Sect. IL Description des Commodes de toutes fortes , ôGc. 759
suffire j après ce que j’en ai dit ci-devant, en parlant des autres Meubles, dont la ....
construction est peu différente de ceux dont je parle. Planche
L’abattant ou tablette d’appui se place de maniéré que quand il est abaissé,le deísos soit à 26 pouces de hauteur ; & on doit le diípoíèr de façon que quandii est ouvert, il vienne joindre le desibus du {èrre-papiers , qui lui sert depoint d’appui, qui, s’il n’est pas suffisant pour soutenir le poids de 1 abattant, ensoulage cependant beaucoup la ferrure. Voy . la Fig.y, on j’ai marqué plus en grandla coupe de rabattant tant ouvert que fermé, ainíi que la coupe de la cymaise,laquelle est fouillée intérieurement pour faciliter la révolution de rabattant,
Sc qui sert en même temps de devant à la cave de dessous le scrre-papiers.
L’abattant roule sor deux axes ou pivots placés aux points a, a , Fig. j& 8 , Sc sont retenus par des tirants de fer placés aux deux côtés , comme auxautres Secrétaires ; cependant je crois qu’on pourroit s'en passer, en plaçant auxdeux côtés de labattant des équerres de fer c 9 d 9 e 9 Fig . 7, dont la branchesaillante , lorsque l’abattant seroit ouvert, viendroit s’appuyer contre les côtésdu serre-papiers, ou, pour mieux dire , en dessous, dans des ravalements prati-qués à cet effet, Sc qui, lorsqu il seroit fermé, se trouveroient cachés der-rière le pied ou montant du bâtis, ce que j’ai indiqué par les arcs ponctuésefSc cg .
Les Secrétaires en forme d’Armoire sont fort à la mode à présent ; on en faitde très-grands & dune décoration très-riche, tant pour le choix de la matière quepour les ornements qu on y ajoute. Mais de quelque maniéré qu’ils soient faits,ils ne sortent guere de la forme sous laquelle je les ai représentés ici, ce qui estla même chose qu aux autres eípeces de Meubles, dont la description a faitf objet de cette Partie de mon Ouvrage; ayant toujours eu plus d’égardà la forme& à la bonne construction de chacun d'eux ( relativement à leurs différentsusages ), qu a leur décoration, qui, comme je lai déja dit, est assez arbitraireSc susceptible de beaucoup de changements ; c’est pourquoi je n ai pas donné ungrand nombre d’exemples de ces différentes décorations, me contentant decelles qui mont paru absolument néceíîàires pour instruire les Menuisiers, Scpour laisser à la postérité un tableau raccourci des uíàges Sc du luxe de notresiecle. Au reste, quelque soin que j’aie pris pour rendre la description desMeubles la plus succincte qu’il m’a été possible, je n’ai pas pu faire autrementque de passer beaucoup au-delà des bornes que je m’étois prescrites au commen-cement , non - seulement de tout mon Ouvrage, mais même de cette Partie,laquelle est devenue très-considérable, vu la grande quantité des objets qui yfont détaillés ; de sorte que, fans m’être trop étendu fur chacun deux en parti-culier , Sc après avoir, autant que je f ai pu, généralise les préceptes Sc les dé-monstrations , fans cependant faire tort à l’Ouvrage, j’ai été obligé, non pas del’augmenter, mais de le faire beaucoup plus considérable que je ne me l’étoisMenuisier , IIL Paru IL Secl ; H 9