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[Troisième partie. Première et seconde section.]
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6z8 MENUISIER , IIL Part. Secl. IL Chap. FL

donné des principes élémentaires dans la seconde Partie de cet Ouvrage, aucommencement de P Art du Trait ; c est pourquoi jai cru nécessaire, pour être sla portée de tous, de faire toutes les démonstrations qui mont paru conve'nables pour épargner le temps de ceux qui nauroient pas celui dacquérir dautreconnoissance que celle de la pratique, laquelle, pour peu qu elle soit rationnée jiest à peu-près suffisante dans la partie dont je traite (*).

De plus j les Menuisiers en Chaises ne prennent pas toutes les précautions queje recommande ici, pour tracer soit le plan ou lélévation de leurs ouvrages fqu ils ne font que refendre le plus juste possible, Sc quiis assemblent fans lescorroyer, pour les chantourner ensuite après avoir été alîèmblés, en quoi ils fontfort mal ; mais enfin cest leur coutume, Sc ils ne sen déferont pas aisé-ment.

La commodité est ce qu on doit le plus rechercher lorsquon détermine laforme des bras des Fauteuils, ou de tous autres Sièges l'on fait uíàge de cesderniers ; cest pourquoi avant de rien arrêter, tant pour leur forme que pour lahauteur des consoles qui les soutiennent, il faut dabord se rendre compte de lamaniéré dont le Siège sera garni, de íà hauteur, de la forme de son plan, Sc dela plus ou moins grande inclinaison de son dossier , asin que de quelque maniersqu il soit disposé, la personne qui est assise dedans ait les bras commodémentappuyés deíïus les bras ou accoudoirs, dont le deíïus doit être un peu creux ,baiíïèr sor le devant denviron un demi-pouce, comme je lai observé aux Fig,i & 3 , cette inégalité de hauteur est indiquée par des lignes ab Sc c d.

La longueur des bras des Fauteuils ordinaires, doit être denviron un pied ;c est pourquoi à ceux qui sont cintrés en plan, il faut diminuer cette longueurde ce que le dossier a de creux, comme je lai observé à la Fig. z , laquelsoreprésente un bras de Fauteuil en cabriolet, dont le plan est représenté Fig . 4 *La grosseur des bras de Fauteuils varie depuis un pouce jusquà un pouce $demi ou même deux pouces, selon quils sont ornés Sc garnis détosse , ce q llíso fait de deux maniérés différentes ; savoir , des garnitures adhérentes aux bra-que les Tapissiers nomment Manchettes , Fig. 3 , Sc celle de rapport, Fig í

(*) Ce que f avance ici semble être une con-tradiction de ce que jai dit jusquà présent danstoute la fuite de cet Ouvrage , jai toujoursrecommandé la connoissance, du moins élémen-taire, de toutes les Sciences qui peuvent con-courir à former ou à perfectionner la théorie desOuvriers, comme étant essentiellement néces-saire ; ce qui , en général , est très-vrai pourtoutes les efpeces de Menuiseries, fur-tout pourcelle dassemblage & pour celle des Voitures ;lesquelles Menuiseries étant composées de par-ties courbes Sc gauches , avec bâtis Sc pan-neaux , ont besoin, pour être traitées avecsuccès , de toutes les ressources dune théorielumineuse , & fondée sur des principes aussiconstants que ceux de la Géométrie & de la.Stéréotomie, Mais comme la Menuiserie dont

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il est îci question ria point de panneaux, n's)^que des bâtis dune très - médiocre large? 1épaisseur, on peut ne pas exiger à la rig??^sdes Ouvriers qui travaillent à cette parti? ^la Menuiserie , les mêmes connoissances ^pour les autres parties ; quoique sils les aC í? os ieroient, ils ne feroient que très-bien; une th^raisonnée étant toujours préférable à la Pla plus consommée , qui na souventcoutume pour guide : cest pourquoi maW ít e£que je dis ici, je ne cesserai jamais de* c0P -les jeunes gens de travailler à acquérir , mje snoissances, lesquelles, en joignant lag f ?Lftioi 1 'futile, les mettent dans le cas de p e |,ner leurs ouvrages, & den accélérer 1 etion, ce qui est un double avantage.

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