Section L Description des Lits à la Françoise , êCc. 669l’assemblage du dossier, Sc l’autre le même pied vu par devant. Comme ces piedsfont éiégis, on ne les prend pas dans des morceaux différents, ce qui feroit Pí-anchetrop de perte ; mais on les prend dans un seul morceau, qu on tient d’environ 2 ^'l8 pouces plus long qu’ii ne saut, pour réserver la partie pleine de sautre pied& le p adage de la scie, avec laquelle on ne les refend qu’après les avoir tournés,ce qui ne pourroit être autrement, puiíque le centre qui est au milieu de lapiece feroit emporté. Voye^ laFig, 9 , qui représente les deux pieds de derrierediíposés de cette maniéré.
Les Lits se montent ordinairement à vis, lesquelles passent au travers du piedpour venir joindre leur écrou, qui est placé dans le pan, au milieu de fa largeur,ainsi que le représentent les Fig. 10 & 11, qui montrent la coupe du pan Sc laplace de l’écrou, qu’on place dedans de la maniéré suivante :
On commence par percer le pied au milieu de sassemblage, avec une meched’une grosseur convenable, cest-à-dire, de 5 à 6 lignes de diamètre ; ensuiteon assemble le pan dans le pied, Sc on le perce à la profondeur de 7 à 8pouces au moins, avec la même meche, en la paíîànt par le trou qui est sait aupied ; ce qui étant fait, on déíàísemble le pan, Sc à 3 pouces environ de l’arra-sement, on y perce une petite mortaise à bois de travers de la largeur Sc def épaisseur de l’écrou, en observant de ne la pas faire descendre plus profondqu’il ne faut, pour que l’écrou se trouve vis-à-vis le trou percé dans le pan ,parce que si elle étoit plus profonde, l’écrou, quelque juste qu’il fût placé ,pourroit retomber au fond de la mortaise, Sc par conséquent ne pourroit plusrecevoir la vis loríqu’on voudroit remonter le Lit : ioríqu’on a percé cette mor-taise , on y ajuste l’écrou, Sc on y fait enirer la vis pour voir si elle tourne aisé-ment ; ce qui étant fait, on assure l’écrou des deux côtés, supposé qu’il y ait unpeu de jeu ( ce qu’il faut cependant éviter le plus qu’ii sera possible ) ; ensuiteun bouche le devant de la mortaise avec un coin à colle, qu’on met ordinairementa bois de bout, pour plus de solidité. Voyelles Fig. io, n, 12, rz <9 iq;dt comme il arrive quelquefois que le trou ou tarau de l’écrou n’est pas percéperpendiculairement à fa surface, ce qui le fait pencher de coté, dans ce cas, ilfaut alors y faire attention ; Sc avant de percer la mortaise , on place la vis sur lepan au-deíîùs du trou ; Sc alors l’écrou étant en place, c’est-à-dire, avec laVis, on frappe un coup de marteau fur l’écrou, lequel, en s’imprimant íùr lebois, marque au juste l’inclinaison de la mortaise.
On ne met des vis qu’aux assemblages des pans ; pour ce qui est des traverses,
°n les chevdse - ce qui est mieux que d’y mettre des vis, leíquelles deviennentfutiles íùr-tout aux pieds de derriere, qui sent chevillés avec le dossier, qui,Ordinairement, a 10 a 12 pouces de largeur, Sc a par conséquent deux tenons.L’assemblage des pans Sc des traverses des Lits, se fait ordinairement simple,milieu duquel on fait passer la vis ; mais je crois que malgré l’usage, loríquebois des pans Sc des traverses aura environ 2 pouces d’épaisseur, on feroit très-