes quin’avoient que 6 pieds de long, ainsi que nos Litsordinaires , auxquels ce nom est resté. Le nom-bre des autres Meubles se réduit à peu de chose ,puisqu’il n ? en est fait aucune mention nulle part,si ee n’est des Dressoirs ou Buffets, ou on mettoicla vaisselle & le vin du Roi renfermé dans uneoutre de cuir. Mè. de Lit.Tom, XVI, pag, 22 g,
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